Internet fixe : Orange fustige l’agressivité tarifaire de la concurrence

Stéphane Richard, Pdg d'Orange
Reuters

Stéphane Richard, Pdg d'Orange
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Il a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme. Ce mercredi 19 septembre, Stéphane Richard est revenu, lors d'une audition par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, sur la guerre des prix qui fait rage dans les télécoms. Selon lui, dans l'ADSL, la « politique de prix très agressive » de certains concurrents constitue un problème majeur. « Il y a des offres à moins de 10 ou 5 euros pour un abonnement mensuel à l'ADSL », a-t-il constaté. Or, à ses yeux, ce type de pratique « affaiblit, voire met en péril, l'édifice du Plan France Très haut débit ». Lequel doit apporter une connexion ultra-rapide à tous les Français à l'horizon 2022, essentiellement via la fibre.
Pourquoi ce coup de gueule ? Parce que « le danger », d'après lui, est que cette « concurrence à prix cassé », cette « vente à perte », retarde et mine l'adoption de la fibre optique par les Français. Ces derniers seraient, dans ce scénario, trop heureux de conserver le plus longtemps possible leur abonnement ADSL à bas prix, plutôt que de se tourner vers la fibre, plus coûteuse. Pour Orange, qui a fait du déploiement de la fibre dans l'Hexagone sa grande priorité industrielle, cette situation est forcément problématique. À quoi bon déployer un nouveau réseau, à grands frais, si les consommateurs ne suivent pas ?
Devant les députés, Stéphane Richard a ainsi affirmé qu'il avait parfois du mal à convaincre ses actionnaires du bien-fondé de son offensive dans la fibre :
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Pour convaincre les députés - qui se plaignent souvent d'une mauvaise couverture des territoires ruraux - des dangers liés aux très bas prix de certains acteurs dans l'ADSL, Stéphane Richard a souligné que le modèle des Réseaux d'initiative publique (RIP) était aussi menacé. Dans le cadre du PTHD, ces réseaux de fibre sont déployés, à l'initiative des collectivités et avec l'aide de l'État, dans les campagnes et les territoires les moins peuplés de l'Hexagone. Ils concernent, au total, 43% de la population.
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