Goretty Ferreira, une action au service de la réussite des femmes

WOMEN FOR FUTURE. Avant de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale, il y a huit ans, la présidente-fondatrice de l'Agence pour l’Entreprenariat féminin a passé près de vingt ans dans la banque, la finance et l'immobilier. Goretty Ferreira est lauréate de l'équipe de France des femmes leaders du Women for Future qui s'est déroulé jeudi 2 juin au Parc des Princes. Portrait.
César Armand

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« Avant de me lancer, mon engagement était sans doute inconscient. Dès que je choisissais mes équipes, j'avais à cœur de faire entrer des femmes et de les faire évoluer. Dès qu'il y avait des postes de managers qui se libéraient, je proposais à Alexandra, Céline... Pour moi, il est important qu'une femme soit indépendante, et surtout indépendante financièrement » déclare Goretty Ferreira.
« Avant de me lancer, mon engagement était sans doute inconscient. Dès que je choisissais mes équipes, j'avais à cœur de faire entrer des femmes et de les faire évoluer. Dès qu'il y avait des postes de managers qui se libéraient, je proposais à Alexandra, Céline... Pour moi, il est important qu'une femme soit indépendante, et surtout indépendante financièrement » déclare Goretty Ferreira. (Crédits : DR)

Goretty est une personne déterminée et guidée par l'action au service de la réussite des femmes. Elle est spécialisée dans l'accompagnement et le coaching pour aider ces dernières à se révéler et à assumer leur ambition. C'est sa vocation et sa mission de vie, elle est une source d'énergie lumineuse incroyable pour ses proches tant elle ne se laisse jamais abattre.

Marlène Schiappa

Elle avance sans jamais se retourner. Fille d'une orpheline qui a grandi en foyer et d'un immigré qui a dû quitter, seul à 18 ans, son pays durant la guerre d'Angola, Goretty Ferreira a elle-même perdu sa mère à l'âge de dix ans.

« Elevée avec mon grand frère, je porte en admiration mon père. C'est une figure de tolérance et de détermination exemplaire, un pilier. Il est le chêne et le roseau mélangé : une force de la nature qui ne rompt pas », témoigne-t-elle.

S'imposer dans les métiers très masculins de la banque, de la finance et de l'immobilier

Depuis son entrée dans la vie professionnelle en 1995, rien n'arrête Goretty Ferreira. De BNP Paribas au groupe Pichet, en passant par Akerys, Carré Finance et Exadom, elle a toujours su s'imposer dans les métiers très masculins de la banque, de la finance et de l'immobilier.

« Une de mes forces, c'est que je n'ai jamais eu peur d'oser, d'essayer, et refusé de subir quoi que ce soit. Je suis une femme d'action, une femme passionnée, une femme de terrain qui a toujours avancé », explique-t-elle.

Une détermination qui l'a conduite à quitter sa zone de confort en créant sa propre entreprise en 2014. Goretty Ferreira monte alors sa propre agence de conseil au service de l'entrepreneuriat féminin et lance un programme baptisé « BoostElles ».

« Avant de me lancer, mon engagement était sans doute inconscient. Dès que je choisissais mes équipes, j'avais à cœur de faire entrer des femmes et de les faire évoluer. Dès qu'il y avait des postes de managers qui se libéraient, je proposais à Alexandra, Céline... Pour moi, il est important qu'une femme soit indépendante, et surtout indépendante financièrement », poursuit-elle.

Aux premières loges, ses filles de 11 et 21 ans

C'est alors qu'elle se fait remarquer par la Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.

« Goretty est une personne déterminée et guidée par l'action au service de la réussite des femmes. Elle est spécialisée dans l'accompagnement et le coaching pour aider ces dernières à se révéler et à assumer leur ambition. C'est sa vocation et sa mission de vie, elle est une source d'énergie lumineuse incroyable pour ses proches tant elle ne se laisse jamais abattre », confie Marlène Schiappa à La Tribune.

En tant que collaboratrice externe au cabinet, elle participe à des projets qui la mobilisent soirs et week-ends en plus de son travail. Aux premières loges, ses filles de 11 et 21 ans.

« Si, par exemple, la veille de la grande consultation citoyenne sur l'émancipation économique des femmes, j'étais incapable d'avaler quoi que ce soit, elles en ont retenu quelque chose d'essentiel :  porter ses convictions, être dans l'action est primordiale, même si cela nous demande, bien souvent, de sortir de notre zone de confort. L'égalité professionnelle et la mixité sont une nécessité absolue au niveau économique et sociétale », souligne Goretty Ferreira.

« Peut-être que demain quand tout sera réalisé, j'irai vendre des tartes aux courgettes sur le marché »

Par ses actes, elle leur transmet ainsi que « c'est l'estime qui les conduira vers l'affirmation, leur authenticité et le respect de leurs droits et la confiance en elles ». « Elles m'ont toujours vu faire ce dont j'avais envie, ce que j'avais choisi, m'accomplir, dire non, ne pas tendre la joue gauche... », ajoute-t-elle.

Autrement dit, elle ne déviera pas de sa ligne et poursuivra le combat.

« Peut-être que demain quand tout sera réalisé, j'irai vendre des tartes aux courgettes sur le marché », rigole-t-elle, « mais pour l'instant, je continue d'agir, de faire ce que je sais faire, tant qu'il le faudra, avec mon cœur et mes tripes », conclut-elle.

César Armand

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Commentaires 2
à écrit le 10/06/2022 à 8:38
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Réduire "la réussite" à une carrière professionnelle et gagner de l'argent, c'est une vision masculine et patriarcale de la vie. C'est une simple reproduction du modèle masculin par les femmes. Je ne vois rien d'émancipatoire là dedans.

le 21/06/2022 à 16:31
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Ah bon, parce que pour vous, l'argent et la carrière, c'est masculin ? Remettez vous en question

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