J. Michael Evans (56 ans) , qui se voyait PDG de Goldman Sachs, part à... la retraite

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La banque Goldman Sachs a annoncé, lundi, le départ de l'un de ses vice-présidents / Reuters.
La banque Goldman Sachs a annoncé, lundi, le départ de l'un de ses vice-présidents / Reuters. (Crédits : Reuters)
La banque américaine Goldman Sachs a annoncé, lundi, que l'un de ses vice-présidents partait à la retraite. J. Michael Evans, 56 ans, était pourtant pressenti pour remplacer un jour Lloyd Blankfein, 59 ans, à la tête de l'établissement bancaire. Une ambition qui l'a peut-être conduit tout droit vers la sortie.

Il était pressenti pour occuper un jour le "poste suprême". La banque d'investissement américaine Goldman Sachs a annoncé, lundi 21 octobre, que J. Michael Evans, l'un de ses vice-présidents, également directeur des pays émergents, partirait à la retraite à la fin de l'année. Le Canadien, âgé seulement de 56 ans, faisait pourtant figure de favori pour prendre un jour la succession du new-yorkais Lloyd Blankfein, 59 ans, à la tête de l'établissement bancaire.

"Goldman a annoncé le départ de M. Evan dans une note envoyée aux employés de la banque lundi. Alors que ce mémo affirme que c'est M. Evan qui a choisi de partir, de nombreuses sources chez Goldman estiment que ce départ fait suite à une houleuse lutte de pouvoir interne entre les candidats potentiels", rapportait, lundi, le Financial Times.

Épargné par la crise

Diplômé de l'université d'Oxford et médaillé d'or olympique d'aviron en 1984, J. Michael Evans a passé 20 ans chez Goldman Sachs où il a notamment dirigé la branche Asie-Pacifique depuis Hong-Kong entre 2004 et 2011, rapportait, lundi, l'agence Bloomberg. C'est à cette époque qu'il est nommé vice-président de la banque, en 2008.

En 2009, J. Michael Evans devient candidat potentiel pour remplacer Lloyd Blankfein, affaibli par la crise financière après seulement trois ans passés au poste de PDG. La mutation asiatique du Canadien lui permet en effet de se placer en recul par rapport à la crise de confiance qui frappe à cette époque le monde de la finance new-yorkais. "Beaucoup de personnes décrivaient Mike comme un anti-Lloyd", explique un ancien partenaire de la banque au Financial Times.

Lloyd Blankfein ne veut pas prendre sa retraite

Selon le journal, Lloyd Blankfein aurait en fait retransféré J. Michael Evans sur New-York, en 2011, pour mettre fin à son emprise en Asie. C'est à cette époque qu'il est devenu directeur chargé des pays émergents.

Maintenant qu'il va quitter la banque, qui prendra la succession de Lloyd Blankfein à la tête de l'établissement ? Plusieurs candidats sont en lice, mais le patron ne semble pas pressé de partir. "Qui je suis et ce que je fais sont intimement liés. Je n'ai aucun autre centre d'intérêt, alors je pense que je vais continuer (à faire ce job, NDLR) pendant encore longtemps", déclarait-il en février à la télévision Bloomberg. En attendant, les ambitieux n'ont qu'à bien se tenir.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2013 à 18:27 :
Traduction mot pour mot de l'article du FT qui est tout de même cité dans l'article... La Tribune ne manque pas d'audace. Une bonne formation en traduction suffit-elle pour devenir journaliste à La Tribune?
a écrit le 22/10/2013 à 14:06 :
Son chien pourra désormais compter sur une ration de croquettes quotidienne car lorsqu'on ne pense plus à soi (cf. bonus) on pense alors aux autres.
a écrit le 22/10/2013 à 13:38 :
c'est bo de pouvoir prendre sa retraite à 56 ans
un fonctionnaire âgé de 57 ans .......
Réponse de le 23/10/2013 à 9:28 :
D'autant que vous avez travaillé autant que lui............non je blague.
Disons qu'en 2 jours il bosse autant que vous en 1 semaine, et en plus il bosse samedi et dimanche ce garçon!!
a écrit le 22/10/2013 à 13:26 :
pour sa gueule.

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