Premier de la classe. Havas a enregistré une nette accélération de sa croissance au deuxième trimestre, dépassant les attentes et les chiffres de ses principaux concurrents, dopé par une activité soutenue en Grande-Bretagne et les pays émergents ainsi que par des gains de nouveaux budgets. La croissance organique, indicateur clé du secteur, du sixième groupe publicitaire mondial, contrôlé par le groupe Bolloré, s'est élevée à 7,9% au deuxième trimestre, contre 3% au premier. Havas signe ainsi la meilleure performance du secteur, à comparer aux 4,4% du numéro un mondial WPP et aux 0,5% de Publicis. Sur le semestre, les revenus de Havas ont progressé de 2,7% en données brutes et de 5,7% hors variations de change et de périmètre, à 867 millions d'euros.
Le groupe a dû publier un peu en avance ses résultats semestriels, vers 16h vendredi après midi, après des fuites sur le réseau social Twitter. L'action Havas, qui reculait de 1,7% avant la publication, a fini en hausse de 2,8% à 6,22 euros, lui donnant une capitalisation boursière de 2,5 milliards d'euros. Toutes les zones sont en croissance, en particulier l'Europe où Havas affiche une progression de 8% au deuxième trimestre, dopé par le bond de 14,8% de son activité en Grande-Bretagne, tandis que la France est à +2,5%, grâce au dynamisme de BETC et de Havas Media. En Asie-Pacifique et Afrique, la croissance a été de 16,2%.
Havas a aussi profité des nouveaux budgets décrochés tels que Disney, Barclays, Emirates et PayPal, soit 1,28 milliard d'euros de « new business » net au premier semestre contre 838 millions il y a un an. La marge opérationnelle a légèrement augmenté à 13,2% et le résultat net a progressé de 6,9% à 62 millions d'euros.
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Dans une interview au Figaro, Yannick Bolloré fait allusion à son concurrent Publicis, qui a annulé son méga-mariage avec Omnicom en mai et serait en discussions pour racheter le français Criteo, spécialiste du reciblage publicitaire sur Internet, et valorisé 2 milliards de dollars.
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