Immobilier : les cinq dossiers urgents de Sylvia Pinel

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La nouvelle ministre du Logement Sylvia Pinel a pour mission de redresser le secteur de la construction de logements.
La nouvelle ministre du Logement Sylvia Pinel a pour mission de redresser le secteur de la construction de logements.
Redonner confiance aux investisseurs, simplifier les normes, relancer le secteur de la construction, s'assurer de la publication rapide des décrets d’application de la loi Alur... la nouvelle ministre du Logement Sylvia Pinel a du pain sur la planche.

Tout juste nommée, la nouvelle Ministre du Logement Sylvia Pinel a du pain sur la planche. Elle va devoir reprendre le flambeau de Cécile Duflot qui fut, quoi qu'on pense de sa politique, très active durant ses deux années passées rue de Varenne. Mais l'ancienne ministre EELV laisse tout de même à Sylvia Pinel plusieurs chantiers d'envergure inachevés.
L'objectif du gouvernement de construire 500.000 logements par an est par exemple encore loin d'être atteint. Pis encore, le repli des permis de construire ne laisse rien augurer de bon pour 2014. Les lobbys de l'immobilier n'ont d'ailleurs pas manqué de rappeler les enjeux majeurs et l'urgence qu'il y a à agir au moment de la passation de pouvoir entre les deux ministres.

Simplifier les normes de construction 

La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) réclame "du gouvernement qu'il s'attaque drastiquement aux causes de blocage du foncier constructible et de renchérissement des coûts de construction. Les solutions sont identifiées ; il est maintenant urgent de les mettre en œuvre".
Concernant les coûts de construction, la ministre aura d'abord la lourde tâche de s'appuyer sur les 50 propositions des groupes de travail mandaté par le chef de l'État pour relancer l'offre de logements. Et ainsi permettre de construire vite, mieux, moins cher et au bon endroit.
Un des groupes de travail propose concrètement de diminuer le stock de normes existantes, en s'attaquant aux normes obsolètes. Pour éviter les nouvelles dérives, il est en outre proposé de remplacer des normes rigides et fixes par une élaboration plus concertée.

Mobiliser le foncier public

Les équipes de Sylvia Pinel s'attèleront également à accélérer la mobilisation du foncier public. Les effets de la loi du 18 janvier 2013 relative à la mobilisation du foncier public en faveur du logement se font en effet attendre. Très peu d'opérations d'envergure ont été annoncées, et au total seules quelques dizaines de cessions ont été signées.

Redonner confiance aux investisseurs

La relance de l'offre de logements passera également par le regain de confiance des investisseurs particuliers, qui se sont moins engagés dans des projets d'acquisitions que prévu en 2013.
Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, les relations entre Cécile Duflot et les professionnels du secteur ont été très tendues. Les propos véhéments de chacun ne faisant qu'alimenter les aigreurs et l'immobilisme des particuliers.

Il n'est d'ailleurs pas à exclure que, au-delà des problématiques techniques, la seule image de la ministre, écorchée par les professionnels, ait participé à faire fuir certains investisseurs.
La mission de Sylvia Pinel sera de leur redonner confiance. Les pouvoirs publics compte en effet sur eux pour tirer vers le haut la demande de logements neufs. C'est d'ailleurs pour cela qu'un dispositif d'aide fiscale à l'investissement locatif a été conservé depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.

Publier les principaux décrets de la loi Alur au plus vite

A très court terme, les équipes de la rue de Varenne vont finaliser les décrets d'application de la loi pour un accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), portée par Cécile Duflot. Une priorité au sens de la fédération nationale de l'immobilier (Fnaim).
Problème, plus de 200 décrets sont en cours d'élaboration... "il y en a pour 3 ans de boulot", du fait des équipes ministérielles restreintes, explique Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du Management des Services Immobiliers.

Il faudra donc privilégier les plus urgents. Comme par exemple, ceux fixant les loyers médians qui serviront de base pour l'encadrement des loyers, une mesure phare de la loi Alur, et un engagement du président de la République.

Les agents immobiliers attendent de savoir à quelle sauce ils vont être mangés

La profession immobilière attend enfin impatiemment le décret qui plafonnera les frais d'agences payés par les locataires. Ils ne paieront plus que les frais relatifs à la visite du logement, à la constitution du dossier, à la rédaction du bail, et à la réalisation de l'état des lieux. Trois plafonds seront instaurés au niveau national selon le niveau de tension du marché. Ils seront déterminés en fonction de la surface du logement, et non plus en fonction du montant du loyer, une petite révolution.

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Commentaires
a écrit le 02/05/2014 à 13:11 :
la seule qui peut aujourdhui relancer l'immobilier: le PTZ dans l'ancien!

L'Angleterre l'ont mis en place il ya un an, et aujourdhui, c'est un véritable boom la-bas!

Les 500 000 logements par ans seraient vite atteints avec le PTZ dans l'ancien + celui du neuf . En 2011, on avait atteint les 450 000 constructions neuves par an!!

Car qui dit PTZ dans l'ancien dit fluidification du marché!
a écrit le 16/04/2014 à 15:57 :
Elle ne sera pas plus responsable que cecile duflot
A quand de véritables pro dans les ministères et non des incompétents
Si tout les décrets de la loi alur sortent,c'est le blocage immédiat de l'immobilier et batiment
a écrit le 16/04/2014 à 13:27 :
Rien que pour une minuscule véranda je vous dis pas ce qu'il faut fournir a la DDE je suis pas près d'avoir d'autre projet
a écrit le 16/04/2014 à 12:33 :
Si elle est aussi efficace que dans son ancien portefeuille ça promet...
a écrit le 16/04/2014 à 12:16 :
Que du bla bla!!!
a écrit le 16/04/2014 à 10:23 :
je jette l'éponge
Quand on change les règles du jeu en plein jeu , ce n'est pas sérieux
Je n'ai plus confiance
Réponse de le 16/04/2014 à 11:55 :
Vous découvrez le système et les impôts ? C'est partout comme cela dans tous les investissements et meme dans les entreprises.
Par conter, l'inconvénient de l'immo c'est que ce n'est pas vraiement liquide et les frais d'entré et de sortie sont important (notaire, agence...).
Bon courage pour vendre surtout avec le marché en baisse.
Réponse de le 16/04/2014 à 13:33 :
Ils vont réussir ...a décourager tous les petits épargnants quand va t on les virer ?
a écrit le 16/04/2014 à 8:57 :
En habitats dispersé ce n'est pas le coût de la construction qui pénalise les acquéreurs mais le coût du terrain, il faut retirer aux maires le PLU et le confier à des organismes indépendants contrôler par les Préfets
a écrit le 16/04/2014 à 6:24 :
Les banques devraient déjà baisser leurs taux d'intérêts pour les prêts immobiliers. Les investisseurs sont pénalisés ont leur en demande un peu trop
Réponse de le 16/04/2014 à 11:25 :
Vous souhaiteriez que les banques ne prêtent plus mais donnent en quelque sorte.
Réponse de le 16/04/2014 à 23:39 :
Vous devriez vous renseigner sur le marché immobilier et sur les banques, nous avons des taux records, il ne faut surtout pas toucher aux taux qui sont extrêmement intéressant ! Plus bas, ce serait les donner !

PS : je suis pas banquier, mais agent immo...
Réponse de le 17/04/2014 à 11:51 :
+1 merci Julien ;)
Réponse de le 17/04/2014 à 14:04 :
Les taux sont au plus bas depuis 4 ans. Vous croyez qu'on va vous prêter à taux négatif ? Avec les aides de l'Etat, y en a bien assez, non ?
Réponse de le 18/04/2014 à 15:40 :
"Les investisseurs sont pénalisés ont leur en demande un peu trop " : S'ils n'avaient pas acheté à des prix délirants en comptant rentabiliser l'affaire à coup de défiscalisation en en espérant financer à 100% l'achat par la location aussi... Le rôle de l'état n'est pas d'engraisser les investisseurs dans un domaine où ils stérilisent l'épargne et font moins de travaux que des propriétaires occupants auxquels ils se substituent en dopant la demande, donc les prix.
a écrit le 15/04/2014 à 19:42 :
Qui veut investir quand la plus value est taxable pendant 30 ans?
Réponse de le 15/04/2014 à 20:13 :
Et qui peux le faire depuis les normes 2012 ?
Réponse de le 16/04/2014 à 11:27 :
Qui peut dire s'il fera une plus-value dans 30 ans ? Pourquoi baser tout son calcul de rentabilité sur une hypothétique plus-value ?
Réponse de le 16/04/2014 à 12:28 :
Que quelqu un m explique en qoui une PV sur résidence principale est plus " noble" qu une PV sur résidence secondaire? La punition PV participe au blocage du marché .
Réponse de le 16/04/2014 à 14:40 :
La PV sur résidence principale, qui n'existe pas en France, ne serait ni plus ni moins noble que la PV sur résidence secondaire. Dans un marché de biens de première nécessité devenu essentiellement spéculatif, elle est nécessaire. Les règles étant les mêmes pour tout le monde, les prix s'adapteraient nécessairement à la baisse de solvabilité de la demande. Rien de punitif. Quel est l'intérêt de la PV si vous devez payer la PV du bien que vous visez ?
Réponse de le 16/04/2014 à 19:13 :
@@PV : je partage votre avis : taxer uniquement les residences secondaires et très lourdement ( 30 ans en france au lieu de 10 en moyenne en europe) ne se justifie pas ; il faudrait aligner notre fiscalité sur nos voisins ,y compris residence principale .Parler de spécularion sur 30 ans est hilarant.
a écrit le 15/04/2014 à 19:32 :
2 ans pour casser la confiance des investisseurs. Quel chômage associé ? Je ne compte plus les entreprises du bâtiment en dépôt de bilan dans ma région. Combien d'année pour la retrouver. Une honte !
Réponse de le 15/04/2014 à 19:51 :
Et les plus values taxées pendant 30 ans surtout
Réponse de le 16/04/2014 à 7:48 :
Que les plus values soient taxées, c'est Normal !

Mais que l'on ne puisse garantir aux investisseurs sur quelles bases, ils seront taxés est anormal...
Vous devriez savoir que pour tel investissement, vous serez taxé à hauteur de n %... A vous de voir si vous le faites ou pas !
Réponse de le 18/04/2014 à 2:04 :
Principale et secondaire, sans prise en compte de l'inflation... on sera sur que les parasites de la pierre seront moins favorisé que les entrepreneurs ainsi et le marché ne s'embalera plus!
a écrit le 15/04/2014 à 18:55 :
Un jour le gouvernement nous parle de la simplification administrative et le lendemain il nous annonce 200 nouveaux décrets ?
Réponse de le 15/04/2014 à 19:39 :
Vous confondez bailleurs, agent immo et promoteur, architectes. Bref vous mixer technique et administration, acier de 32 anti sismique et baile locatif..etc certains domaine cher au client sont sans aucune normes dans ce secteur.
a écrit le 15/04/2014 à 18:49 :
A mon avis investir dans un centre équestre. Cette activité se développe vitesse grand V.C'est plus rentable que l'immobilier. (TVA etc.)
a écrit le 15/04/2014 à 18:08 :
Un geste tout simple pour doper l'activité immobilière et rétablir la confiance:
abrogation pure et simple de la loi ALUR qui est la loi la plus toxique commise par ce gouvernement.
Réponse de le 15/04/2014 à 20:14 :
Et aussi les normes 2012 qui empêche bon nombre de salaire moyen de pouvoir faire construire. Alors pour les salaires inférieur n'en parlons même pas !
a écrit le 15/04/2014 à 17:54 :
200 décrets :ça c'est la diarée(chiasse) reglementaire et on nous parle de choc de simplification;cherchez l'erreur
a écrit le 15/04/2014 à 17:47 :
Prendre les investisseurs pour des demeurés ça marche pas.Plus d'impôts,plus de normes,plus de contraintes et pas de rentabilité = fuite des investisseurs vers des cieux plus cléments.les mouches n'aiment pas le vinaigre.
a écrit le 15/04/2014 à 17:16 :
la confiance reviendra quand les lois hostiles aux propriétaires seront supprimées( "virer" facilement un mauvais payeur, et revenir à une liberté tarifaire), et quand on arrêtera dans ce pays de dire que l'on n'aime pas les riches, les investisseurs, et le monde de la finance. Bref après le départ de F.H.
Réponse de le 15/04/2014 à 20:15 :
Si seulement vous aviez raison... Malheureusement la droite fait pas mieux !
Réponse de le 16/04/2014 à 9:25 :
C'est dû au nombre de fonctionnaires. Il faut bien qu'ils travaillent et donc ils produisent des normes. Ni la droite, ni la gauche n'aura le courage de s'attaquer au vrai problème : trop de fonctionnaires. Mais si on les mettait au chômage à ne rien faire, ils coûteraient moins chers...
a écrit le 15/04/2014 à 17:14 :
Si le gouvernement a besoin d'argent, il pourrait taxer les millions de m2 de bureaux vides afin de pousser les professionnels de l'immobilier a les transformer en logements !
a écrit le 15/04/2014 à 17:12 :
Et la transformation des millions de m2 de bureaux vides en appartements ?
Réponse de le 15/04/2014 à 18:02 :
si vous payez la transformation ,pas de problème.
Réponse de le 15/04/2014 à 18:12 :
On ne transforme malheureusement pas si facilement de grands plateaux avec pièces en aveugle en logements...
Trop tard !
Réponse de le 15/04/2014 à 18:14 :
Malheureusement il faut comprendre qu'un Maire voit dans des surfaces de bureaux même temporairement vides une source de revenus fiscaux. Par contre en les transformant en logements le Maire devrait créer des places de crèche, des places dans les écoles etc.

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