Catalis, le premier incubateur d’innovation sociale de la Région

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Rémi Roux (à gauche) et Martin Malvy © photo Tendance Floue / Rémi Benoit
Rémi Roux (à gauche) et Martin Malvy © photo Tendance Floue / Rémi Benoit (Crédits : Tendance Floue / Rémi Benoit)
La Région Midi-Pyrénées dispose désormais d’un incubateur dédié à l’innovation sociale. L’objectif est de faire émerger des initiatives destinées à l’intérêt collectif et ensuite les développer en projets économiques viables. L’Union régionale des Scop de Midi-Pyrénées va abriter cette structure baptisée Catalis. Les premiers candidats à l’incubation ont jusqu’au 30 juin pour présenter leurs idées.

L'innovation technologique avait déjà son incubateur en Midi-Pyrénées ; l'innovation sociale a désormais le sien. Quelle différence entre les deux ? « L'innovation sociale invente de nouvelles réponses, adaptées aux particularités des territoires et de leurs habitants », explique Rémi Roux, président de l'Urscop Midi-Pyrénées, choisie pour porter l'incubateur régional d'innovation sociale, Catalis. Son but est de créer des entreprises innovantes, dédiées à l'utilité sociale et répondant aux besoins liés à l'évolution de notre société - l'environnement, l'accès à l'emploi, la lutte contre la précarité, la santé etc. - sans oublier la contrainte de viabilité économique.

Axe essentiel de développement

Parmi les grandes innovations sociales du passé : les crèches, les mutuelles ou encore les banques coopératives. « L'innovation sociale est difficile à définir et identifier, elle existe depuis longtemps et pourtant c'est un concept très récent qui a enfin été reconnu comme axe essentiel de développement », explique Rémi Roux, faisant référence à l'actualité parlementaire. En effet, les députés débattent en ce moment le projet de loi sur l'Economie sociale et solidaire, initié par Benoît Hamon, ministre en charge de ce dossier dans le précédent gouvernement.

Les candidats ont jusqu'au 30 juin pour présenter leurs idées

L'incubateur n'attend plus que des candidatures. La date limite de dépôt est le 30 juin. Après quoi, des comités techniques départementaux étudieront les idées et sélectionneront les plus pertinentes pour intégrer le pré-incubateur. Entre juillet et septembre 2014, les projets seront préparés pour être présentés au jury régional. Ceux qui recueilleront un avis favorable entreront en incubation en octobre pour une durée renouvelable de 6 mois.

Conseils, études d'opportunités, recherche de financement, etc.

Le but est de faire de l'idée initiale un projet puis de conduire le projet jusqu'à la création d'entreprise. L'incubation en elle-même comprend notamment des conseils juridiques et administratifs, études d'opportunités, recherche de financement, formation, mise en réseau et partage d'expériences. « Catalis réunit et fédère les acteurs de l'innovation sociale. Son but sera de mettre en commun des compétences et proposer un accompagnement personnalisé et le plus adapté possible afin de créer des richesses, assure Rémi Roux. Nous avons deux missions principales, d'abord faire connaître et valoriser l'innovation solidaire et sociale puis repérer, accompagner et faire aboutir les projets avec un accompagnement au plus près des projets, sur l'ensemble du territoire. »

Soutenu financièrement par la Région

Catalis sera soutenu financièrement par le Conseil régional. Son président, Martin Malvy, promet « d'accompagner l'économie sociale et solidaire quels que soient les moyens budgétaires » et rappelle avoir « consacré plus de 16 M€ ces 12 dernières années à l'innovation sociale qui représente 115.000 salariés en Midi-Pyrénées ». Pour Martin Malvy, « l'incubateur doit être un acteur majeur de demain sur l'ensemble de Midi-Pyrénées, sauf l'agglomération toulousaine qui a déjà son propre dispositif (Midi-Pyrénées Actives, ndlr) ». Invité lors du lancement de Catalis, Jacques Prades, maître de conférences à l'Université Jean-Jaurès, a d'ailleurs suggéré de « réunir ces deux incubateurs. Ce serait une économie souhaitable », a-t-il affirmé.                                   

En savoir plus :

Pour être éligibles, les projets doivent présenter :

- un caractère innovant

- une valeur ajoutée sociale (répondre à des besoins sociaux nouveaux ou non satisfaits sur le territoire)

- une faisabilité économique (modèle économique marchand mais non lucratif)

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