Lutte contre les "fake news" : les Français sont majoritairement favorables à une loi

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C'est lors de ses vœux à la presse qu'Emmanuel Macron a annoncé vouloir éradiquer les fausses informations, lui qui a été le sujet de nombreuses fake news pendant la campagne présidentielle.
C'est lors de ses vœux à la presse qu'Emmanuel Macron a annoncé vouloir éradiquer les fausses informations, lui qui a été le sujet de nombreuses "fake news" pendant la campagne présidentielle. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
En réponse à l'annonce, la semaine dernière, du président de la République sur un projet de loi pour lutter contre les fausses informations, les Français interrogés dans un sondage, jugent qu'il s'agit d'une bonne initiative. Ils voient à travers les "Fake news" "un problème important".

Une très large majorité de Français soutiennent la volonté d'Emmanuel Macron de proposer un futur projet de loi pour endiguer la propagation de fausses informations, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro.

Lire aussi : "Fake news" et liberté d'expression : la future loi de Macron inquiète

Pour le chef de l'Etat, qui a fait cette annonce la semaine dernière lors de ses voeux à la presse à L'Elysée, la définition de règles claires contre les "fake news" est nécessaire pour "protéger les démocraties libérales", en particulier en période électorale et sur Internet.

D'après cette enquête, 79% des Français jugent qu'il s'agit d'une bonne initiative.

Un problème important

Même si l'adhésion à ce projet est moins écrasante auprès de ceux qui utilisent le plus les réseaux sociaux comme source d'information et d'échange (72%), elle reste majoritaire, tout comme chez les sympathisants du Front national (64%) ou de la France insoumise (79%), note l'institut de sondage.

Selon ce sondage, près des trois quarts des Français (71%) jugent que les fausses informations représentent un problème important et près d'un tiers d'entre eux (31%) reconnaissent en avoir déjà relayé à leurs proches ou via les réseaux sociaux.

Lire aussi : "Fake news" : que font les pays étrangers pour les éradiquer ?

Statista Fake News

(Un graphique de notre partenaire Statista)

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(*) Cette enquête a été réalisée en ligne les 10 et 11 janvier derniers auprès d'un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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Commentaires
a écrit le 17/01/2018 à 20:34 :
Le web est très grand : peut être qu’il faut rajouter une application pour capturer les informations et obliger que chaque page et chaque article dans le web soit répertorié avec l’identite de l’emmetteur Avec «  impossibilité d’usurpation de l’identité « 

Là ça vaut la peine de faire une loi contre les fakes ...qui déplacent des foules ... dans le faux....
a écrit le 15/01/2018 à 10:02 :
Les français en ont surtout marre qu'on les fasse parler pour servir les intérêts de la classe politique et de leurs maitres, merci.
a écrit le 15/01/2018 à 7:52 :
Et euh... comment dire... qui cadre ces "fake news" ? De plus comment vérifier la véracité d'une news, si finalement une seule voix dit "ça c'est vrai" ? Et pour finir qu'en est-il de l'IA (https://goo.gl/dMfUDY) capable de fournir des news adaptée (donc plus proche de ce à quoi en attends que de la réalité) ? Et pour les 40 mensonges de Donald Trump par semaine (https://goo.gl/Fnpz2J) ça donnerait quoi, que finalement c'est vrai ?!
a écrit le 13/01/2018 à 22:24 :
Le problème en France ce n'est pas que nous manquions de lois (bien au contraire). C'est que nous ne mettons pas suffisamment de moyens pour les faire appliquer! Depuis toujours, nos politiques font comme s'il suffisait d'une loi pour résoudre les problèmes.


D'autre part, qui va déterminer s'il s'agit d'une info ou d'une intox ? Et comment déterminer si l’auteur de l'info/intox ne cherche pas simplement à faire le buzz ? On voit venir la censure et les entraves à la liberté d'expression. Mais c'est vrai que c'est un problème complexe et je n'ai pas de solution miracle.
a écrit le 13/01/2018 à 11:31 :
Si, après 8 mois de mandat, le président de la République ne s’est pas spécialement distingué par son dévouement aux intérêts supérieurs de la France ni par son écoute du peuple français, force est de constater qu’il vient encore de s’illustrer par ses déclarations manœuvrières et retorses.

Lors de ses vœux à la presse, le mercredi 3 janvier 2018, le chef de l’État a en effet annoncé qu’un « texte de loi » allait être « prochainement » soumis au vote de l’Assemblée nationale pour s’attaquer aux « fake news » sur Internet en « période électorale ».

Pourquoi a-t-il lancé une pareille idée, qui suscite l’inquiétude chez tous les démocrates ?


Un projet lancé par ignorance de ce qui existe ?

La première hypothèse, c’est que ce serait l’un des conseillers en communication de Macron qui ait inscrit cette annonce dans son discours, sans l’en avertir et sans vérifier le droit existant.

Après tout, ce ne serait pas une première. Rappelons-nous que l’un de ses mêmes conseillers en communication lui avait préparé un discours, lors de l’élection présidentielle, pour présenter au public son programme pour l’enseignement. Et qu’au moment même où il sollicitait nos suffrages pour la fonction suprême, Macron avait avoué en direct… ne pas comprendre ce qu’il lisait !

Si cette hypothèse est la bonne, le locataire de l’Élysée aurait intérêt à changer de conseiller.

Ou du moins à s’entourer d’un expert du droit de la presse et de la liberté d’expression.

Celui-ci aurait en effet pu lui rappeler opportunément :

a)- Que la liberté « d’opinions » et la « libre communication des pensées et des opinions » sont garanties en France par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, rappelée en préambule de notre Constitution du 4 octobre 1958.

La Déclaration de 1789 pose ces principes dans ses articles 10 (« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses… ») et 11 (« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme… »)



b)- Que non seulement la « liberté d’opinion et d’expression », mais aussi la « liberté de pensée » et « le droit de recevoir et de répandre les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit » sont garanties par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, approuvée par la France et adoptée par l’Organisation des Nations unies.

La Déclaration de 1948 pose ces principes dans ses articles 18 (« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. ») et 19 ( « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »
https://www.youtube.com/watch?v=IqwO9k4pyyE
a écrit le 13/01/2018 à 7:15 :
Si on doit combattre les fake news on peut commencer par ce sondage, je connais personne qui est favorable à cette loi pourtant j ai plus de 10 connaissances. Beaucoup ont compris que c est une tentative de supprimer les informations dérangeantes.
a écrit le 12/01/2018 à 21:50 :
" Les Français sont favorables à ...sont majoritairement pour .." une initiative du gouvernement ou un projet de loi , selon le sondage Odoxa ou Truc : il faudrait connaitre exactement les conditions du sondage (questions, échantillon) . Faute de quoi il y a doute, surtout quand on sait à qui appartiennent ces instituts dont les clients souhaitent en général un résultat favorable à leur action. Résultat biaisé, fausse nouvelle ?
a écrit le 12/01/2018 à 21:39 :
Les lois existent déjà mais sont inapplicables, mais l'intimidation pour faire taire ceux qui sont opposés au programme Macron, prémâché par Bruxelles pour ne pas dire plus, peut être efficace lors du scrutin sur les "européenne"!
a écrit le 12/01/2018 à 19:34 :
Qui va décréter qu'une nouvelle, un article, etc... est un "faux" le décodex du Monde (mdr).Comme dit Photo73, une loi existe, pas la peine d'en remettre une couche sauf à avoir une idée de contrôle des âmes derrière le tête, n'est-ce pas Monsieur "en même temps". D'autre part tout le monde sait que les sondages vont dans le sens de celui qui les paye.
a écrit le 12/01/2018 à 18:02 :
Diffusion de fausses nouvelles, c'est déjà punissable par la LOI. Y a donc les outils. Pas la peine d'en inventer d'autres.
a écrit le 12/01/2018 à 17:26 :
C'est moi ou le sondage était clairement orienté?
Quand d'un côté on affirme que la loi responsabilisera et que de l'autre il n'y a qu'un risque potentiel, ce n'est pas équilibré.
a écrit le 12/01/2018 à 17:18 :
quand s'agit il d'une fausse information ,,,,,?
EX mr RICHARD FERRAND a ete blanchi !!!! donc cela devait etre une fausse information !!!!!!pourtant à bien regarder il a ete blanchi par prescription !! et peut etre comme ThierrY SOLAIRE il avait des relations ,,,,

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