[4/6] Municipales: à Toulouse, le logement devient un enjeu électoral
Pierrick Merlet
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La Ville rose attire 8 000 nouveaux habitants intra-muros chaque année, et plus du double à l'échelle de l'agglomération.
Regis Duvignau
Entre l’augmentation des loyers et le prix au mètre carré en hausse dans la Ville rose, le logement prend une place particulière dans la campagne électorale.
La ville de Toulouse est-elle en train de se gentrifier ? La question mérite d'être posée au regard des chiffres dernièrement retenus par l'Observatoire des loyers toulousains. Sur le périmètre local, le prix du mètre carré à la location atteint 11,80 euros hors charges fin 2018, contre 10,90 euros en 2013.
Même constat sur l'ensemble du territoire de la métropole : le mètre carré s'élève à 11,10 euros, contre 10,30 euros cinq ans plus tôt. Pour expliquer cette hausse du coût du logement, il faut tout d'abord retenir que la Ville rose attire 8 000 nouveaux habitants intra-muros chaque année, et plus du double à l'échelle de l'agglomération. Ce qui entraîne une forte demande sur le marché.
Une attractivité qui se retrouve également sur le marché de l'achat immobilier, malgré, là aussi, une envolée du prix, car pour la première fois Toulouse parvient au cap des 4 000 euros le mètre carré, en logement collectif, hors aidé et hors parking, selon l'ObserveR, qui regroupe tous les promoteurs immobiliers locaux.
Ce qui représente une hausse de + 9 % par rapport à 2017. Tout cela couplé à une baisse des stocks, malgré la construction de 7 000 logements neufs par an (dont 35 % en logement social) permise par le Plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat (PLUi-H).
Débat sur l'encadrement des loyers
Face à cette situation, les candidats à la mairie de Toulouse en mars prochain se sont emparés du sujet. À gauche, Nadia Pellefigue (UNE-PSPC- PRG), l'écologiste Antoine Maurice (Archipel Citoyen, qui rassemble notamment LFI et EELV) et l'ancien maire Pierre Cohen (Génération.s) sont tous favorables à l'instauration de l'encadrement des loyers permis par un décret de la loi Élan, et ce pour cinq ans.
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Ils contestent ainsi les récentes conclusions de la commission de travail sur le sujet, mise en place par le maire sortant et candidat Jean-Luc Moudenc (LR-LREM-UDI- MRSL notamment), ne jugeant pas nécessaire son instauration. Le candidat du RN, Quentin Lamotte, est aussi contre cette mesure.