• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Un an de crise vu par les patrons des grandes entreprises françaises

Jean-Philippe Bouilloud et Aude Montlahuc-Vannod (*)

Publié le 31 mars 2021 à 08:23

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Dans une série de témoignages, les dirigeants, surpris par la violence de la crise mais aussi par les capacités d’adaptation de leurs équipes, déclarent notamment qu’ils sont devenus plus humbles. Par Jean-Philippe Bouilloud, ESCP Business School et Aude Montlahuc-Vannod, ESCP Business School (*)

De nombreux travaux commencent à émerger sur l'impact de la crise liée à la Covid sur les différents aspects du télétravail, de la précarité ou des risques psychosociaux en entreprise et dans la société. Mais peu de travaux jusqu'à présent ont porté sur le vécu de cette crise par les chefs d'entreprise : c'est toute l'originalité des témoignages que nous avons collectés depuis un an sur cet épisode éprouvant auprès de 43 dirigeants (28 grandes entreprises, 15 entreprises de taille intermédiaire) dans un vaste éventail de secteurs.

Ce projet, initié et porté par la société Perles d'Histoire, s'est développé avec quatre partenaires : les Archives nationales du monde du travail (ANMT), partenaire scientifique et destinataire des entretiens collectés ; l'Observatoire B2V des Mémoires et KPMG, mécènes ; et ESCP pour la partie académique. Perçus comme un « bien commun » par les différents partenaires du projet, ces témoignages ont vocation à être en libre accès auprès des ANMT, où elles seront accessibles à tous à partir d'avril 2021.

Les entretiens abordent plusieurs grands thèmes : premières réactions face à la pandémie ; mesures mises en place ; enseignements de la crise ; et changements qui semblent durables.

Des dirigeants plus humbles

Avant que la crise n'éclate, les entreprises étaient préparées à affronter des risques « prévisibles », qui peuvent aller de la catastrophe industrielle à la crise politique majeure, la crise financière, l'attaque terroriste ou la cyberattaque.

Les organisations avaient des procédures de gestion de crise bien rodées. Mais elles n'étaient pas prêtes au scénario d'une pandémie qui affecte à la fois tous les collaborateurs dans le monde entier et toute la chaîne de valeur de l'organisation, en se doublant souvent d'une crise économique liée à une baisse de l'activité.

Comme le rappelle un dirigeant :

« En trois jours, du fait de la fermeture des écoles et des entreprises, on a perdu 60 % de notre chiffre d'affaires. On s'est rendu alors compte de la violence de la crise. »

La Covid-19 ne constitue donc pas un « imprévu prévisible », mais un « imprévu imprévisible », pour lequel il n'y avait pas, ou presque, de feuille de route, et qui n'était dans « aucune cartographie ».

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

D'où un sentiment qui émerge dans de nombreux cas d'une nécessaire humilité, car cette crise semble avoir balayé tout sentiment de toute-puissance.

Un interviewé le reconnaît :

« Pour les dirigeants qui sont souventpeoplelisésou « starisés », je trouve qu'on parle trop des personnes plutôt que des entreprises elles-mêmes, surtout au niveau du CAC 40. Or, les personnes peuvent être remplacées d'un instant à l'autre. La crise permet de changer cette perception ; la vanité crée en effet une tension terrible. A contrario, l'humilité permet une approche plus décontractée. »

De nombreux dirigeants témoignent d'ailleurs de leur étonnement positif face à la capacité d'auto-organisation et d'innovation dont ont fait preuve leurs équipes.

Sentiment de fierté

Un dirigeant explique ainsi les bénéfices à retirer de l'année écoulée :

« Il y a beaucoup d'idées à tirer d'une expérience de crise comme celle-là. De très bonnes choses ont été faites et il y en a eu de moins bonnes sur lesquelles on est passé à côté. Tout cela pourra être utile pour gérer une nouvelle crise d'ampleur. »

Plusieurs dirigeants ont notamment évoqué l'importance du digital, qui a « permis de réagir à la crise », en facilitant le télétravail et le maintien de la relation avec les clients. Sont évoquées aussi la fonction RH (ressources humaines) et de bonnes relations personnelles entre la direction et les parties prenantes (équipes dirigeantes, syndicats, etc).

Enfin, un grand sentiment de fierté des dirigeants apparaît concernant la résilience de leur organisation, l'adaptabilité des équipes, l'implication et la solidarité de tous. Sentiment dont tous semblent agréablement surpris - mais il est vrai que l'histoire n'est pas finie, tant sur le plan de l'activité, souvent malmenée, que du fonctionnement des organisations, qui restent aujourd'hui sous tension.

La crise a été parfois l'occasion de repenser les structures d'encadrement intermédiaires : a-t-on encore besoin de tous les niveaux hiérarchiques que l'on avait avant, si l'auto-organisation et la délégation large s'avèrent durablement efficaces ? Cela a installé, comme on pouvait le prévoir, un découplage entre le contenu, les lieux et les horaires de travail.

La vieille tradition qui associait le travail à des horaires fixes (sujets d'âpres négociations au cours du XXe siècle en France), et des lieux assignés, a volé en éclat, au point que de nombreuses entreprises envisagent de pérenniser certains des dispositifs mis en place pendant la crise.

Une vision plus nuancée de la mondialisation

Plus surprenant, la crise semble avoir modifié profondément le rapport au temps. Cette crise a eu un effet d'accélération, et a obligé à des choix que l'on laissait en suspens ou qui étaient bloqués depuis longtemps, en matière de montée en puissance du télétravail, de relations clients, de stratégie produits ou d'évolution des sites de production. Cela a poussé les organisations à mettre rapidement en œuvre des transformations qui étaient dans l'air, et que la situation sanitaire a rendues nécessaires et possibles.

La crise a enfin changé la perception des dirigeants sur les enjeux de la mondialisation. Pendant longtemps, elle a généralement été vue comme une source majeure d'opportunité et de croissance. Les inconvénients de l'externalisation de la chaîne de valeur par la sous-traitance dans des pays à bas coûts ont certes été soulignés dès les années 1960 (perte de savoir-faire, émergence de concurrents futurs, diminution des emplois dans les pays développés, etc.), mais ils semblaient secondaires par rapport aux bénéfices financiers engendrés à court terme.

Un dirigeant témoigne de ce bouleversement :

« Il faut désormais tenir compte de la place de l'homme et de la planète. À mon avis, on va passer une nouvelle étape, une nouvelle dimension qui intègrera notamment la prise de conscience environnementale. »

Une vision beaucoup plus complexe et nuancée de la mondialisation apparaît donc dans ces témoignages. Un sentiment de responsabilité collective, voire de culpabilité rétrospective, se dégage des entretiens : non seulement on se préoccupe des collaborateurs et de leur bien-être, mais on cherche aussi à protéger toute la chaîne de valeur, des clients aux fournisseurs, tout en redoublant d'attention sur les impacts sociétaux et environnementaux de l'activité.

The Conversation ____

(*) Par Jean-Philippe Bouilloud, Professeur d'organisation et de sociologie des sciences, ESCP Business School et Aude Montlahuc-Vannod, Doctorante, chargée de cours : pratiques de conseil en organisation, ESCP Business School

À lire également

  • Le moral des chefs d'entreprise retrouvait des couleurs juste avant le reconfinement
  • Divisés sur la gestion de la crise, les chefs d'entreprise retrouvent un peu le moral
  • La seconde vague fait plonger le moral des chefs d'entreprise

Ce travail collaboratif a mobilisé principalement Pauline Le Clere, Arnaud Le Clere, Valérie Marchal et Charlotte Lacombe pour Perles d'Histoire ; Anne-Claire Bourgeon pour les ANMT ; Sandra Carpentier pour B2V ; Emmanuel Le Clere, Clément Boisseau et Gaëlle Mercier pour KPMG ; Aude Montlahuc-Vannod, Gilles Gouteux et Jean‑Philippe Bouilloud pour ESCP ; ainsi que les dirigeants de ces institutions.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Jean-Philippe Bouilloud et Aude Montlahuc-Vannod (*)

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats