En juin 2019, le CHU de Rennes annonçait avoir choisi l’éditeur de logiciels de santé Enovacom pour le développement et la distribution du projet eHop. En centralisant les données médicales et en permettant leur partage sécurisé entre établissements de santé, cette infrastructure numérique préfigure la médecine prédictive.Conçue par l'équipe « Données massives en santé » de l'unité Inserm LTSI (Laboratoire du traitement du signal et de l'image) du centre hospitalier universitaire de Rennes, pilotée par le professeur Marc Cuggia, spécialiste de l'informatique médicale et de la biostatistique, la plateforme eHop vise à optimiser le parcours de soins du patient en facilitant le travail des professionnels de la santé et des chercheurs. Cet entrepôt numérique, qui permet le croisement, le traitement et l'analyse des données de santé collectées après consultation et résultat d'examens médicaux, est d'ores et déjà utilisé par les CHU de Brest, Angers, Tours, Nantes et Orléans, via le GCS Hugo (Groupement de coopération sanitaire des hôpitaux universitaires du Grand Ouest). En 2020, le démarrage de six autres sites est prévu, principalement dans le nord et l'est de la France.
Valorisation des données médicales et industrialisation
Ce passage d'un prototype testé initialement au CHU de Rennes à une exploitation plus industrielle, à l'échelle d'un territoire et de plusieurs établissements de santé, a été rendu possible par un partenariat avec Enovacom. Le CHU de Rennes, qui à lui seul compile plus de 27 millions de documents pour plus de 1,2 million de patients, souhaitait « depuis 2016 pouvoir s'appuyer sur un industriel pour commercialiser et industrialiser la solution eHop », précise François Decourcelle, directeur adjoint de l'innovation au sein de cette société éditrice de logiciels dédiés au monde de la santé, filiale d'Orange Business Services.
Vainqueur de l'appel d'offres, « Enovacom est chargé de la distribution, du déploiement et du maintien en conditions opérationnelles de la solution ». La société assure également toute la partie de l'intégration des données dans l'entrepôt eHop, qui consiste à installer les entrepôts des différents établissements et à gérer les flux. Quant aux investissements consentis par les établissements de santé, ils portent sur l'acquisition des licences logicielles de la solution eHop, mais également sur les coûts de structuration du centre de données cliniques.