Notre-Dame-des-Landes : pour la ville de Nantes, l'heure est au rebond

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(Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Au lendemain de l’annonce du Premier ministre Édouard Philippe d’abandonner le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, les acteurs politiques et économiques de la métropole nantaise et de la région se rencontrent, se serrent les coudes et cherchent à rebondir pour éviter un enclavement de l’Ouest, et préserver attractivité et compétitivité du territoire.

La colère passée, le temps est au rebond.

« L'heure n'est plus à refaire le match. Nous avons la volonté d'aller de l'avant. Maintenant, la question est de savoir si en abandonnant ce projet, l'État abandonne le Grand Ouest ? Et le sujet dépasse largement une simple logique de compensation », affirme Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de la métropole nantaise, à qui le Premier ministre aurait indiqué, avant d'annoncer officiellement sa décision, « se tenir à sa disposition. »

L'engagement est pour le moins mesuré. D'autant que la décision d'abandonner le projet de transfert de l'aéroport sur le site de Notre Dame des Landes intervient après « l'abandon de l'autoroute A 831, la dégradation des liaisons TGV entre Nantes et Paris, le non-respect des engagements de l'État à l'égard du grand port maritime Nantes-Saint-Nazaire, des retards de financement sur les opérations ferroviaires figurant dans le contrat de Plan Etat-Région.... » égrène Christelle Morançais, présidente de la région des Pays de la Loire qui, dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, demande à rencontrer le Président la République et  la signature d'un contrat d'avenir pour « définir très précisément les compensations mises en œuvre pour garantir la réalisation d'infrastructures indispensables au développement du territoire.»

Ce « coup de poignard » est d'autant plus mal vécu qu'aussi bien Nantes, que Rennes et plus largement la région des Pays de la Loire affichent les taux de chômage les plus bas de France, que le projet d'aéroport constituait l'un des axes majeurs du développement d'un territoire, excentré en Europe. Tous les indicateurs étaient au vert selon un récent rapport de la Banque France.

Un trafic aéroportuaire en croissance de 15%

 Au regard des idées évoquées par le Premier ministre, «Vouloir faire passer les Nantais et Rennais par Roissy relève d'une vision très jacobine du développement du territoire », déplore Johanna Rolland. L'allègement du trafic aérien nantais au profit de l'aéroport rennais évoqué par Édouard Philippe laisse perplexe quand la Maire de Rennes prévient que le bout de la piste est déjà bloqué par la rivière, la Vilaine, et que le site ne pourra donc guère aller au-delà de 1,5 million de passagers, soit le double du trafic actuel.

« Nous étions à 5 millions de passagers en 2017, nous serons à 6 millions en 2019. Nous n'avons plus le temps d'attendre et aucune des décisions annoncées par le Premier ministre ne permettra de faire face à l'enjeu immédiat de développement de notre territoire », regrette Jean-François Gendron, président de la CCI Pays de la Loire.

Vinci qui vient de publier les derniers chiffres de fréquentation indique un trafic de 5,5 millions de passagers, soit 700.000 de plus que l'année précédente. Avec une progression de 14,9% (9,4% au niveau national), c'est la plus forte croissance des aéroports gérés par le groupe en 2017.

Une nouvelle donne

« Nous sommes, maintenant, face à une nouvelle donne. Si notre volonté et notre projet de territoire ne sont pas remis en cause, nous allons devoir adapter notre stratégie et créer les conditions du rebond. Car, nombre de questions restent en suspens. Il y a toujours 480.000, et demain 60.000 personnes, souffrant du bruit du au survol des avions. Que deviennent les 5.000 emplois projetés sur le pôle industriel voisin de l'IRT Jules Verne ? Comment se connecter au hub européen ? Quelle stratégie ferroviaire ? Quel réaménagement du site actuel de Nantes Atlantique dont certains semblent aujourd'hui découvrir une complexité plus importante que celle évoquée par le rapport des médiateurs... », observe Johanna Rolland.

Ces derniers évoquaient neuf semaines de fermeture quand la DGAC (Direction générale de l'Aviation civile) parlerait de six à huit mois, hors études et chantier qui devraient s'étaler bien au-delà des deux ans estimés. Selon le rapport des médiateurs, le montant des travaux nécessaires à cette reconfiguration atteindrait de 380 à 510 millions d'euros, selon les options choisies. Vinci, le gestionnaire du site, ne s'est pour l'heure pas avancé sur le sujet.

« Mais il est probable qu'il faille rediscuter des conditions de la concession entre l'État et Vinci », reconnait Nicole Klein, Préfète de la région des Pays de la Loire.

« Quant à l'aménagement du territoire, la balle est dans le camp des collectivités », résume-t-elle.

Des réunions en série pour plus d'accessibilité

Sans plus attendre, la présidente de Nantes Métropole a réuni les maires de communes de l'agglomération. Dès demain, elle rencontrera les acteurs de l'économie et de l'enseignement supérieur et de la recherche.

« Nous avons fait reposer tous nos projets sur la perspective d'avoir une infrastructure à la hauteur de nos ambitions pour le territoire. Nous devons repenser tout notre projet régional. Et je ne sais plus comment nous arriverons à convaincre des entrepreneurs de venir ou de rester », redoute le président de la CCI Pays de la Loire, dont l'ordre du jour de l'assemblée générale vient d'être bouleversé pour organiser un brainstorming avec plus de quatre-vingts chefs d'entreprises.

Objectif : dresser la liste des infrastructures nécessaires à une meilleure accessibilité de l'actuel site aéroportuaire de Nantes Atlantique et au désenclavement de l'Ouest de la France. Parmi les priorités retenues : un nouveau franchissement de la Loire, l'optimisation du périphérique, la mise à deux fois trois voies de la RN 165 entre Nantes et Saint-Nazaire, une meilleure interconnexion ferroviaire du TGV au Sud de l'île de France pour accéder plus facilement aux aéroports parisiens, la mise en œuvre d'une ligne à grande vitesse entre Rennes et Nantes ou plus original « expérimenter le train du futur Hyperloop entre les deux capitales régionales » .

Au niveau maritime, les chefs d'entreprise et les représentants du port attendent des signaux forts en direction du Grand Port Maritime de Nantes St-Nazaire, dont l'avenir est aujourd'hui en suspens suite à de récentes prises de positions et décisions de l'État. En limitant sa dotation, celui-ci avait provoqué une levée de boucliers des représentants des collectivités locales, qui en novembre dernier, ont refusé de voter le budget du port. Résultat, les investissements réalisés en 2018 doivent être avalisés chaque mois. Les griefs contre l'État s'accumulent. Chacun y va de ses propositions. Jusqu'aux écologistes des Pays de la Loire et de Bretagne qui après s'être mobilisés contre le transfert de l'aéroport entendent bien peser sur les réflexions touchant à la mobilité dans le Grand Ouest, l'avenir de Notre-Dame-des-Landes, et la nouvelle situation politique dans les collectivités.

La concurrence des métropoles

« J'ai la chance de diriger une région dynamique et attractive, qui n'a pas été ralentie par une fusion, mais aujourd'hui, la concurrence est forte entre les métropoles. La première chose que regarde un chef d'entreprise qui souhaite implanter un siège ou une usine sur un territoire, c'est la qualité des infrastructures à sa disposition. Pour ceux qui sont implantés dans la région, passer par Paris pour rallier une capitale européenne est une perte de temps, une source de fatigue et de stress», indique Christelle Morançais, qui multiplie les rencontres avec les élus des cinq départements, les grandes villes de la région et les groupes politiques pour enrichir et détailler son « contrat d'avenir » proposé à Emmanuel Macron.

En dépit de chefs d'entreprises vendéens qui se félicitaient du réaménagement du site de Nantes Atlantique, plus proche de leur terre, la mobilisation est générale pour s'affranchir de cette décision vécue comme « une trahison ».

Une Zad agricole et évacuée

Quant à l'avenir de la ZAD, les avis sont partagés. La CCI Nantes St-Nazaire propose d'en faire, « en lien avec tous les acteurs potentiellement concernés, un projet expérimental en matière de développement durable (énergie, agriculture, circuits courts, etc.) ».

Pour Nicole Klein, préfète des Pays de la Loire, la priorité est de rendre l'accès à la ZAD et la liberté de circulation sur la route départementale RD 281, symbole du retour à l'Etat de droit sur la zone. Celle-ci est désormais contrôlée par les services de gendarmerie pour éviter le transport de produits dangereux. Cette voie avait été fermée par un arrêté départemental pris suite à l'opération César, menée en 2012, qui visait à déloger les occupants de la ZAD.

Pour l'heure, le président du Conseil Départemental indique que l'état de la chaussée ne permet pas une remise en circulation sécurisée... La représentante du gouvernement a, en tout cas, promis d'aller le vérifier sur place en milieu de semaine prochaine. D'ici la fin mars, date retenue pour mener d'éventuelles expulsions, des médiations devraient avoir lieu avec les occupants de la ZAD, dont il serait question qu'elle ait une vocation agricole. Une grande partie des terrains détenus par l'État pourrait être redistribuée selon les projets proposés.

« L'État ne gardera pas les terres. Nous réfléchissons à un dispositif. Certains zadistes ont envie de rentrer dans l'État de droit. Nous parlerons avec ceux qui le veulent bien pour qu'ils soient dans la légalité. Les autres, les occupants sans titre seront expulsés.»

 Ce que réclame au plus vite la région.

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a écrit le 22/01/2018 à 9:31 :
"La colère passée, le temps est au rebond"

Enfin comme on peut le lire ici, les représentants des actionnaires milliardaires l'ont encore vraiment mauvaise de ne pas gagner des centaine de millions à NDDL et ils le disent !

De penser à l'intérêt général alors que ces pauvres milliardaires ne demandent eux que des milliards c'est honteux !

ET puis alors se faire empêcher par des anarchistes, des crèves la faim qui n'ont même pas d'assurance vie là c'est la goutte qui fait déborder le vase hein !

On a pas dit notre dernier mot pouilleux !

Qu'est-ce qu'on se marre...
a écrit le 22/01/2018 à 9:03 :
" ....le bout de la piste est déjà bloqué par la rivière, la Vilaine, ... ' !?
Ils n'ont pas encore inventé les ponts et le recouvrements dans cette contrée ?
a écrit le 22/01/2018 à 9:02 :
" ....le bout de la piste est déjà bloqué par la rivière, la Vilaine, ... ' !?
Ils n'ont pas encore inventé les ponts et le recouvrements dans cette contrée ?
a écrit le 22/01/2018 à 8:37 :
Je partage votre avis.
Le périphérique de Nantes est une catastrophe (il n'est pas à 2 voies sur son ensemble, il n'est même plus éclairé partout ...).
Quand je vois l'évolution (des routes) de Rennes et de Bordeaux sur 20 ans et que je compare à Nantes on peut vraiment s'interroger. Cela ne se serait jamais passé comme cela si la Loire Atlantique avait retrouvé son rôle historique dans la Bretagne. Notre Dame des Landes aurait été fait, il serait devenu l'aéroport Alantique-Bretagne, un axe rapide de transport collectif Nantes-Rennes aurait vu le jour. Toute la région à l'ouest de Rennes (notamment Redon redynamisée).
Réponse de le 05/02/2018 à 1:49 :
Je crois surtout que ce qui a fait défaut au projet de NDDL, c’est d’une bonne communication. Intrinsèquement le projet était bon et d’ailleurs les 180 décisions de justice sont là pour le prouver. Mais comme on le sait tous, NDDL a été laminé par ses opposants (écologistes, agriculteurs) dans un discours très largement relayé par les médias parisiens et politiques nationaux qui s’en sont servis comme terrain de joutes verbales. Et ce projet a été, il faut le dire, très mal défendu par Ouest France ! C’est d’ailleurs à mon avis la cause essentielle de cet échec: l’absence de média régional capable de défendre NDDL. OF en tant que journal Rennais a toujours eu un double discours sur ce sujet, mais au fond il craignait que cela affaiblisse la mainmise de Rennes sur la région. Pourquoi la Loire-Atlantique a-t-elle été si mal défendue, pourquoi est-elle même méprisée dans beaucoup de médias nationaux depuis le 17 janvier ? Parce qu’elle n’existe pas sur le plan médiatique. Elle est ignorée. Personne ne vient sonder le desarroi de ses 1,4 million d’habitants. Nantes est la seule métropole de cette taille en France dont le territoire est défendu par un journal dépendant d’une autre métropole ! Cela change beaucoup de choses. Le déni de démocratie commence ici
a écrit le 21/01/2018 à 15:13 :
Ma colère à moi n’est pas passée et vu ce que je lis et j’entends depuis 3 jours, elle n’est pas près de s’estomper ! La maire de Nantes et tous les acteurs économiques et élus de Loire Atlantique seraient bien mieux inspirés de remettre les points sur les i à l’Etat, qui ne cesse de se désengager dans la région. L’axe Nantes St Nazaire encombré et pas du tout adapté au trafic d’aujourd’hui, ca fait 20 ans qu’on en parle et que l’Etat ne finance pas les travaux de cette route nationale. On doit se contenter d’une 2x2 voies qui ne joue plus son rôle. Le périphérique de Nantes saturé, la aussi il y a des portions qui auraient du être depuis longtemps à 2x3 voies. Pourquoi les financements existent à Bordeaux ou Toulouse et pas à Nantes ? Le port de Nantes St Nazaire dont on retire des financements et maintenant NDDL qu’on abandonne aux zadistes ! Et l’avenir c’est quoi ? Le dépeçage du trafic de Nantes Atlantique sur Rennes, voire peut être Angers ? Tout cela est ridicule et va relancer les guerres de chapelle dans l’Ouest donc affaiblir le territoire. On n’a pas fini de prendre l’avion à Paris
a écrit le 21/01/2018 à 12:08 :
Deux notions sont importantes, le pré-requis et le précédent. Le pré-requis veut que pour s'installer sur une terre, il faut détenir un droit de propriété, plein ou partiel (location). Les zadistes se sont emparés par la force de terres qui avaient fait l'objet d'expropriation et qui appartiennent à l'Etat. La logique voudrait que l'Etat revende les terres pour se rembourser des expropriations, avec une priorité à ceux qui ont été expropriés.
Le précédent (spécialité française créer des problèmes en ne faisant pas respecter la Loi), serait de favoriser par rapport aux paysans expropriés, les zadistes, des gens qui ont enfreints la Loi, au prétexte d'empêcher une construction dangereuse pour l'environnement et qui veulent rester sur place, alors qu'ils ont obtenu gain de cause.
Par contre, si les paysans ne veulent pas racheter leurs terres et que les zadistes acceptent de les racheter, eux, pourquoi pas. Mais qu'on les leur donne à l'euro symbolique au prétexte qu'ils auraient des projets de vie intéressants... cela serait faire un précédent : quiconque a un projet qu'il qualifie d'original peut s'installer en France sur un terrain communal, régional, national et se l'approprier gratuitement. Les migrants économiques et autres sans papiers, les squatteurs professionnels ... sauront ce qu'ils leur restent à faire, la France regorge de bois et parcs naturels à leur disposition. Il y a déjà des gens qui s'installent par-ci par là, au prétexte de promouvoir le développement durable avec un habitat invisible des autorités dans un endroit reculé. Heureusement que la plage de Beauduc vient d'être réglementée, sinon, si les zaddistes obtiennent des terres gratuites, les squatteurs de Beauduc auraient réclamer la propriété de "leur plage".
a écrit le 21/01/2018 à 11:06 :
On peut penser qu'avant se s'engager sur d'autres projets dans cette région,l'état devra indemniser tous ses partenaires qui s'étaient engagés a NDDL.Redistribuer les terres qui vont être a nouveau agricoles et surtout en donner aux zadistes qui ne sont pas tous partants.
a écrit le 21/01/2018 à 10:22 :
Dans une logique d'aménagement du sud Bretagne. Un grand triangle économique Rennes-Vannes-Angers-Nantes-St Saint-Nazaire aurait pu être fédéré par ce nouvel aéroport. Le transfert de l'aéroport avait du sens !!!. Mais il aurait fallu dire qu'il fallait fermer au trafic commercial public les aéroports de Rennes et celui d'Angers....
On va arriver dans une logique d'éclatement, Angers rêve maintenant de développer son aéroport pourtant non rentable à ce jour. Certains à Rennes veulent développer un aéroport bien proche de la ville (aider dans ce sens par le premier ministre et le Drian qui doit agir en souterrain). L'agrandissement de l'aéroport de Nantes et l'allongement de sa piste vers le sud est possible mais j'ai du mal à croire que l'impact écologique n'est pas majeur car les avions se rapprocheront forcément du lac de Grand lieu (site natura 2000) qui est juste à côté et dans l"axe de la piste. Que les écolos zadistes et autres ne viennent pas maintenant faire du lobbying pour expliquer que cette agrandissement est impossible à faire.... car il y a des oiseaux et que des habitants urbains vont souffrir des nuisances. Le risque est pourtant bien présent ...
Réponse de le 21/01/2018 à 14:10 :
L'agrandissement de Nantes Atlantique ne se fera probablement pas, car il entrainera des coûts monstrueux (nouveau plan d'exposition au bruit entrainant de subventionner l'isolation phonique de dizaine de milliers de logements, protection du lac de Grand Lieu, véritable Zone à Défendre, lui...). Dans ces conditions, il faut au contraire envisager de réduire le trafic à Nantes Atlantique, voire le supprimer, exception faite du fret de l'usine Airbus. Dans ces conditions, la solution alternative est le développement de Rennes-Saint Jacques, la relance d'Angers-Marcé largement sous-utilisé et la réouverture de Saint Nazaire-Montoir au trafic commercial. Aucun des trois n'est aussi mal foutu que Nantes Atlantique (et même plutôt bien conçu car récent pour Angers Marcé).
Réponse de le 21/01/2018 à 16:26 :
@bruno_bd
Le grand centre urbain du Sud Bretagne et du nord Vendéen demeure Nantes. L'aéroport de Rennes est lui même bloqué dans son développement car coincé par la vilaine et à proximité de la Vilaine (et tout à côté de Rennes).
Quant à Angers, trop décentré par rapport au cœur Vannes - St Nazaire -Nantes -Rennes -Vendée (il est au nord d'Angers et n'a que 10.000 passagers en 2016 .... rien à voir avec les 5 millions de Nantes).
Je pense qu'on reparlera plus tard longtemps de ce paradoxe ou des pseudos écologiques sont arrivés à faire que le trafic aérien de Nantes et Rennes se soit accru sur la périphérie urbaine dense des villes plus que dans une zone de campagne peu dense qui n'a rien de remarquable.
Le Lac de grand lieu sera le grand perdant de ce qui vient de se passer. Mais il parait que le bruit des avions sur le lac ne perturbe plus les oiseaux car ils sont habitués ....
Pour ce qui me concerne je trouve Nantes Atlantique très bien foutu.... Mais victime de son succès, il sature...
Réponse de le 21/01/2018 à 20:03 :
@nantes44 : pour le nord Vendée (ou pour le pôle économique, d'importance significative, de Cholet), Nantes ou Angers, c'est kif-kif, non ? Angers-Marcé est éloigné de la ville pour éviter les survols de zones habitées au décollage et à l'atterrissage et il a un bon potentiel d'extension. Et il y a aussi Saint Nazaire Montoir qui peut servir au service passagers. Quant aux oiseaux du lac de Grand Lieu ils ne sont peut être plus gênés par le bruit des avions, mais un jour un avion pourrait bien être gêné par des oiseaux du Lac de Grand Lieu si un de ses réacteurs ingère un ou des oiseaux en phase de décollage (ce qui risque de se produire en cas d'allongement de la piste vers le sud).
a écrit le 21/01/2018 à 1:41 :
L agrandissement n est pas réaliste
Sur le long terme
Il sera saturé dans 15 ans
On risque des accidents là piste va être allongé vers la zone natura 2000 ou il y a déjà eu des accidents avec des oiseaux

La seul motivation de macron est d éviter une guérilla avec les zadistes
Les 1500 hectares de terre perdus ça représente quoi sur 27 millions en France ?

On verra avec le futur président en 2022 car rien ne sera construit avant
A suivre
Réponse de le 24/01/2018 à 21:39 :
Le problème est que la déclaration d'utilité publique de NDDL expire le 8 février et ne sera pas renouvelée. Même si dans 4 ans une alternance permettait de revenir à la raison et de relancer la construction d'un aéroport dans le secteur bien peu remarquable de NDDL il faudrait recommencer toute la procédure à 0, enquête publique, expropriations,... autrement dit on repartirait pour 20 ans... au terme desquels on ressasserait à nouveau que c'est un vieux projet pas adapté etc etc... Et entre temps Viinci aura été indemnisé, les terrains revendus (sans doute moins cher que les indemnités d'expropriation qui ont été versées car les terres agricoles, de faible qualité par là, n'y valent pas grand chose), bref des centaines de millions jetés par les fenêtres. Donc NDDL, c'est fini et bien fini, et Nantes n'aura jamais d'aéroport à niveau, sauf à créer de considérables nuisances. Il faut donc que la ville se tourne vers les autres aéroports du secteur pour sa desserte aérienne
a écrit le 20/01/2018 à 16:30 :
Sans connaître ni Nantes, ni la région, on peut avoir un avis. Qui considère le projet de NDDL était une aberration. Son emplacement, pas d'avis; mais sa conception: complètement à côté de la plaque. Il est établi depuis des décennies, qu'on ne peut pas remplir un long courrier (gros) avec un marché local (petit). Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, voire Lille s'y sont essayées, et cela n'a jamais marché. Et la rentabilité des quelques lignes niçoises portent à la moquerie... Il n'y avait donc aucun besoin de 2 pistes; encore moins de 3000m. On en arrive à dire que Ségolène Royal avait raison; c'est dur !!! Qui plus est, vouloir "prendre Rennes en ôtage" pour se justifier, c'est "limite". Par contre, et contrairement aux déclarations gouvernementales, les solutions alternatives ne sont pas près d'être opérationnelles. Les riverains de l'aéroport actuel ne vont pas rester spectateurs. Un exemple: parlant. Lors de la construction de l'A104 (troisième périphérique de Paris), une association (seule) a réussi à faire capoter le plan initial d'un tronçon, direct, et forcé les pouvoirs publics à organiser un contournement de 10 km; écologiquement, on fait mieux, vu le trafic impliqué. A Nantes, Rennes,... personne ne peut dire comment cela va tourner. Quant à la preuve qu'on est bien dans un NIMBY total, ce sont ces réactions: "à St Nazaire; à Angers"... Et que l'aspect "triton" est une fumisterie.
Réponse de le 21/01/2018 à 13:58 :
Vous l’avez dit vous-même : vous ne connaissez pas Nantes et sa région. Et pourtant vous avez un avis, comme 80% des Français qui ne connaissent pas ce dossier mais qui ont quand même un avis, au travers du prisme des médias. Le projet NDDL était un bon projet mais il est mort de cela, de gens qui n’y connaissent rien (au dossier) mais donnaient leur avis, c’est pitoyable. Maintenant pour reprendre votre exemple de détournement de l’A104 à cause d’une association, avez-vous entendu parler du détournement de l’A83 Nantes Bordeaux au niveau de Niort ? C’etait l’un des premiers faits d’armes de notre Ségolène nationale. Un vrai poison pour les Nantais. Détournement de 50 bornes pour préserver des grenouilles
Réponse de le 21/01/2018 à 13:59 :
Ayant toujours été favorable au projet NDDL, je ne me sens pas visé par le NIMBY.
Je constate simplement :
1) que le trafic aérien au départ et à destination de la région des Pays de Loire est appelé à croître fortement en raison de la dynamique économique et démographique de la région
2) qu'une poignée d'excités violents (bien aidée par la couardise des différents exécutifs a réussi à faire annuler le projet , en bafouant la démocratie locale et la justice). La conséquence est l'impossibilité de relancer un projet de grand aéroport
3) l'extension de Nantes Atlantique pour absorber l'augmentation du trafic est, en raison de la configuration des lieux (coincé entre la ville et la réserve de GrandLieu et avec sa piste alignée sur cet axe ) une vaste fumisterie qui entraînera de nombreux recours qui ont de bonnes chances d'aboutir, entraînant soit sn annulation, soit la nécessité d'isoler phoniquement des dizaines de milliers de logement.
4) Angers, Saint Nazaire et Rennes, toutes 3 proches de Nantes, disposent d'aéroports sous utilisés avec des pistes suffisantes (ou facilement rallongeables) et configurés de manière nettement moins défavorables aux riverains et à l'environnement que Nantes Atlantique. Ces 3 villes sont correctement reliées à Nantes par route et par fer (à quelques élargissements routiers près).
L'idée logique est de tirer les conséquences et au lieu de faire un grand aéroport à Nantes, d'en faire 3 moyens autour de Nantes, de manière à réduire voire supprimer le trafic à Nantes Atlantique (exception faite de celui de l'usine Airbus).
Réponse de le 21/01/2018 à 20:37 :
J'ai lu des trucs et des idioties depuis des semaines et ça commence à me fatiguer assez sérieusement.

Partout dans le monde (sur la planète Terre pour être plus clair) on construit un aéroport en fonction de la DENSITÉ de la population actuelle et estimée dans les 20-25 prochaines années selon les rapports d'experts (et quelle firme comptable internationale on paie pour rédiger ce rapport)... et on compare ce ''rapport d'experts'' avec des données démographiques et socio-économiques de cabinets ou d'experts indépendants.

Cela dit ! Il y a des dizaines d'exemples en Occident où on a construit des aéroports absolument pour rien, détruisant des lieux de vie, des villages, des populations pour des lubies psychotiques de certains élus en mal de notoriété narcissique....

Il faut arrêter de délirer sur des concepts fallacieux et stupides qu'en créant des infrastructures inutiles et ubuesques on peut attirer des investisseurs étrangers... c'est tout le contraire.

J'ai habité Nantes. Je connais la région... que j'aime, apprécie et adore sur plusieurs aspects mais jamais je n'accepterais de financer une idiotie comme NDDL... Nantes et sa région se retrouverait sous des dettes insurmontables qu'ils n'imaginent même pas.

Nous sommes quelques personnes qui avons fait des recommandations très précises et documentées... les lire seraient un signe d'intelligence.
a écrit le 20/01/2018 à 12:28 :
Un TGV reliant Nantes à Roissy en 1h30 est de toute façon un plus, vision jacobine ou pas. Pour le reste, l'état, on peut l'espérer aidera la région pour se désenclaver.
NDL était un projet mal ficelé , un simple transfert de nuisances entre les habitants du sud de Nantes et ceux du nord. A suivre ....
Réponse de le 21/01/2018 à 0:12 :
le prolongement de la LGV Atlantique du Mans à Rennes ayant coûté 3,4 milliards d'€ (5 aéroports de NDDL) le prolongement de la LGV vers Nantes qui se chiffrerait sans doute au même niveau n'est pas pour demain.
Réponse de le 21/01/2018 à 0:17 :
Projet tellement mal ficelé qu'aucun recours contre celui-ci n'a abouti. Et transfert d'une nuisance concernant des dizaines de milliers de personnes et une vraie zone naturelle à défendre (le lac de Grandlieu) vers un bocage très peu peuplé et sans intérêt. ort heureusement il s'écoulera des décennies avant que le projet d'extension de Nantes Atlantique voie le jour.
a écrit le 20/01/2018 à 12:00 :
Et voila les écolos ont gagnés contre le droit et la volonté des habitants et maintenant le CONtribuable paye la facture.
Combien de chomeurs, de rentrées fiscales en moins?
Il faut dire et répéter que ces gens sot prets à tout pour ramenner l'humanitée à 500 millions d'humains. Y com ptris au mensonge le plus éhonté.
a écrit le 20/01/2018 à 11:56 :
A entendre certains, la région Grand Ouest - on ne sait pas ce que cela signifie d'ailleurs, car La Rochelle, Bordeaux ou Biarritz sont autant à l'ouest que Caen, mais passons - va tomber dans l'oubli et la décrépitude.
Rappelons quand même pour ceux qui ne connaissent pas que c'est une des régions avec la plus forte croissance démographique, à la fois naturelle et migratoire, et la plus forte croissance économique. Nantes et Rennes sont les métropoles avec le plus faible taux de chômage et c'est le cas globalement de toute la région.
Alors oui, Nantes a pris beaucoup de retard sur Rennes et Bordeaux. Par exemple, en matière de transports en commun urbains, qui sont insuffisants et dépassés, faute d'investissement depuis vingt ans. Ou bien les lignes ferroviaires, qui font des opérations escargot, que ce soit vers Bordeaux, La Rochelle, Rennes, Angers ou Saint-Nazaire. Mais cela aussi est la faute d'Emmanuel Macron ?
On est sur une agglomération qui a pris 30 000 habitants en cinq ans, et cela s'accélère. Or les routes, les trottoirs, les bus et donc les avions, sont toujours les mêmes, non pardon ce sont les mêmes mais en plus vieux.
Faute de transports en commun suffisants, sécurisés, fréquents, (il n'y en a même pas pour desservir l'aéroport actuel qui est pourtant dans la ville, comme chacun sait maintenant), faute de TER fiables et rapides, faute de pistes cyclables, pratiquement tout le monde ne se déplace qu'en voiture, avec tous les problèmes (embouteillages monstres, bruit, pollution, accidents etc...) que cela peut engendrer. Il est illusoire de réduire les problèmes de développement de la ville au seul aéroport.
Espérons que cette décision contraire aux souhaits de la mairie et de la région obligera celles-ci à se re-concentrer sur les vrais problèmes que rencontrent les habitants et les entreprises, sans cesse plus nombreux.
Réponse de le 20/01/2018 à 14:57 :
Je partage votre point de vue, et il faudrait savoir raison garder : on dirait que tout l'avenir de cette région était suspendu à cet aéroport. Et là, patatras, il ne se fait plus, et tout le gratin politico-économique du coin de se plaindre du rail, des routes, des transports en commun, etc... Mais qu'ont-ils fait depuis ces 20 à 30 dernières années ? Attendre cet aéroport comme le messie !
Il faudrait enlever ces oeillères et voir un peu ailleurs. Par exemple, l'aéroport de Genève-Cointrin doit faire face aux mêmes contraintes environnementales que Nantes, sinon plus (en zone urbaine dense, manque d'espace, pollution sonore, proximité d'une frontière, etc...) et ce depuis des décennies, ce qui ne l'empêche pas d'accueillir 17 millions de passagers avec une seule piste avec un haut niveau de services. Je recommande donc à tous les pleurnichards du grand ouest d'aller prendre des leçons d'organisation, d'imagination et de ... modestie auprès de nos amis suisses qui leur apprendront aussi au passage à mieux gérer les deniers publics dans ce genre de grand projet.
a écrit le 20/01/2018 à 10:01 :
soutenont le projet d'extension de l'aeroport d'angers qui géographiquement aurait du avoir le siege des Pays de la Loire sans les pressionS de mt GUICHARD;
Réponse de le 21/01/2018 à 10:36 :
la logique voudrait qu'on centralise les aéroports en France pas de les éclater ...
Réponse de le 21/01/2018 à 14:52 :
Quoi il y a un projet d’extension pour Angers ?? Finance par qui, par le contribuable encore une fois je suppose ? Vous n’avez pas de voyageurs dans cet aéroport et vous voulez y remettre de l’argent ?? Cet aéroport est une honte et quand on parle de caprice de baron de province, Angers Marce en est l’illustration parfaite !
a écrit le 19/01/2018 à 18:45 :
A lire ce papier on pourrait croire que cette région est au bord de l'effondrement. Un projet, certes de taille, est annulé, et nous voilà avec sur les bras la totalité des infrastructures "à la dérive" à refaire : le rail, les autoroutes, les ports et j'en passe.
Je peux comprendre la déception, mais il y a beaucoup d'autres régions en France qui méritent autant, sinon plus que ce grand ouest dont les dirigeants sont les premiers à reconnaitre la bonne santé économique, le faible taux de chômage, etc...
Décidément, le monde d'aujourd'hui est à l'égocentrisme, sinon l'égoïsme, à la volonté de puissance, à l'orgueil au delà de toute mesure : de la Catalogne au Crédit Mutuel Arkéa (tiens, encore l'ouest :-), c'est chacun pour sa gueule et tant pis (ou tant mieux !) si le voisin est plus mal loti que soi.
Réponse de le 20/01/2018 à 10:46 :
Vous avez en partie raison, la région n'est pas au bord du gouffre même si la non-décision de lundi laisse entier le problème aéroportuaire de Nantes, comme on le voit. Si la mise à 2*3 voies de la liaison Nantes Saint Nazaire se fait rapidement (on peut rêver vu le temps que met ce genre de projet à se réaliser et le temps qu'il a fallu pour faire son élargissement sur quelques km autour de Savenay... et en plus cet élargissement éventuel longe la ZAD de NDDL...) pourquoi ne pas faire de l'aéroport de Saint Nazaire Montoir l'aéroport de Nantes ? La desserte pourrait aussi se faire par des navettes ferroviaires ET routières cadencées directes entre Nantes et l'aéroport. Ce qui permettrait de fermer ou quasiment Nantes Atlantique (seuls devraient encore y décoller et se poser des avions d'Airbus)
Réponse de le 20/01/2018 à 12:05 :
La liaison ferroviaire Nantes - Saint-Nazaire - Le Croisic est catastrophique et de plus en plus, presque impraticable les week-ends où il fait beau, ce qui explique qu'il y ait tant de monde sur la route d'ailleurs. Je ne vois pas par quel miracle cela s'améliorerait.
Il n'était d'ailleurs pas prévu de transports en commun vers NDDL. Les routes auraient été assez drôles, je pense.
Réponse de le 21/01/2018 à 0:23 :
@@bruno : il faudrait évidemment élargir la N165 et la N171 à 2*3 voire 2*4 voies. Et je trouve la desserte ferroviaire St Nazaire-Nantes (et plus généralement les TER) plutôt efficaces. De toutes façons faut pas rêver, la région Pays de Loire est en forte croissance démographique, il faut bien y accroître les moyens de transport.

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