[5/6] Municipales : à Marseille, une nouvelle politique de rénovation à concrétiser

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L'effondrement de deux immeubles rue d'Aubagne, le 5 novembre 2018, provoquant la mort de huit personnes, a mis tragiquement en lumière cette problématique.
L'effondrement de deux immeubles rue d'Aubagne, le 5 novembre 2018, provoquant la mort de huit personnes, a mis tragiquement en lumière cette problématique. (Crédits : Jean-Paul Pelissier)
La rénovation urbaine est l’une des priorités des principaux candidats à la mairie de Marseille. Des Républicains au Printemps marseillais, en passant par LREM, éventail des propositions en lice.

 Une courte promenade dans le centre de Marseille suffit pour constater la métamorphose en cours. Dans les rues bordant le Vieux-Port, les échafaudages se multiplient. Le fruit d'une politique municipale menée depuis 2018 pour ravaler un maximum de façades dans l'hypercentre afin de le rendre plus attractif.

Car, à la différence de la plupart des communes, le cœur de la cité phocéenne réunit une population très modeste. D'après l'Insee, le revenu médian des trois premiers arrondissements les situe dans les 100 communes les plus pauvres de France. Des quartiers où s'est développé l'habitat insalubre. L'effondrement de deux immeubles rue d'Aubagne, le 5 novembre 2018, provoquant la mort de huit personnes, a mis tragiquement en lumière cette problématique.

La gestion de Jean-Claude Gaudin, maire LR depuis 1995, a fortement été décriée et le sujet devient majeur pour les municipales. Martine Vassal (LR) a déjà pris des mesures. Présidente de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence, elle a transféré une partie des compétences de la Ville à sa collectivité pour apporter une aide financière aux propriétaires, afin qu'ils effectuent des travaux, faute de quoi ils seront expropriés.

"D'abord réaliser un diagnostic", disent LREM et LR

Yvon Berland (LREM) veut, lui, « d'abord réaliser un diagnostic ». Il souhaite également reprendre la main.

« Il faut travailler avec la Métropole et l'État, mais le maire doit décider de ce qui se fait dans sa ville, souligne-t-il. Nous allons revoir les méthodes de travail pour éviter les dysfonctionnement et les lenteurs. »

Récupérer la compétence sur ce sujet est aussi la volonté de Bruno Gilles (dissident LR), qui souhaite mettre en place un diagnostic technique.

« Comme pour une voiture, compare-t-il. Les services de la ville ou de la préfecture viendraient tous les quinze ans vérifier l'état de l'immeuble.»

Concernant le permis de louer, mis en place par la Métropole, il préfère attendre les premiers résultats.

Une priorité pour tous les candidats

À l'inverse, Samia Ghali, ex-PS, veut d'ores et déjà l'étendre à toute la ville. Elle promet également « un plan pluriannuel d'éradication du logement indigne, lancé dès le début du mandat ».

Du côté du Printemps marseillais, une coalition de gauche sans EELV, on mise sur les HLM.

« La ville en manque, nous voulons obliger leur création pour les constructions d'au moins 20 logements...

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