Le fabricant d’équipements de bureaux Clen (Classement par Elément Normalisé) construira en 2022 une nouvelle usine entièrement automatisée sur son site en forêt de Chinon. Alors que les entreprises repensent l'organisation de leurs espace de travail suite à la persistance du télétravail, le fournisseur cible notamment les ministères et les groupes du CAC 40.Clen, qui emploie 270 salariés à Saint-Benoît-la-forêt (Indre-et-Loire), a démarré en fin d'année dernière le méga chantier d'extension de son site où est assurée la fabrication des gammes de mobiliers et d'accessoires de bureaux.cPrévu pour être livrée au second semestre, la nouvelle unité de production de la PME tourangelle sera entièrement automatisée grâce à la technologie de pointe du groupe allemand Homag. Le leader mondial des machines pour l'usinage du bois a déjà installé environ 1.000 usines du même type dans le monde.
Multiplier par sept la production
A la clé, un investissement de 10 millions d'euros de la part de Clen pour la structure 4.0 qui occupera une surface de 5.000 m2 et sera contiguë des bâtiments principaux d'une superficie de 20.000 m2. « La future unité revêt plusieurs avantages, explique Xavier Cathelas, président de Clen et fils du fondateur. En automatisant entièrement la fabrication, du panneau jusqu'au meuble complet, elle permettra en premier lieu de multiplier par sept la production ».
Renforcer son agilité est essentiel pour Clen. La crise sanitaire, si elle a fait plonger l'activité de 20% en 2021, a également poussé les entreprises clientes à réorganiser leurs espaces de travail. Un rattrapage du chiffre d'affaires de 2019, 50 millions d'euros, est d'ailleurs anticipé dès cette année.
La construction de nouvelle usine de Clen est aussi partie-prenante de la politique RSE de la société, implantée en pleine forêt domaniale de Chinon. Les travaux, financés sur les fonds propres de Clen, incluront l'installation de 4.000 m2 de panneaux photovoltaïques. A terme, ils couvriront 30% des besoins en électricité pour la totalité du site. En 2022, la société co-financera également avec une PME voisine une chaudière biomasse, alimentée par les déchets de bois. Outre la réduction de la facture électrique, ces nouveaux équipements contribueront à la limitation de l'empreinte carbone de Clen, déjà réduite de 20% depuis 2010.
Guillaume Fischer, à Tours