Six mois après l'entrée en Bourse, Deezer vise la rentabilité avant tout
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Deezer perd des abonnés, mais ne s'en inquiète pas.
CHARLES PLATIAU
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Deezer perd des abonnés, mais ne s'en inquiète pas.
CHARLES PLATIAU
Dès son entrée en Bourse l'été dernier, l'entreprise française de streaming musical a annoncé qu'elle visait la rentabilité avant 2025.
Finie la course aux abonnés à tout prix - où elle est largement distancée par Spotify, Apple et Amazon -, Deezer se concentre désormais sur l'agrandissement de ses marges et sur le développement de nouveaux canaux de monétisation. Avec succès, pour l'instant.
En 2022, Deezer a réalisé 451,2 millions de chiffre d'affaires, pour 56 millions d'euros de pertes. D'après Stéphane Rougeot, l'entreprise a atteint ses deux objectifs : d'une part, retrouver une croissance annuelle à deux chiffres (+12,8%) et d'autre part, réduire ses pertes d'exploitation (-13,9%).
La posture de Deezer est dans l'air du temps : la croissance à tout prix ne satisfait plus les investisseurs de la tech, qui recherchent désormais des perspectives de rentabilité. Mais elle correspond aussi à l'état de la trésorerie du groupe.
À lire également
À la fin de l'année 2022, Deezer disposait encore de 114 millions d'euros de liquidités grâce à son entrée en Bourse, qui l'a renfloué de plus de 140 millions. Juste ce qu'il faut pour alimenter son plan de développement jusqu'au second semestre 2024, où le groupe espère se retrouver à l'équilibre.
François Manens