IA générative : l’Etat s’entoure d’experts pour forger sa doctrine
François Manens
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Matignon se place en fer de lance des discussions autour de l'intelligence artificielle générative.
CHRISTIAN HARTMANN
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Matignon se place en fer de lance des discussions autour de l'intelligence artificielle générative.
CHRISTIAN HARTMANN
Elisabeth Borne sur tous les fronts. Après l'autorisation de vendre les carburants à perte, l'intelligence artificielle générative. Et pour forger la stratégie du gouvernement pour ne pas rater le train de cette révolution technologique, la cheffe du gouvernement a lancé ce mardi le Comité interministériel sur l'intelligence artificielle générative, confirmant l'annonce de Matignon et de Bercy fin août de s'appuyer sur un collège d'experts et expertes. Hasard du calendrier, cette annonce survient quelques jours à peine après que l'entreprise de veille médiatique Onclusive a licencié plus de 217 employés pour les remplacer par... des outils d'intelligence artificielle générative. Un exemple probant des potentielles conséquences négatives de la technologie sur l'économie.
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Le terme d'intelligence artificielle générative s'est imposé dans le langage après le lancement de ChatGPT, fin novembre 2022. Depuis, les plus optimistes, comme OpenAI et Microsoft, y voient la plus grosse révolution technologique depuis internet. Alors forcément, personne ne veut rater le train. Entreprises et gouvernement se précipitent sur les processeurs spécialisés de Nvidia pour entraîner leur propres modèles d'IA, au point de faire exploser ses chiffres de vente. Mais cette ruée vers l'or s'accompagne de tout un ensemble de questions sociales, sociétales, ou encore d'éthique parfois mises de côté faute de temps. Du côté de Bercy, on met en garde :
François Manens