IBM dans le collimateur de Bruxelles
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Un communiqué signé de la Commission européenne et publié ce lundi indique que des enquêtes antitrust formelles contre IBM ont été ouvertes dans deux affaires d'infractions présumées aux règles de l'Union européenne en matière d'abus de position dominante sur le marché des serveurs centraux ("mainframes").
Les serveurs centraux sont de puissants ordinateurs utilisés à l'échelle mondiale par grand nombre de grandes entreprises et d'institutions gouvernementales afin de stocker et traiter des informations essentielles. Le poids d'IBM sur ce segment atteint 8,5 milliards d'euros dont 3 milliards au sein de l'Union européenne.
La première enquête repose sur la plainte de deux sociétés: l'une américaine ,T3, l'autre française, Turbo Hercules. Toutes les deux accusent IBM de lier son matériel pour serveurs centraux à son propre système d'exploitation. De fait, en agissant ainsi, IBM, aux dires des plaignants, empêcherait aux clients d'utiliser les systèmes de leur choix sur les équipements de leur choix, pénalisant in fine les autres fabriquants de logiciels.
Quant à la deuxième enquête, elle est à l'initiative de la Commission elle-même. Les autorités de la concurrence soupçonne en effet un "comportement discriminatoire" d'IBM "vis-à-vis de ses concurrents fournissant des services d'entretien des serveurs centraux". Autrement dit, IBM pourrait évincer ses concurrents du marché "en restreignant ou en retardant l'accès aux pièces de rechange" dont il est le seul fournisseur".
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Au premier trimestre, IBM a pourtant vu dans la zone EMEA (Europe, Mpyen-Orient, Afrique) sa part de marché s'effriter pour s'établir selon le cabinet Gartner à 23,7% contre 29% un an plus tôt, derrière son compatriote HP (40,9%). Perte de vitesse qui, au niveau mondial, lui a même valu sa première place.
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