La rédaction de "La Provence" craint les effets collatéraux de l'affaire Tapie

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Après la saisie des biens de Bernard Tapie ordonnée par la justice, le directeur de la rédaction de La Provence - propriété de l'homme d'affaires- ainsi que la Société des rédacteurs ont exprimé leurs inquiétudes jeudi.

Le passé de Bernard Tapie vient hanter La Provence. Après l'annonce de la saisie des biens de l'actionnaire principal du titre, dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage qui lui a valu le versement de plus de 400 millions d'euros, la rédaction s'émeut. "Il est légitime que l'Etat prenne ses précautions. Mais pas au détriment d'entreprises qui ne sont pas parties prenantes dans cette affaire", ainsi écrit Olivier Mazerolle dans un éditorial paru ce jeudi dans le quotidien. Il s'inquiète du montant des investissements que Bernard Tapie sera autorisé a effectué dans le journal, tout en assurant que sa pérennité n'est pas menacé "dans l'immédiat".

Un rachat mouvementé

Les rédacteurs, eux, en appellent à l'autre actionnaire du titre, le groupe Hersant média, a qui la majorité des parts avaient été rachetées en décembre dernier après des négociations mouvementées. "L'entrée dans le capital de GHM de Bernard Tapie ayant permis au groupe d'éponger ses dettes auprès des banques à hauteur de 170 millions d'euros, nous ne pouvons imaginer que Philippe Hersant, désormais à la tête d'un groupe sain, ne vienne pas en aide à ses salariés en cas de besoin de trésorerie", souligne la Société des journalistes (SDJ). Ils sont soutenus sur cette ligne par le Syndicat des journalistes qui a publié un communiqué dans la journée.
 

>> Comment Bernard Tapie a mis le grappin sur les journaux d'Hersant

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Commentaires
a écrit le 04/08/2013 à 19:19 :
Génial!
a écrit le 12/07/2013 à 21:18 :
Cette affaire n'est pas fini Tapie vs Crédit Lyonnais
André Bercoff et Le journaliste Airy Routier ont fait une enquête sur cette «exécution» banco-judiciaire, et pour qui le but de la man?uvre était double: assurer à l'État l'impunité dans la vente d'Adidas par la captation des actions BT Finance grâce à la mise en faillite du groupe Tapie et rendre inéligibilité Bernard Tapie, pour sept ans .
La proximité politique des dirigeants du Crédit lyonnais avec les dirigeants du PS .Dans cette affaire: le président Jean-Yves Haberer a été placé par les socialistes, et son successeur Jean Peyrelevade est un ami proche de Michel Rocard et ennemi politique proclamé de Bernard Tapie.
Premier fait relevé: le Président du Tribunal de Commerce ayant prononcé sa liquidation judiciaire a été nommé quelques mois plus tard, par l'État...à la tête du CDR .
Deuxième fait relevé:La brutalité de la rupture (un mémorandum portant sur plus d'un milliard de francs d'actif n'étant normalement jamais cassé irrévocablement pour un retard de 48h dans la fourniture d'une pièce non essentielle); et la vitesse de mise en liquidation (un groupe de plus d'un milliard de francs d'actifs et de plus de 5 000 employés ne se voyant jamais mis en liquidation immédiate sans mise en sauvegarde préalable ou recherche d'un plan de continuation) font douter de la légitimité de l'action du Crédit lyonnais et de celle du Tribunal de Commerce.
La Cour de cassation ayant confirmé la recevabilité de la plainte envers le Crédit lyonnais.
Pour le credit lyonnais(l état) si il perd, sa sera une annulation de la vente d'Adidas par Bernard Tapie, auquel cas le préjudice couramment estimé est la valeur de la société le jour du jugement. Soit aux alentours de 7 milliards d'euros de risque maximum.
a écrit le 12/07/2013 à 9:09 :
Comme si Tapie payait de sa poche des journalistes dont il a dit qu'ils étaient pas très bons !
a écrit le 12/07/2013 à 7:24 :
"Il est légitime que l'Etat prenne ses précautions. Mais pas au détriment d'entreprises qui ne sont pas parties prenantes dans cette affaire", Ainsi, selon Mazerolle, les intérêts particuliers doivent passer avant l'intérêt de l'Etat et du contribuable donc de l'intérêt général. On se demande ce qui reste à ces gens de capacité à analyser leurs propos au regard des principes élémentaires qui régissent notre société, à supposer qu'ils connaissent ces principes élémentaires.
a écrit le 11/07/2013 à 23:53 :
Quel mafia cette France ...
On n'a plus grand chose a envier au italien, a tout niveaux ...

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