Comment Roofme veut réinventer l’immobilier
Guillaume Fischer, à Tours
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En deux mois, Roofme a réalisé une vingtaine de ventes en Centre Val de Loire et en Bretagne
Reuters
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En deux mois, Roofme a réalisé une vingtaine de ventes en Centre Val de Loire et en Bretagne
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C'est parce qu'il ne trouvait pas la qualité de service idoine dans les agences immobilières classiques, physiques ou digitales, que Julien Travers, directeur commercial du groupe bétonnier CBE et investisseur immobilier, a décidé en 2019 de créer la plate-forme spécialisée Roofme. Le projet a mis près de deux ans à aboutir et a nécessité un investissement de près de 100 000 euros. Installée dans l'un des incubateurs de Tours, le site de l'ancienne imprimerie Mame, la startup est entrée en production en mars. Avec son associé Sylvain Dousset, ex programmeur chez Dassault systèmes, Julien Travers compte lever entre trois et cinq millions d'euros début 2022 une fois faite la démonstration de l'efficience de son concept. Ces fonds serviront à assurer une communication musclée à la marque et à recruter une dizaine de salariés l'année prochaine.
La promesse de Roofme s'appuie sur deux axes complémentaires. D'une part, le descriptif des annonces de ventes de biens est ultra-complet et comprend des visuels enrichis de vidéos, tous de qualité. Contrairement à la plupart des agences, l'adresse est de surcroît indiquée et l'environnement décrit précisément. La prochaine étape de développement permettra d'intégrer les services alentours du bien vendu (magasins, crèches, hôpitaux, etc). A la clé, un gain de temps partagé par l'acheteur mais aussi par le vendeur, chacune des parties évitant ainsi les visites inutiles.
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« Roofme permet d'économiser en moyenne 100 heures par transaction, explique Julien Travers. La qualification des annonces contribue aussi à réduire la durée de la vente ». Les frais payés par les propriétaires sont d'autre part nettement moins élevés, en moyenne de 60%, par rapport au marché. Roofme retient ainsi 2,5% du montant du bien, là où la moyenne des frais d'agence s'établit au plan national à 4,87%. La suppression des intermédiaires est la clé de ce dumping, à charge pour les vendeurs de mettre en ligne leurs propres photos et vidéos.
Guillaume Fischer, à Tours