Macron va mal, la France (un peu) mieux

Robert Jules, directeur adjoint de la rédaction
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Macron recule a nouveau dans un sondage ifop-fiducial
Philippe Wojazer

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Macron recule a nouveau dans un sondage ifop-fiducial
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Une majorité de Français n'apprécient pas leur Président. En mars, ils étaient 70 % à avoir une mauvaise (dont 38 % une très mauvaise) opinion d'Emmanuel Macron (1). Même s'il n'est pas responsable du mauvais temps, les sondés n'apprécient pas l'action menée par le jeune dirigeant ni sa personnalité. La persistance du mouvement des « gilets jaunes » qui, samedi après samedi, manifestent pour demander la démission du Président en témoigne. Or, paradoxalement, ce jugement négatif contraste avec les indicateurs économiques qui n'entérinent pas l'idée d'une perte du pouvoir d'achat, qui avait justifié le déclenchement de ce mouvement inédit, après la hausse de la taxe carbone sur les carburants décidée par le gouvernement.
Ainsi, le marché du travail s'améliore, avec un taux de chômage de 8,8 %, son plus bas niveau depuis dix ans. Quant à l'inflation, elle tourne autour de 1 %. Par ailleurs, le taux de pauvreté - dont le seuil correspond à 60 % du niveau de vie médian - en France, compte parmi les plus bas de l'Union européenne, même s'il touche 8,8 millions de personnes. Après avoir reculé continûment à partir de 2011, il s'affichait selon l'Insee, à 13,3 % en 2016, contre 16,1 % en Allemagne, 17,1 % au Royaume Uni, 21,6 % en Espagne, 20,3 % en Italie, et 16,9 % en moyenne dans l'UE. Cette amélioration de la conjoncture est de nature à améliorer les revenus des ménages et donc la croissance.
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En outre, les 10 milliards d'euros concédés par le Président au mouvement des « gilets jaunes » en décembre en faveur des foyers les plus modestes ont également contribué à soutenir la consommation, et donc l'activité. « Comme les prestations sociales représentent 36 % du revenu disponible brut des ménages, indique Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo BHF, le gain en pouvoir d'achat au premier trimestre 2019 sera de 1 % sur un an ». L'expert rappelle que, au quatrième trimestre de 2018, au plus fort de la contestation, ce pouvoir d'achat s'était apprécié avec la réduction de 1,9 % des cotisations sociales et des impôts.
Robert Jules, directeur adjoint de la rédaction