IA : « La politique cyber française s’est montrée prévoyante et pragmatique » (James Hodge, Splunk)
Guillaume Renouard, à Londres.
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... ideurs politiques.
LA TRIBUNE - Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de faire de son pays un champion international de l'intelligence artificielle. Il organise cet automne un grand sommet autour de la technologie. Où en est la régulation de l'IA au Royaume-Uni aujourd'hui ?
JAMES HODGE - Un livre blanc a été publié cet été, afin de proposer une approche « pro-innovation » de la régulation de l'IA, qui pourrait ouvrir la voie à une loi, l'an prochain. Y figure notamment l'idée de raisonner par industrie, plutôt que de traiter la technologie de manière monolithique. Il s'agit de tirer les enseignements de certaines erreurs commises par le RGPD, avec chaque site qui demande vos préférences en matière de cookies, alors que ce n'est pas toujours important pour l'internaute.
C'est la même chose pour l'IA : prenons d'un côté un chatbot avec lequel j'interagis pour obtenir un rendez-vous médical, à qui je transmets donc des informations de santé personnelles, et de l'autre un second chatbot auquel je pose quelques questions sur le site d'un fabricant d'électroménager, car j'essaie de comprendre pourquoi ma machine à laver ne marche plus. Il s'agit de la même technologie, mais les implications en matière de protection de la vie privée sont totalement différentes.
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Idem pour la reconnaissance faciale. On ne parle pas de la même chose, selon qu'il s'agisse de contrôler l'identité des passagers qui prennent le train ou pour une cellule antiterroriste de repérer un homme suspecté de vouloir commettre un attentat.
Guillaume Renouard, à Londres.