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Très critiqué lors de la campagne présidentielle américaine pour son rôle présumé dans la diffusion de fausses informations, Facebook a décidé de développer des partenariats avec des médias reconnus dans leurs pratiques du factchecking. Dans un post de blog diffusé en fin de semaine dernière, la firme a détaillé ses propositions.
Adam Mosseri, vice-président de News Feed, le département du réseau social qui gère les fils d'actualité a apporté quelques explications dans le post précité :
Les utilisateurs pourront ainsi signaler les contenus et des liens présentant de fausses informations comme ils peuvent déjà le faire pour des messages illégaux.
Pour assurer une meilleure crédibilité au travail de vérification, Facebook a décidé de s'associer à des organisations membres de The International Fact-Checking Network telles que Politifact, Snopes, ABC News, Associated Press. Ces médias ont signé une charte qui les oblige à respecter quelques principes dans leurs pratiques journalistiques.
Si la vérification effectuée par les médias révèle des informations falsifiées, le contenu sera alors assorti d'un drapeau rouge contenant un point d'exclamation comme l'illustre la vidéo ci-dessus. Une phrase sera également ajoutée pour préciser que ce contenu est remis en cause par plusieurs médias. Il devrait être toujours possible en revanche de partager le contenu mais l'utilisateur ne pourra pas enlever le signalement.
Par ailleurs, Adam Mosseri a également précisé que Facebook devrait prendre des mesures pour réduire la possibilité de se faire de l'argent pour ces plateformes via Facebook. Le contenu sponsorisé devrait être rendu bien plus difficile.
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Les efforts apparents de Facebook pour lutter contre la désinformation sont parfois remis en cause. C'est notamment le cas du sociologue spécialiste des réseaux sociaux Antonio Casilli qui a avancé quelques réserves dans une interview vidéo accordée à Médiapart ce 17 décembre (8'40) :
Pour le maître de conférences, ce qui a fait élire Trump, ce ne sont « pas les algorithmes, mais des millions de "tâcherons du clic" sous-payés » comme il l'expliquait sur son blog il y a un mois :
Antonio Casilli fait ici référence à la Macédoine où une enquête de BuzzFeed News a identifié plus de 100 sites web pro-Trump gérés depuis une seule ville de cette république d'ex-Yougoslavie :
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"Plusieurs adolescents qui gèrent ces sites ont déclaré à BuzzFeed News qu'ils avaient vite compris que le moyen de générer un maximum de visites était de répandre leurs articles sur Facebook, et que la meilleure façon d'obtenir des partages sur Facebook était de publier des contenus sensationnalistes et souvent faux destinés aux partisans de Donald Trump."
La lutte contre la désinformation sur le célèbre réseau social s'annonce bien ardue.
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