[3/6] Municipales: ce que proposent les rivaux d'Hidalgo sur le logement
César Armand
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Cédric Villani et Benjamin Griveaux
Mathilde Mazars / SIPA
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Cédric Villani et Benjamin Griveaux
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Rachida Dati est prête à mettre 20 millions d'euros sur la table. Invitée du Grand Jury RTL le 19 janvier dernier, la candidate (LR) à la mairie de Paris a annoncé sa volonté de créer un chèque « Paris d'avenir » de 1 200 euros par an pendant trois ans « pour toutes les familles qui souhaitent s'agrandir ». Concrètement, sous condition de revenus, il s'adressera aux classes moyennes qui ont besoin de déménager à la naissance d'un enfant. Selon nos informations, 16 500 familles sur 27 000 concernées chaque année devraient en bénéficier.
Pour lutter contre la pénurie, Gaspard Gantzer, tête de liste de Parisiennes, Parisiens, espère, lui, créer 30 000 logements supplémentaires : un tiers de logements sociaux, un tiers de logements intermédiaires, et un tiers de logements libres et 5 000 logements étudiants à horizon 2026.
De son côté, Cédric Villani s'appuiera sur l'Assemblée nationale. Une maison que le candidat dissident d'En Marche! devra quitter s'il est élu maire de Paris du fait de l'interdiction de cumuler un exécutif local et un mandat parlementaire. Il propose ainsi de réduire de 120 à 60 jours par an la durée de location sur les plateformes comme Airbnb. Lors de l'examen du projet de loi Engagement et proximité, censé redonner davantage de pouvoir aux maires, le député de l'Essonne avait déposé un amendement en ce sens, jugeant qu'il était « naturel » pour les villes en tension d'avoir « des standards plus stricts », mais ce dernier a été rejeté par la majorité.
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Il se dit également prêt à évaluer l'encadrement des loyers dans le parc privé - en vigueur depuis le 1er juillet 2019 en cas de nouveau bail ou de renouvellement jusqu'en 2024 - et à ajuster les plafonds « en fonction des réalités de chaque quartier ». De même qu'il souhaite instaurer une fiscalité incitative portant à 100 % la surtaxe d'habitation sur les résidences secondaires - que les communes peuvent majorer en conseil municipal -, contre 60 % aujourd'hui - l'augmentation maximale prévue par la loi -, « afin de les remettre sur le marché locatif ». Là encore, cette compétence relève du pouvoir législatif, et non de la Ville.
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