Pour la carrière, plutôt changer de région ou d'employeur qu'évoluer en interne

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Ces deux données vont à l'encontre d'une idée reçue que les Français ne sont pas mobiles, ou lorsqu'ils le sont, c'est pour quitter Paris et aller chercher le soleil dans le sud, estime Olivier Fécherolle, directeur de la stratégie et du développement de Viadeo
"Ces deux données vont à l'encontre d'une idée reçue que les Français ne sont pas mobiles, ou lorsqu'ils le sont, c'est pour quitter Paris et aller chercher le soleil dans le sud", estime Olivier Fécherolle, directeur de la stratégie et du développement de Viadeo (Crédits : reuters.com)
Insatisfaits, les salariés français préfèrent aller voir ailleurs, selon le baromètre Viadeo/AFP, car les entreprises ne sont pas en mesure de leur offrir des perspectives.

Partir plutôt que gravir les échelons. Voici en substance ce que semblent préférer les salariés français à en croire le premier baromètre trimestriel Viadeo publié en exclusivité par l'AFP.

 

Pour réaliser son enquête, le réseau professionnel qui compte quelque 8 millions de membres en France (55 millions de membres au niveau mondial), a posé quatre questions à un panel (1.200 personnes) représentatif de la communauté de ses membres, qui compte 60% d'hommes et 40% de femmes entre le 5 et le 8 novembre.

 

Les Français sont plus mobiles qu'on ne le pense

 

A la question "Cherchez-vous à changer d'entreprise d'ici la fin de l'année?", 56,58% des sondés répondent par l'affirmative. De même, à la question "seriez-vous prêts à changer de région pour évoluer", 72,11% des personnes interrogées répondent "oui".

 

Cité par l'AFP, Olivier Fécherolle, directeur de la stratégie et du développement de Viadeo, résume:

 

"Ces deux données vont à l'encontre d'une idée reçue que les Français ne sont pas mobiles, ou lorsqu'ils le sont, c'est pour quitter Paris et aller chercher le soleil dans le sud"

 

La troisième question était de savoir si ces sondés "aimeraient changer de poste au sein de leur entreprise". Là, les réponses sont beaucoup moins tranchées que les deux précédentes, avec 51% des membres qui souhaiteraient changer de poste dans leur entreprise actuelle, contre 49% qui répondent par la négative.

 

L'entreprise n'offre pas de perspective à ses salariés

 

Pour Olivier Fécherolle:

 

Cette tendance "révèle une insatisfaction concernant l'évolution au sein de sa propre entreprise, la confiance paraît érodée et le salarié semble ne pas voir l'évolution dans son entreprise, comme si elle n'était pas en mesure de lui offrir des perspectives. Du coup, il est prêt à aller voir ailleurs".

 

Enfin, à la question "Pensez-vous que la situation générale de votre entreprise s'améliore?", 61,42% des sondés jugent que non.

 

Ce qui est loin de surprendre le directeur de la stratégie de Viadéo:

 

"Cette tendance est sans surprise, au vue de la situation économique globale". "Nous commençons cependant à voir quelques signes très légers de reprise, sur l'intérim par exemple qui a arrêté de décroître cet été, et les données en provenance de l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) tendent à l'optimisme".

 

 
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Commentaires
a écrit le 22/04/2014 à 13:01 :
On peu aussi rajouter le site : www.devjob.fr

Qui permet de voir sur une carte de France les départements qui recrute le plus pour un métier donné et le tout en temps réel avec une carte dynamique et un accès aux offres indeed.
Parfait pour voir ou votre job génère de l'emploi
a écrit le 03/12/2013 à 18:18 :
Notre Europe est inimaginable!! En plus des cadres seniors ....ce sont les gamins très diplômés avec 2 ans d'expérience professionnelle qui parlent déjà de reconversion pro!!
a écrit le 03/12/2013 à 17:51 :
combien coûtent les retraites des hauts fonctionnaires de bercy et ceux de nos élus européens ?? qui en parle ? c'est combien d'impôt (moyenne) pour chaque français
A LA TRIBUNE DE PUBLIER DES CHIFFRES- TOUT CITOYEN DOIT SAVOIR ...
Réponse de le 04/12/2013 à 7:59 :
que vient faire ce commentaire ici? ?? Hors sujet
a écrit le 03/12/2013 à 15:06 :
l aventure , c est pour celui qui en a les moyens , ensuite c est prendre des gros risque donc il faut etre joueur , mais qui risque rien n arrive a rien , et ceux qui reste la galère , car il sont dans un rouleau compresseur , plus rien avoir avec les années 70 ou vous partiez de votre emplois pour gagner 10 centimes de plus , maintenant si vous n avez pas ce qu il faut ou un coup de pouce , c est le trottoir car meme avec bac plus 5 c est galère .
la compétition a outrance va crées des conflits ingérables
a écrit le 03/12/2013 à 14:09 :
Certains commentaires de "jeunes" me font plaisir! cela fait 35 ans que je bosse, et, à une exception près (une entreprise anglo saxonne), je n'ai obtenus mes promotions qu'en changeant de boutique, et parfois de job. Ce qui était considéré dans les années 70 comme une marque d'nstabilité, est maintenant un atout, car l'on prouve ainsi ses facultés d'adaptation et sa motivation, dans un mo^nde économique en perpétuelle évolution. Faudrait juste que tous les français comprennent que le changement est positif et constructif, et même si l'on peut comprendre l'appréhension qu'il suscite, il ne faut pas que cette appréhension se transforme en peur.
Réponse de le 03/12/2013 à 16:22 :
@carpatrick: analyse un peu légère. J'habite au Canada où quand on va à la banque par exemple, en 3 mois le personnel a totalememnt changé. Ce n'est pas dû à l'instabilité, mais au fait que les gens acceptent n'importe quoi en attendant de trouver mieux. Le gros problème pour le client, c'est l'incompétence totale de ce personnel de passage qui du fait qu'il est nouveau ne connaît rien et du fait qu'il ne va pas rester s'en fout totalement. Il ne faut donc pas comparer deux situations (70 et 2013) qui ne sont nullement comparables :-) et mon exemple de la banque canadienne vaut pour toutes les entreprises au Canada :-)
a écrit le 03/12/2013 à 14:08 :
"Un panel représentatif de la communauté de ses membres" incroyable. Et la question aurait du être "seriez-vous prêts à changer de région et d'aller en région parisienne pour évoluer ?".
a écrit le 03/12/2013 à 12:03 :
Au temps des 30 glorieuses, beaucoup de gens, dont certains de ma famille, ont progressé par promotion interne, en faisant preuve d'efficacité professionnelle et en se formant avec des bouquins le soir ou le dimanche. .Ce mouvement s'est ralenti quand les syndicats ont exigé un progrès égal pour tous (années 70). Les diplômes ont alors remplacé la compétence comme critère de promotion. Les entreprises préfèrent embaucher un diplômé plutôt que promouvoir un de leurs salariés, pour ne pas fâcher les autres.
Réponse de le 03/12/2013 à 13:00 :
Tout à fait d'accord avec votre analyse.
a écrit le 03/12/2013 à 11:53 :
Courir éperdument ainsi est inévitable. L'on a limiter les liens humains à de la ressource humaine en compétition de coût avec les autres biens de l'entreprise. Dehors, l'euthanasie du client a fabriqué le consommateur. Les enchêres sur tout et rien sont devenues l'échelle de nos valeurs.
a écrit le 03/12/2013 à 11:30 :
le discours que mon DRH a, est claire : sur par exemple 30 demandes d'augmentation chaque année, sous la menace de partir ailleur; seul 1 ou 2 franchiront le pas. Il n'est donc offert aucune autre solution que la mobilité et le changement d'entreprise pour parvenir à une réelle revalorisation de son salaire. Dans mon cas, je sais que je profite par mes resultats chaque année d'une augmentation, en cela, je suis un privilégié, mais je suis conscient qu'en partant à la concurrence, je pourrais gagner bon nombre d'année d'augmentation. depuis 8 années d'activité, j ai travaillé dans 5 établissements différents, ce qui m'a permis à 25 ans d'obtenir un poste d'encadrement, en comparant avec mes amis dans la meme fillière que moi, j'ai gagner plus de 10 années de carrière ! donc se mettre en danger est payant (dans ma situation en tout cas).
Réponse de le 03/12/2013 à 18:23 :
Vous pensez avoir gagné 10 ans de carrière par rapport à vos collègues??? Je crois au contraire que par empressement...vous serez très prochainement en dehors du prix du marché....en fait vous vous rapprochez de la sortie...à 35 ans maxi vous serez chômeur!!
a écrit le 03/12/2013 à 11:18 :
C'est unième article sur ce sujet mais il y a aujourd'hui une sensibilisation bien plus forte qu'en 2008 au fait que la France est mal partie sur ses entreprises, leur compétitivité, les marchés, la rentabilité et l'emploi à des niveaux de rémunérations d'encadrement et de perspectives qui font fuir au moins les meilleurs; quant à la fonction publique si elle peut encore intéresser certains ce ne sera ni pour la rémunération ni les perspectives d'évolution, aucune passerelle n'existant pour le moment entre les différentes fonctions publiques. Donc lorsqu'on a 20 ou 25 ans en France aujourd'hui tout à chacun sait qu'il n'y a rien à attendre d'une évolution notable avant dix ou quinze ans.
a écrit le 03/12/2013 à 10:42 :
tout ce qui est dit ds le paragraphe "L'entreprise n'offre pas de perspective à ses salariés" est vrai. Je pense exactement la meme chose. Voila un sondage sans gde surprises mais bien réel. Le Français est pessimiste sur son avenir (qu'il travail ou non)

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