Le ministre Jean-Noël Barrot propose à Sam Altman, le fondateur de ChatGPT, de venir travailler en France
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Jean-Noël Barrot, lors du dernier Tech for Future, organisé par La Tribune
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Jean-Noël Barrot, lors du dernier Tech for Future, organisé par La Tribune
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Si Sam Altman n'est plus en odeur de sainteté chez OpenAI, il est en revanche le bienvenu en France. Ce samedi, au lendemain de son éviction brutale à la tête de la startup californienne à l'origine de la plateforme d'intelligence artificielle (IA) générative ChatGPT, la star de la Silicon Valley a été invité à venir travailler dans l'Hexagone par Jean-Noël Barrot, le ministre délégué chargé du Numérique.
Une déclaration qui intervient au lendemain du lancement en France de Kuytai, un laboratoire « à but non lucratif » dédié à la recherche « ouverte » en IA. Créé par deux grands patrons, Xavier Niel (Iliad) et Rodolphe Saadé (CMA CGM, propriétaire de La Tribune) ce laboratoire doté de 300 millions d'euros nourrit l'ambition, par exemple, de créer son propre modèle de langage. Soutenu par Emmanuel Macron qui est intervenu par vidéo lors de l'annonce du lancement vendredi le laboratoire compte également Eric Schmidt, ancien patron de Google, dans son trio de cofondateurs.
L'équipe de Kuytai est constituée d'un groupe de chercheurs qui ont déjà travaillé pour les grands acteurs de la tech, comme Facebook, Google ou Apple. Le Français Yann LeCun, directeur du laboratoire d'intelligence artificielle de Facebook, fait partie de son conseil scientifique, avec d'autres chercheurs internationaux. Dans la course à l'IA, la France souhaite faire émerger des « champions nationaux », a commenté Jean-Noël Barrot.
Kyutai s'ajoutera aux centres de recherche en intelligence artificielle installés à Paris par de grands groupes mondiaux. En 2015, Facebook y a ouvert un grand centre sous l'impulsion de Yann LeCun, expert IA de Meta et pionnier du « machine learning » qui a fondé l'IA moderne. DeepMind, filiale de Google, et sa maison mère Alphabet ont eux aussi ouvert des centres de recherche dans la capitale française, de même que le japonais Fujitsu, le coréen Samsung et l'américain IBM.
Autres atouts, la France dispose d'une recherche mathématique de haut niveau et d'une grosse puissance de calcul. Son supercalculateur Jean Zay, qui a permis de créer le grand modèle de langage Bloom, doit recevoir de l'Etat 50 millions d'euros supplémentaires. En revanche, les financements des startups françaises sont encore très loin des moyens des « big tech » américaines, dont OpenAI, financée par Microsoft. Hors le laboratoire Kyutai, qui n'est pas présenté comme une entreprise, Mistral, la startup française la plus richement dotée, n'a levé que 105 millions d'euros, quand la championne allemande Aleph Alpha vient d'en lever 500 millions. Selon la presse anglo-saxonne, Mistral serait cependant en train de lever 400 millions d'euros, information que son patron Arthur Mensch s'est refusé à commenter vendredi.
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