France 2030 : 5 milliards d'euros pour que les startups alimentent l'industrie
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Concrètement, à travers le plan, l'Etat va investir 5 milliards d'euros, dont 3 en fonds propres.
Elysée
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Concrètement, à travers le plan, l'Etat va investir 5 milliards d'euros, dont 3 en fonds propres.
Elysée
Bien que très axé sur l'industrie, la présentation du plan d'investissement « France 2030 » par Emmanuel Macron fait la part belle aux startups. « Notre pays va se réindustrialiser par les startups technologiques, le deeptech », a ainsi insisté le chef d'Etat tout au long de son discours ce 12 octobre. Pour lui, « l'industrie se nourrit des startups » et il a encouragé à mettre fin aux oppositions entre les deux écosystèmes.
Concrètement, à travers le plan, l'Etat va investir 5 milliards d'euros, dont 3 en fonds propres. Une fois de plus, la gestion de l'enveloppe sera confiée à Bpifrance, la banque publique d'investissement au cœur de l'animation de la French Tech. Le chef d'Etat souhaite que les « deeptech » -ces startups porteuses de projets d'innovation de rupture- et les « startups industrielles » puissent rapidement présenter leurs premiers prototypes ou démonstrateurs.
Pour parvenir à ce stade de développement, les jeunes pousses doivent recevoir un investissement initial qui peut se chiffrer en dizaines de millions d'euros, mais qui s'avère essentiel pour révéler le potentiel réel de la technologie. Si le prototype paraît prometteur, il attirera des financements supplémentaires. Sinon, le constat d'échec sera acté, et l'aide financière et humaine pourra se concentrer sur d'autres projets. Emmanuel Macron a insisté sur cette nécessité d'échouer vite et sans s'y attarder, pour se focaliser sur ce qui fonctionne, une mentalité héritée de la Silicon Valley. « Si nous perdons la bataille de l'industrialisation, nous perdons le marché », a mis en garde le président, avant d'ajouter : « Pas de révolution industrielle sans révolution du capital ».
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Parmi les interlocuteurs invités à s'exprimer, Xavier Lazarus, associé fondateur d'Elaia Partners (fonds d'investissement français spécialisé en tech) a fait écho au discours présidentiel : « Pour les deeptechs, nous ne pouvons pas nous passer du soutien de l'Etat ». L'homme d'affaires a précisé qu'il attendait le soutien public sur trois volets : l'investissement direct dans les entreprises, l'investissement dans les fonds d'investissements, et une augmentation des commandes publiques.