Tenu de mener de front hypercroissance et démarche environnementale pour répondre à la demande soutenue pour les appareils reconditionnés, la société nantaise Largo agrandit son outil de production et investit sur le circuit court pour tenter de récupérer les millions de smartphones dormants dans les tiroirs de français. Une mine estimée à 100 millions d'appareils, selon une étude du Sénat menée en 2015.
L'entreprise est spécialisée depuis 2016 dans le reconditionnement de smartphones et tablettes fournis par les brokers mais aussi, depuis le début de l'année, en circuits courts à travers les programmes de reprise d'opérateurs. Ceci via des plateformes d'enchères pour agréger des volumes. Référencée par Orange, Largo est en cours de négociation pour accéder aux plateformes d'enchères des autres opérateurs. « Nous investissons fortement sur le circuit court depuis le début de l'année, notamment avec le logiciel que nous venons de développer pour ausculter les téléphones. Il va nous permettre d'acquérir des produits déjà présents sur le territoire, et donc d'avoir une empreinte environnementale moins importante que de faire venir les produits de l'étranger », affirme le PDG de Largo.
Au-delà de l'intérêt environnemental cher à l'entreprise, labellisée Lucie 26000 et en cours de certification ISO 9001 (qualité) et ISO 14001 (environnement), la démarche « Largo Collect » va permettre à Largo d'acquérir des appareils sans TVA, contrairement aux achats effectués auprès de brokers (60% pour 40% en circuit court), et de revendre les appareils reconditionnés avec un taux de TVA classique. De quoi s'assurer des marges plus confortables.