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Atos renonce à la plus grosse acquisition de son histoire, les marchés sont soulagés

Reuters

Publié le 02 février 2021 à 13:14 - Mis à jour le 02 février 2021 à 13:43

Atos a fait une proposition d'achat de plus de 10 milliards de dollars sur l'americain dxc technology

Photo d'illustration

Philippe Wojazer

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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DXC Technology (né de la scission de Hewlett-Packard), c'est fini. Si l'opération s'était réalisée, elle aurait donné lieu à la plus importante acquisition jamais effectuée par le groupe informatique français. L'objectif était de "créer un leader des services digitaux" avait précisé en janvier Atos, dont l'annonce, à l'époque, avait fait plonger son titre de plus de 11%. Très symétriquement, le renoncement d'Atos a boosté de plus de 4% son cours de Bourse ce matin. Bref, les marchés sont soulagés.

Le groupe français de conseil en informatique et son concurrent américain DXC Technology ont annoncé mardi avoir décidé de mettre fin à leurs discussions en vue d'une éventuelle transaction.

L'annonce avait fait plonger la confiance des investisseurs dans Atos

Citant des sources au fait du dossier, Reuters a rapporté le mois dernier qu'Atos avait fait une proposition d'achat à DXC Technology le valorisant à plus de 10 milliards de dollars (8,28 milliards d'euros), ce qui aurait donné lieu à la plus importante acquisition jamais effectuée par le groupe français.

Atos avait ensuite confirmé avoir approché DXC Technology concernant une transaction amicale, ce qui s'était traduit par une baisse de 13,05% de son action en Bourse de Paris.

Une opération "amicale" mais jugée sévèrement par DXC

DXC Technology a déclaré mardi que l'offre avait été jugée insuffisante et que les deux entreprises étaient convenues de ne pas mener de discussions supplémentaires.

"Après avoir partagé certaines informations de haut niveau afin d'aiderAtosà comprendre pourquoi le conseil d'administration estime que la proposition sous-évalue DXC,Atoset DXC ont accepté aujourd'hui de mettre fin à des discussions supplémentaires", écrit le spécialiste américain des services du numérique.

Atos acte la fin des négociations, les marchés soulagés

Dans un communiqué distinct, Atos a annoncé de son côté que son conseil d'administration avait décidé à l'unanimité de ne pas poursuivre une éventuelle transaction avec DXC.

En Bourse, Atos gagne 2,69% à 67,14 euros à 11h21 après avoir grimpé jusqu'à 7,4% en début d'échanges, les investisseurs ayant accueilli favorablement l'abandon d'une éventuelle opération.

Les analystes de Citi estiment que la fin des discussions entre les deux groupes devrait soulager le marché, inquiet notamment des implications financières pour Atos d'un rapprochement avec DXC.

"Nous prévoyons toutefois une baisse de confiance dans la stratégie du groupe français parmi les investisseurs, ce qui menace le cours d'Atosà court terme", ajoute la banque américaine.

Les analystes ajoutent dans leur note qu'ils ne s'attendent pas à ce que le titre efface totalement les pertes subies depuis la confirmation de l'approche de DXC Technology.

Né de la scission de Hewlett-Packard

DXC, né en 2017 de la scission des activités de services aux entreprises de Hewlett Packard Enterprise, fait face à une dette croissante et son directeur général Mike Salvino a annoncé un examen stratégique des actifs jugés non essentiels.

De son côté, Atos a multiplié ces derniers mois les opérations de rachat dans les secteurs tels que la cybersécurité, l'intelligence artificielle et le conseil numérique.

À lire également

  • Atos propose son arbitrage pour la course à la supériorité quantique
  • La Bourse de Paris prête à poursuivre son rebond (malgré Atos) à la suite des records de Wall Street
  • Atos met 10 milliards de dollars sur la table pour s'offrir l'américain DXC Technology
  • Édouard Philippe va être proposé comme administrateur indépendant d'Atos
  • Atos : Elie Girard succède à Thierry Breton comme directeur général
  • Gemalto : Atos jette l'éponge, Thales rafle la mise

Un rachat de DXC lui aurait permis de renforcer sa présence aux Etats-Unis, en lui donnant accès à un large éventail de clients et de produits, notamment des applications d'analyse et de "cloud" et des services d'externalisation informatique.

Reuters

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