Amazon : les employés et partenaires français vont recevoir une prime de 500 à 1.000 euros

 |  | 403 mots
Lecture 2 min.
Le 16 avril, le groupe avait décidé de fermer ses six entrepôts en France après des décisions de justice lui enjoignant de procéder à une évaluation des risques liés au coronavirus avec les représentants du personnel.
Le 16 avril, le groupe avait décidé de fermer ses six entrepôts en France après des décisions de justice lui enjoignant de procéder à une évaluation des risques liés au coronavirus avec les représentants du personnel. (Crédits : Pascal Rossignol)
Cette prime, explique Amazon dans un communiqué, "vise à reconnaître l'engagement remarquable de toutes [les] équipes opérationnelles, qui ont été en première ligne pour les clients pendant la crise mondiale". Pendant le confinement, l'entreprise avait été au coeur d'un bras de fer avec les organisations syndicales et la justice.

Plus de 14.000 employés et partenaires français d'Amazon "qui ont été en première ligne de la chaîne logistique au mois de juillet", vont recevoir une prime exceptionnelle de 500 à 1.000 euros, a annoncé le groupe.

Son versement "est réalisé sur la base des mécanismes proposés par le gouvernement et vise à reconnaître l'engagement remarquable de toutes nos équipes opérationnelles, qui ont été en première ligne pour les clients pendant la crise mondiale [...] qu'il s'agisse des agents d'exploitation logistique qui préparent les commandes dans nos sites comme des partenaires qui livrent les commandes au client", a expliqué Amazon dans un communiqué.

La prime sera attribuée aux "8.380 salariés dans les centres de distribution, les centres de tri et les agences de livraison français. 2.354 intérimaires sont également concernés par cette prime. Par ailleurs, les 3.400 livreurs du dernier kilomètre sont également éligibles", a précisé le groupe à l'AFP.

"Un prorata est appliqué pour les travailleurs à temps partiel", a-t-il complété. Et cela s'ajoute "aux différentes primes qui ont été accordées aux collaborateurs de première ligne pendant les premiers mois de la pandémie (prime de 2 euros pour chaque heure de travail, majoration double des heures supplémentaires, temps de pause supplémentaire, etc.)".

"Cette prime est octroyée à la suite des négociations annuelles sur les salaires qui ont abouti à un accord collectif signé à l'unanimité par les syndicats représentatifs de l'entreprise", selon le communiqué de l'entreprise.

Bras de fer

Pendant le confinement, l'entreprise avait été au coeur d'un bras de fer avec les organisations syndicales et la justice.

Le 16 avril, le groupe avait décidé de fermer ses six entrepôts en France - en continuant les livraisons depuis ses plateformes à l'étranger et certains sites français non concernés par l'injonction - après des décisions de justice lui enjoignant de procéder à une évaluation des risques liés au coronavirus avec les représentants du personnel.

Lire aussi : Coronavirus : "personne ne se sent en sécurité chez Amazon en France"

La justice pointait des manquements de sécurité, notamment dans les vestiaires ou aux portiques d'entrée et surtout demandait à Amazon de consulter les représentants du personnel et non d'imposer unilatéralement des mesures.

Un accord avait finalement été trouvé avec les organisations syndicales CFDT, CGT, FO et SUD et l'activité avait repris le 19 mai.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/08/2020 à 20:31 :
Quel rapace !! C'est très insuffisant. Il faut en finir avec l'exploitation des employés. Ce sont des boulots ingrats qui méritent de meilleurs salaires et pas une petite prime ponctuelle. La pénibilité doit être mieux récompensée. Il faut un label qui distingue les entreprises qui versent de bons salaires aux ouvriers et aux employés. Je vais cesser d'acheter à Amazon, je supporte pas les rapaces.
a écrit le 06/08/2020 à 14:03 :
Ca va poser des problèmes à ceux qui prennent Bezos pour le dernier des barbares.
Je ne serais pas pour autant client, faut bien rester objectif.
a écrit le 06/08/2020 à 13:24 :
... parce que, comme les soignants, ils ont simplement fait le boulot qu'ils ont choisi et pour lequel ils sont déjà fort bien payés ? Voire surpayés par rapports à leurs formations et compétences (quand on voit les sous-compétences du personnel médical français) ? Scandaleux !
a écrit le 06/08/2020 à 11:45 :
Tant qu'il y aura des robots qui donnent des ordres aux humains dans leurs entrepôts ils exposeront toujours plus de mépris envers la vie humaine que du respect.

Par ailleurs cette fixette sur les primes, au lieu des augmentations de salaires dans un pays où ils n'augmentent plus depuis au moins dix ans en plus, n'est qu'une carotte à court terme exposant là aussi comme on voit d'abord et avant tout l'humain à exploiter pour ses seuls intérêts.

Mais bon nos LREM sont très primes également, on peut donc tranquillement déduire qu'ils tournent à ça eux-aussi. La prime sur la loi des retraites se faisant attendre du coup...

Primes partout, travail nul part.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :