Apple: le fisc français mène une enquête

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Trois années de fiscalité passées à la loupe. Apple France fait l'objet d'une enquête du fisc français pour les exercices 2011 à 2013, indiquent ses comptes déposés début avril au greffe du Tribunal de Commerce, alors que les montages fiscaux de la firme à la pomme sont déjà dans le collimateur de plusieurs pays, dont l'Italie ou l'Australie.
Le ministère des Finances, rappelant qu'il est tenu au secret fiscal, s'est refusé à tout commentaire sur cette information publiée initialement lundi par le site internet de L'Expansion.
Apple France, qui déclare 168 salariés, a publié un chiffre d'affaires de 52,5 millions d'euros pour son exercice décalé achevé en septembre 2014 qui correspond à la vente de services, pour un résultat net de 13 millions d'euros. Elle a acquitté un impôt sur les bénéfices de 7 millions d'euros pour cette période en France.
Les ventes des 21 magasins du groupe en France sont elles comptabilisées par une autre filiale, Apple Retail, qui affiche un chiffre d'affaires de 463 millions d'euros. Cette filiale, enregistrée à Cork en Irlande où la fiscalité est plus favorable, n'a payé qu'un peu plus d'un million d'euros d'impôt sur ses bénéfices qui se montent à près de 7 millions d'euros.
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Contacté par l'AFP, Apple n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'enquête fiscale en cours mais a rappelé ses précédentes déclarations selon lesquelles le groupe "paye tous les impôts qu'il doit". Une étude du cabinet Greenwich Consulting pour la Fédération française des télécoms estime le chiffre d'affaires d'Apple en France en 2011 à 3,2 milliards d'euros, alors que le groupe a déclaré des ventes grimpant à 257 millions d'euros.
La firme de Cupertino fait déjà l'objet d'une enquête des autorités fiscales en Australie et en Italie alors que la fronde monte en Europe contre les montages fiscaux de grandes multinationales qui leur permettent de minimiser leur imposition.
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La Commission européenne a ainsi dévoilé un plan de lutte dont la mesure phare est l'échange d'informations sur les accords fiscaux passés entre les États et les multinationales. Elle estime que l'évasion fiscale prive chaque année les 28 Etats membres de plusieurs milliards d'euros.
(Avec AFP)
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