Altice Europe s'est montré solide pendant la crise

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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice.
Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice. (Crédits : Philippe Wojazer)
Le groupe de médias et télécoms Altice a plutôt résisté à la crise provoquée par la pandémie du coronavirus, avec une baisse de 1,2% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, à 3,54 milliards d'euros, principalement grâce à une bonne tenue sur son premier marché, la France.

Le géant des télécoms et des médias s'en est correctement sorti. Altice a plutôt résisté à la crise provoquée par la pandémie du coronavirus, avec une baisse de 1,2% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, à 3,54 milliards d'euros, principalement grâce à une bonne tenue sur son premier marché, la France. Altice a également confirmé ses objectifs pour l'exercice à venir. Entre avril et juin, le groupe, maison-mère de l'opérateur SFR en France, a vu son excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté progresser de 0,3%, profitant en particulier de l'amélioration de la rentabilité dans sa filiale spécialisée dans la vidéo publicitaire en ligne, Teads.

"Nous avons terminé le deuxième trimestre avec une performance solide et une trajectoire améliorée, malgré l'impact de la crise du Covid-19 sur des secteurs tels que les revenus issus de l'itinérance, les ventes d'équipements ou un ralentissement significatif de l'activité médias", a détaillé le fondateur d'Altice, Patrick Drahi, cité dans un communiqué. Dans l'Hexagone, principal marché du groupe, les ventes ont très légèrement progressé, de 0,2%, profitant de la progression de sa base de clients, tant sur le fixe que sur le mobile et d'une amélioration de son revenu mensuel moyen par abonné (ARPU) mais aussi d'une bonne tenue du marché entreprises.

Conquête d'abonnés

Au total, SFR revendique 37.000 nouveaux abonnés fixe sur le trimestre et 99.000 en plus sur le mobile. Seule ombre au tableau: le recul de 46% des revenus issus des médias, qui s'explique par un fort ralentissement des rentrées issues de la publicité, à l'image de l'ensemble du secteur de l'audiovisuel. Une situation qui avait poussé le groupe à annoncer mi-juin un vaste plan d'économies, qui prévoit notamment la suppression, de 330 à 380 emplois en CDI et jusque 200 pigistes et intermittents sur un total de 1.600 salariés, selon l'intersyndicale.

Au Portugal, deuxième marché du groupe, le chiffre d'affaires est en revanche en recul de 4,2%, malgré une hausse du nombre d'abonnés fixe comme mobile mais du fait de l'impact de l'absence ou presque de revenus issus de l'itinérance ainsi que d'une baisse plus marquée des revenus issus du marché entreprises. Concernant ses objectifs, si le groupe anticipe un impact négatif provoqué par la pandémie sur le déploiement de la fibre optique, sur l'itinérance du fait des effets sur le tourisme et sur la vente d'équipements à cause des fermetures de boutiques, il table cependant sur un chiffre d'affaires et un Ebitda en croissance pour l'exercice actuel.

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Commentaires
a écrit le 31/07/2020 à 8:52 :
tant mieux ainsi drahi pourra financer macron pour 2022 encore plus.
a écrit le 31/07/2020 à 7:47 :
C'est vraiment un cas d'école de gestion, qui défie parfois ce que l'on y enseigne !!!
Réponse de le 31/07/2020 à 18:04 :
Le cas d'école est que les banquiers ont prêtés des sommes gigantesques a son groupe (en milliard), a faire "péter la banque".
Drahi n'est qu'une "dette Géante", et quand son groupe explosera en vol,
il sera peut être enseigné en école de commerce, en effet.
Avec comme intitulé, "comment risquer l'argent des autres, Comptabilités "erronés", et filer avec la caisse".

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