Rues 100% cyclables, reprise en main du logement... Hidalgo dévoile son plan pour reconquérir Paris

 |   |  628  mots
En matière de solidarité, la candidate veut une ville où l'on prend soin les uns des autres.
En matière de solidarité, la candidate veut "une ville où l'on prend soin les uns des autres". (Crédits : Reuters)
Pour sa prochaine mandature, Anne Hidalgo est dans la continuité: vélo plutôt que voiture, lutte contre les plateformes comme Airbnb, consultation des citoyens et sensibilisation des enfants à la protection de l'environnement.

Un milliard d'euros par an pour la propreté, des rues 100% cyclables et sécurisées, un Samu social métropolitain, 170.000 arbres en six ans: la maire socialiste sortante Anne Hidalgo met écologie et solidarité au cœur de son programme, pour sa réélection à Paris.

Lire aussi : Anne Hidalgo : « Nous avons dix ans pour réussir la transition écologique »

Le "socle" de l'écologie

  • Planter un arbre pour chaque naissance (170.000 arbres en 6 ans).
  • Créer des "forêts urbaines" et "quatre nouveaux grands parcs" (Champ de Mars, La Chapelle Charbon, Bercy Charenton et le 4e à la place de l'actuel héliport).
  • Transformer 60.000 places de stationnement en pistes cyclables.
  • D'autres mesures vertes encore: une coopérative pour les agriculteurs du bassin parisien, la végétalisation des places aux portes de la capitale, la protection des animaux...

Lire aussi : Anne Hidalgo veut placer la transition écologique au cœur de son second mandat

La "ville du quart d'heure"

Anne Hidalgo veut faire "gagner du temps [...] pour soi et ses proches". Son concept (emprunté à l'universitaire Carlos Moreno): "la ville du quart d'heure" est "une ville où, à 15 minutes de chez soi, il est possible d'apprendre, de faire du sport, de se soigner, de bien manger, de se cultiver".

  • Créer "un nouveau service public": des "kiosques citoyens, dans tous les quartiers". Ils seront "animé[s] tour à tour par un agent municipal, une association ou un habitant, en lien avec la mairie d'arrondissement".
  • Insister sur la proximité avec la consultation régulière des Parisiens, ce n'est plus seulement 5% mais "25 % du budget d'investissement [qui] sera participatif".

Solidarité

La candidate veut "une ville où l'on prend soin les uns des autres".

  • Pour les "parents célibataires", elle a prévu des "chèques coup de main" - sans en préciser les modalités - qui permettraient de bénéficier d'heures de garde à domicile.
  • Aux "aidants", elle promet d'ouvrir "des maisons de répit où nous accueillerons la personne dont ils s'occupent le temps d'une journée, d'une soirée, d'une nuit ou d'un week-end".
  • Pour les personnes sans-abri, elle dit vouloir "créer plus d'hébergements", ouvrir "des halles de proximité", mettre en place "un Samu social" qui inclut les villes voisines, "une pension de famille par arrondissement", "des bagageries", et "des casiers".
  • Une partie des 6.000 m2 de l'ancien terrain de sport de Ménilmontant est dédiée à la construction d'hébergements d'urgence pour 50 personnes.
  • Pour la communauté LGBT+, mettre en place "un lieu de mémoire et d'archives" dans le Marais.
  • Aider à rénover les lieux de cultes.
  • Créer "un lieu destiné à transmettre, valoriser les mémoires de toutes les personnes qui ont fait Paris [...] notamment aux personnes issues de l'immigration, mais aussi des Outre-Mer et de la culture tzigane".

Logement: 25% de social et des rénovations

Dénonçant la "prédation" des "plateformes de location touristique", la candidate annonce une reprise en main du logement.

Lire aussi : Jeux Olympiques: Airbnb devient sponsor du CIO, Hidalgo contre-attaque

  • Investissement de 20 milliards d'euros en 6 ans par une société immobilière mixte, qui pourra proposer des loyers inférieurs de "20% au prix du marché" aux "classes moyennes".
  • Mise sur le marché de 6.000 appartements moitié prix "grâce à la dissociation du foncier et du bâti".
  • Rénover 30.000 logements sociaux, et accompagner 150.000 logements dans la rénovation énergétique.

Lire aussi : [1/6] Municipales: Hidalgo en quête de partenaires sur son projet d'habitat abordable

  • Se fixer l'objectif de "25% de logements sociaux", contre environ 22% aujourd'hui.

Lire aussi : Logement à Paris: Griveaux dézingue Hidalgo

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/02/2020 à 17:28 :
Les socialistes sont utopistes, le rêve du grand soir comme en mai 1981, l'égalité pour tous et derrière l'ecologie punitive. Oui la France a besoin d'autre chose que du socialisme, a France a besoin d'une economie forte, qui crée des millions d'emplois, d'une industrie 4.0 d'une industrie robotisée, non du socialisme réel qui ne fait que la gloire des fonctionnaires. Hidalgo ne sera plus maire en mars 2020 !
a écrit le 07/02/2020 à 21:51 :
...reconquerir ce qu'on a dégradé ......un nouveau paradigme !
a écrit le 07/02/2020 à 19:20 :
Evidemment les vrais sujets qui sont la propreté et les rats, la sécurité dans les transports en commun et les trafics en tout genre, les embouteillages continus jours et nuit avec le bruit et la pollution (jusqu'à 2h du matin et reprise à 6h), la fuite des familles depuis 5 ans (-20% d'un marché à 15000€ le m2 cela ne sert à rien),cela ne l’intéresse pas. La première chose à faire est de la virer. Il n'est pas possible de transformer un Anne (lolll) en cheval de course et les problèmes ne se résolvent pas avec les mêmes modes de pensées qui les ont créés (Einstein).
a écrit le 07/02/2020 à 13:17 :
Je n'habite pas ni a Paris ni dans sa périphérie mais si je pouvais voter je voterai pour celle ou celui qui saura nettoyer la ville de sa crasse, ses déchets et des ordures. Quand je passe par la capitale lors d'un vol retour depuis l'Europe ou l'étranger je suis atterré par la saleté de cette ville, non pas seulement dans le RER depuis Roissy mais des autoroutes, toutes, trottoirs etc. Quand on rentre depuis Tokyo, Séoul ou Osaka, Paris ressemble a une ville du tiers monde. Mon dieu... planter des arbres ou aider les plus précaires devraient passer après la qualité de vie des habitants. Mme Hidalgo devrait s'en souvenir.
Réponse de le 07/02/2020 à 15:08 :
Cela ne date pas d'aujourd'hui :

L'idée selon laquelle les rues de Paris sont sales n'est pas nouvelle, et la ville était déjà connue à l'époque moderne (entre les XVIe et XVIIIe siècles) pour sa puanteur.
Les Parisiens, dont le manque de civisme est souvent pointé du doigt, n'ont jamais été très respectueux des règles de propreté de la voirie. Au XIVe siècle déjà, une ordonnance royale y avait instauré l’obligation de balayer devant sa porte et d’apporter ses ordures dans des décharges, sans être vraiment respectée par les Parisiens.Dans les années 1950, les élus locaux évoquent lors des conseils municipaux la réputation de Paris comme ville la plus sale du monde ou encore la «négligence et le laisser-aller» d'une partie de la population sur ces questions. Aujourd'hui, il existe un numéro de téléphone et un site Internet très bien fait pour se débarrasser de ses encombrants en les faisant ramasser par les services municipaux, mais de nombreux habitants continuent de laisser les leurs dans la rue sans prévenir quiconque.la propreté des rues dépend aussi de l'heure à laquelle vous les fréquentez. Les éboueurs commencent leur journée à 6h du matin, et essayent dans les endroits avec beaucoup de circulation comme la Place de Clichy de finir avant l'heure de pointe du matin, quand les Franciliens se déplacent pour aller travailler.
Au contraire, les dizaines de rues qui accueillent des marchés sont particulièrement sales quand les vendeurs viennent de plier bagage.Pour résumer, c'est pas la ville qui est sale ce sont les gens.
a écrit le 07/02/2020 à 13:07 :
Le concept de "ville du quart d'heure" est un vrai scandale, qui tend, donc, à considérer comme "normal" que ceux qui habitent dans tel quartier ne se déplacent plus vers un autre quartier, serait-ce même pour profiter de la culture qu'offre la grande ville.

Soit : c'est concevoir Paris comme une agglomération de petites villes de province, avec chacune ses commerces, ses restaurants, ses lieux de sport, ses lieux "pour apprendre" ou ses lieux "pour se cultiver" !
C'est, en réalité, la négation de ce qu'offre la grande ville, où l'habitant a le choix de préférer un bon restau ou un musée situé à l'autre bout de la ville...

Donc, pour madame Hidalgo, le fin du fin, c'est chaque Parisien, qu'il habite "les beaux quartiers" ou qu'il habite un quartier populaire, se contente de ce qu'il trouve autour de lui, sans chercher à parcourir la ville pour profiter d'une autre offre, culturelle, gastronomique ou autre ?

On voit que que signifie "égalité" pour ces gens-là ! Je trouve ça parfaitement honteux...
La ville, au contraire, doit permettre à chacun de pouvoir la parcourir dans son ensemble et de pouvoir bénéficier d'un large choix, qu'il habite rive gauche ou rive droit, à l'est ou à l'ouest.

Ce n'est pas les pauvres chez les pauvres et les riches chez les riches, et chacun est prié de rester dans son quartier et de s'en contenter !
a écrit le 07/02/2020 à 13:02 :
mme hidalgo parler d'incivilité quand on et condamné pour avoir ferme les voies sur berges et ne pas respecter cette avis
a écrit le 07/02/2020 à 12:55 :
Delanoë et maintenant Hidalgo profitent de la médiocrité de leurs adversaires, aucun ténor de la droite et du centre n'ayant osé relever le défi de la capitale, craignant qu'une défaite n’hypothèque leur chance au niveau national.
a écrit le 07/02/2020 à 12:14 :
Paris, ville sale, puante, chère, déclassée, endettée, invivable... Merci Hidalgo et comment croire toutes ses promesses après un tel bilan?
Réponse de le 07/02/2020 à 15:09 :
Et en plus ,c'est l'année du rat, ça tombe bien.
a écrit le 07/02/2020 à 10:04 :
Gérer Paris comme une île n'apportera jamais une solution, parce que la ville la plus riche de France est entouré des communes les plus pauvres du pays et sans équivalent dans les autres pays voisins. Cela est la consèquence d'une immigration illégale incontrolée (lire le rapport parlementaire sur le 93). Hidalgo n'a pas les solutions et n'est pas prête à faire le pas necessaire: dissoudre l'organisation administrative actuelle de Paris en la fusionnant dans le Grand Paris et méner une politique globale de re-civilisation (securité, environnement, infrastructures, éducation, investissement, travail).
a écrit le 07/02/2020 à 9:52 :
Madame Hidalgo a endetté Paris comme jamais, elle a peut-être de bonnes idées mais son sectarisme est inquiétant. Paris est une ville sale et la circulation mal régulée provoque une pollution considérable.
a écrit le 07/02/2020 à 9:43 :
C'est quoi une rue cyclable ? J'ai déjà fait du vélo à Paris quand j'étais jeune, il faut juste se méfier des portières de voitures qui parfois s'ouvrent sans vérifier si quelqu'un arrive, pour aller à Vincennes y avait des tronçons pavés, peut-être les revêtir de produit bitumineux ? Pour circuler à vélo Place d'Italie il faut être parisien et connaître le comportement des voitures en étant conducteur soi-même, sinon danger.
S'ils plantent des arbres sur les trottoirs ça obligera à zigzaguer. :-)
170 000 arbres (quelle essence ?), ça fera donc 1,7 million en 60 ans ? Pour comparer, y a combien d'arbres au bois de Vincennes & Boulogne ?
a écrit le 07/02/2020 à 9:42 :
que ce soit à Paris ou dans d'autres villes, sont systématiquement oubliés les gens venant de l'extérieur en voiture, avec bagages ou matériel nécessaire à leur activité, sans compter d'éventuels problèmes d'âge ou d'infirmité, qui ont besoin de se déplacer et de stationner. Le vélo, le métro sont tout simplement impossibles pour une fraction non négligeable des populations.
a écrit le 07/02/2020 à 9:24 :
Que des locataires, surtout pas de propriétaires, ces gens risquent de mal voter.
a écrit le 07/02/2020 à 9:12 :
"sensibilisation des enfants à la protection de l'environnement"

LOL !

Les enfants sont certainement les plus sensibilisés à la pollution d'autant que ce sont eux qui en mourront. C'est la finance et ses politiciens qu'il faut sensibiliser ! Mais c'est sûr c'est moins facile...

Élections, pièges à gonds.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :