Les opérateurs télécoms militent pour des réformes fiscales et plus d'équité face aux Gafa
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En 2020, les opérateurs télécoms ont investi 11,5 milliards d'euros dans leurs réseaux dans l'Hexagone.
Reuters
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En 2020, les opérateurs télécoms ont investi 11,5 milliards d'euros dans leurs réseaux dans l'Hexagone.
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A deux mois de la présidentielle, les opérateurs télécoms se mobilisent. Leur lobby, la Fédération française des télécoms (FFT), a publié ce jeudi pas moins de quinze propositions à l'intention des candidats engagés dans la course à l'Elysée. Son objectif ? D'abord les sensibiliser à cette industrie, stratégique, qui déploie la fibre, la 4G et la 5G, et sur laquelle repose tout l'écosystème numérique.
Alors que leurs investissements grimpent en flèche, les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free (qui n'est pas membre de la FFT), s'estiment maltraités par le fisc. Depuis des années, ils tirent notamment à boulet rouge contre l'Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer). Cette taxe vise chaque antenne mobile. En 2020, les opérateurs ont déboursé 240 millions d'euros au titre de cet impôt.
Ce qui les agace, c'est que, d'un côté, le gouvernement leur demande d'améliorer sans cesse la couverture 4G et 5G. Mais en retour, chaque nouvelle antenne déployée est synonyme de taxes supplémentaires. En résumé, cet Ifer « ponctionne la capacité d'investissement des opérateurs, et se réalise au détriment de l'aménagement du territoire », fusille la FFT, qui souhaite engager sa réforme.
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Une autre taxe suscite la colère du secteur : il s'agit de la Taxe sur les opérateurs de communications électroniques (TOCE), ou taxe Copé. Elle a été instaurée en mars 2009 afin de financer France Télévisions, après la suppression de la diffusion de la publicité en soirée sur ses chaînes. En 2020, les opérateurs ont dû s'acquitter d'une ardoise de près de 220 millions d'euros. A leurs yeux, cette taxe est « désormais sans lien avec le financement de l'audiovisuel public », et nuit, ici aussi, à l'investissement dans les réseaux. La FFT appelle à réviser son assiette, et à partager ce fardeau avec « d'autres acteurs du numérique ».