Entre la reconquête de la friche Thomson, à l'est de la ville, et le projet de reconstruction et d'extension du site d'Atos, leader mondial de la sécurité numérique et fabricant de supercalculateurs, à l'ouest, l'agglomération angevine s'affaire à reconstruire la ville sur la ville.
Cette dernière est mandatée par les collectivités angevines (agglomération, EPCI, département) pour repenser l'aménagement urbain sur un bassin de 800.000 habitants, dont 300.000 sur la seule communauté urbaine d'Angers. À l'échelle du département, Alter a déjà repéré une cinquantaine d'anciennes friches inutilisées. « Des lieux superbement bien placés, hier construits en périphérie des bourgs. Ces derniers les ont progressivement enserrés, ce qui en fait des sites majeurs », observe Michel Ballarini.
En général, les sites appartiennent à d'anciennes entreprises, souvent disparues, dont les liquidateurs cherchent à tirer le meilleur parti. De plus en plus d'élus, confrontés à des problèmes de sécurité, à des occupations par les gens de voyage ou à une pénurie de logements, frappent à la porte d'Alter. C'est le cas à Chemillé, Baugé, Allonnes, Saumur, Cholet, ou à Segré.