Télécoms : haro sur les zones blanches !

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Aujourd'hui, comment un village sans réseau mobile peut-il espérer développer convenablement la moindre activité économique ?
Aujourd'hui, comment un village sans réseau mobile peut-il espérer développer convenablement la moindre activité économique ? (Crédits : DR)
[ SÉRIE : Télécoms et investissement 3/4 ] En France et dans le monde, la consommation d'Internet va crescendo et les usages numériques explosent. Face à cela, les opérateurs télécoms doivent donc investir constamment dans leurs réseaux pour répondre à la fringale en bande passante des individus et des entreprises. "La Tribune" vous propose, en quatre parties, de faire le bilan français des télécoms. Aujourd'hui, ces zones blanches qui font tache dans le monde des télécoms.

Il arrive (parfois) que les opérateurs français se mettent d'accord. Le 21 mai 2015, sous la houlette d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie, Orange, Numericable-SFR, Bouygues Telecom et Free se sont enfin engagés à en finir avec les « zones blanches », où le mobile ne passe pas. Concrètement, les acteurs doivent couvrir en 2G les 160 communes françaises qui en sont encore dépourvues d'ici à la fin 2016. Et d'ici à la mi-2017, ils devront apporter la 3G aux 2.200 bourgs qui n'y ont pas accès.Il faut dire que Bercy avait fait de ce dossier une priorité politique.


source : ARCEP

Aujourd'hui, comment un village sans réseau mobile peut-il espérer développer convenablement la moindre activité économique ? Lors des 9es Assises du très haut débit, qui se sont déroulées à la mi-juillet à Paris, le député socialiste Jean Launay l'avait illustré par une comparaison de son cru:

« Les hommes se sont installés près des points d'eau, source de vie. Les tribus se sont installées près des lacs, sources de sécurité, les villages au bord des rivières, source de développement durable. Progressivement, les villes ont crû avec les cours d'eau. Et vous connaissez la suite : Lutèce est devenu Paris. L'importance de l'eau a fait des villes comme Nantes, Toulouse, Bordeaux ou Lyon. Et ce qui est vrai pour l'accès à l'eau l'est aussi pour l'accès à l'Internet. Les populations se concentreront là où il est disponible. »

Une facture de 40 millions d'euros par an

Pour s'assurer que les opérateurs respecteront bien leurs objectifs, Bercy a précisé que des sanctions seront appliquées si les délais ne sont pas respectés. C'est l'Arcep, le gendarme des télécoms, qui disposera de ce pouvoir. En outre, un guichet va voir le jour au sein de l'Agence du numérique, afin d'identifier 800 sites prioritaires à l'écart des centres-bourgs (comme les zones d'activité économique, les campings...), qui ne sont actuellement pas couverts. Selon Les Échos, la facture totale pour les opérateurs « pourrait représenter 40 millions d'euros par an ».

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>> [ SÉRIE : Télécoms et investissement ] Mercredi 16 septembre à 19 heures, dans le Quotidien Numérique, retrouvez la 4e et dernière partie : "La ruée vers les services à haute valeur ajoutée"

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Commentaires
a écrit le 16/09/2015 à 18:04 :
Et en même temps l'état augmente brutalement les taxes sur les opérateurs téléphoniques! Sans doute pour les empêcher d'investir !! Effarant !
a écrit le 16/09/2015 à 15:04 :
Et comment vont faire les personnes électrosensibles ? Où vont-elles pouvoir trouver refuge ?
Quelle place la société consent-elle à leur laisser?
Réponse de le 16/09/2015 à 16:47 :
Refuge dans l électrolyse ? Ou l électroencéphalogramme plat ! 🚑🚨
a écrit le 16/09/2015 à 15:04 :
Et comment vont faire les personnes électrosensibles ? Où vont-elles pouvoir trouver refuge ?
Quelle place la société consent-elle à leur laisser?

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