La Tribune

La Bretagne teste l'effacement électrique pour éviter les coupures d'électricité

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Dominique Pialot  |   -  350  mots
Le Français Energy Pool est capable de « libérer » en 30 minutes 20 MW de capacité électrique.

Réunir plusieurs consommateurs d'accord pour décaler leur consommation dans le temps et  soulager le réseau électrique en période de pic de consommation, c'est le principe de l'effacement électrique, également appelé modulation. Ce  mécanisme d'ajustement entre production et consommation  est particulièrement utile dans une région comme la Bretagne, qui ne produit que 9, 5 % de l'énergie qu'elle consomme,  et dans une période de grand froid, où les pics de consommation sont les plus élevés.

Le principe fonctionne avec des particuliers : c'est le modèle de Voltalis, également installé en Bretagne chez des ménages volontaires. Le Français Energy Pool, récemment entré dans le giron de Schneider Electric, fonctionne, lui, avec des industriels. Habilité, avec leur accord et moyennant rétribution, à intervenir sur leurs process de production et de fonctionnement  afin d'interrompre leur consommation et de la décaler dans le temps, Energy Pool est capable  en mobilisant tous ses partenaires industriels, de soulager le réseau de 20 MW en moins d'une demi-heure. Soit la consommation d'une ville de 20.000 habitants. Concarneau, par exemple. Le processus est activé par le gestionnaire de réseau, RTE.


Tandis qu'on anticipe pour la France un déficit chronique annuel d'environ 1 GW entre l'offre et la demande d'électricité dans les prochaines années, la loi Nome (nouvelle organisation du marché de l'électricité) qui doit entrer en vigueur en 2014, prévoit que la capacité effacée soit rémunérée au même tarif que les capacités de production additionnelles. Autrement dit, il sera aussi rentable pour un opérateur, d'être capable, comme l'est déjà Energy Pool, de supprimer une consommation à un instant t, que de produire la quantité d'électricité correspondant.

La période actuelle de grand froid est donc idéale pour démontrer le bien-fondé de l'« effacement électrique ». Et la Bretagne, la région qui permet de mieux en illustrer les avantages. Après cette première expérience, Energy Pool envisage de porter sa capacité de modulation de la consommation à plus de 100 MW pour la région.
 

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Commentaires

La Bretagne produit près de 40 % de sa consommation d'électricité  a écrit le 03/02/2012 à 23:14 :

C?est devenu une habitude : pointer du doigt l?insuffisante production électrique de la Bretagne, agiter le grelot du risque de panne, et souligner avec des airs entendus que son refus des centrales nucléaires ne l?empêche pas de consommer l?électricité nucléaire des autres?

Passons sur les capacités de décision prétendument dévolues à la Bretagne. La France suréquipée qui, selon le dossier de presse de RTE, a produit 550 milliards de kilowatts-heures en 2010, et n?en a consommé que 513, n?aurait pas dû devoir importer les 37,1 milliards de kWh qui lui ont manqué pour passer l?hiver ! Des kWh mendiés par la France qui lui coûtent beaucoup plus cher que ceux qu?elle vend le reste de l?année. Les choix français du tout nucléaire et du chauffage électrique ? intimement liés ? ont conduit à cette situation. En 2011 la situation s'est un peu améliorée pour des raisons purement conjoncturelles, les importations ont chuté à seulement 19.7 milliards de kWh.

La Bretagne n?en est pas responsable.

A propos des ?insuffisances? de la Bretagne, qui ne produirait que 8 % de l?électricité qu?elle consomme, observons que les chiffres cités pour la ?Bretagne? concernent la seule Bretagne résiduelle (c?est-à-dire sans la Loire-Atlantique).

Or, de l?aveu même des commentateurs publics inspirés par EDF, 30 % de la consommation de cette Bretagne-là est fournie par la centrale électrique de ?Cordemais en Loire-Atlantique ! Ce qui porte déjà la part produite à 38 % de la consommation considérée. En tenant compte de la production de Cordemais consommée en Loire-Atlantique, on reste loin des ?insuffisances? annoncées.

Alors que l?Ile de France ne produit effectivement que 8 % de l?énergie électrique qu?elle consomme, vous ne lirez jamais une ligne pas plus que vous ne visionnerez 10 secondes de reportage pour en informer le public. Et vous pouvez toujours chercher à vous renseigner sur les projets d?implantation de centrales électriques dans la région ?capitale?, ce n?est pas à l?ordre du jour, c?est tout juste bon chez les ploucs.

Ces quelques précisions apportent un éclairage indispensable sur le caractère de la campagne intéressée que nous subissons. En toute hypothèse, nous n?avons pas à être désignés comme bouc émissaire par les responsables des choix qui sont réellement en cause. D?autant qu?il existe des solutions alternatives.

Ainsi, sachant que le chauffage électrique d?une maison fait appel à une dizaine de kW en moyenne lorsqu?il fonctionne à pleine puissance lors des périodes de grand froid, il suffirait de convertir 40 à 50 000 des chauffages électriques de ces maisons pour ?effacer? les 400 MW qui manquent en heure de pointe. Et sachant qu?environ 500 000 ménages bretons sont actuellement équipés en chauffages électriques, il suffirait seulement que 10% d?entre eux changent de mode de chauffage? quitte à aider ces ménages à hauteur de 40 à 50% de leurs investissements. Cela coûterait ainsi deux fois moins cher que la construction d?une centrale gaz de 400 MW.. Le tout électrique n?est plus de saison ! Un kWh issu d?une électricité produite à partir du gaz naturel (cf le projet de centrale de Guipavas) consomme environ 2 fois plus de gaz qu?un kWh produit par la combustion directe du gaz dans la chaudière du consommateur final !

Il faudrait exposer les données du problème et les solutions alternatives auprès des plombiers chauffagistes, dans les Chambres des métiers et dans les six Centres de Formation des Apprentis des métiers du bâtiment de Bretagne afin de contrer la propagande d'état. Le secteur du bâtiment en Région Bretagne a perdu 5.000 emplois en 2009 et encore 2.500 en 2010, d?après le Président régional de la Fédération du bâtiment, M. Yves Le Normand. 90 entreprises bretonnes ont mis la clé sous la porte. Alors qu?attendent donc l?État mais aussi l?exécutif du Conseil régional pour lancer dès maintenant un grand chantier régional en faveur des économies d?électricité ?

C?est en effet le rôle de la Région puisqu?elle est en charge de l?apprentissage, dont celui des métiers du bâtiment. Il serait également opportun de faire un autre geste à destination des professionnels du bâtiment en concentrant l?aide de la Région sur les travaux de conversion vers des modes de chauffage plus économes et renouvelables plutôt que de participer au financement d?une centrale électrique à gaz inutile et contraire aux ambitions d?une industrie bretonne des énergies marines.

Nous n?avons pas besoin de plus d?électricité, nous devrons de toute façon en consommer moins à l?avenir, mais plus intelligemment.

C?est à cette condition que la Bretagne, aujourd?hui victime des choix de l?État et de l?industrie nucléaire de l?électricité, pourra prétendre imiter le modèle écossais (réduction de 42% des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2020). D?autant qu'en décembre 2011 les conclusions du 17 eme Sommet des négociations sur le climat de Durban ont insisté, tant pour atteindre les objectifs du Millénaire que pour limiter sérieusement les émissions de gaz à effet de serre, sur le fait que les collectivités villes et Régions sont le bon niveau pour réaliser des plans d?actions intégrés : entre autre la qualité deon et les économies d?énergie dans les bâtiments, ainsi que le développement des énergies renouvelables.

Quelques articles pour argumenter

http://www.virtual-yachting.net/download/UDB/NPAB_21_v3.pdf
http://www.virtual-yachting.net/download/UDB/RANB_21_v0.pdf
http://www.virtual-yachting.net/download/UDB/005_STEP_eolien_v3.1.pdf

Ken@vo

Gwenael HENRY

gradifit  a répondu le 04/02/2012 à 15:26:

Vous comptez forcer des particuliers à changer de chauffage ? J'aimerai savoir comment vous allez vous y prendre ?le couteau sous la gorge peut etre .....

Olive  a répondu le 05/02/2012 à 1:27:

Très bonne et intéressante contribution de "La Bretagne et bien vu.
@ Gradifit : il ne parlait pas de "forcer" les particuliers. Quand il y a des aides et une campagne d'information bien faîte avec un transfert d'un coût d'un type d'énergie sur un autre on obtient de très bons résultats, d'autant que le résultat en termes d'économies et d'écologie pour tout le monde est très positif.

Delenda  a écrit le 03/02/2012 à 17:26 :

Lorsqu'EDF était une entreprise intégrée, elle offrait un service qui s'appelait EJP - Effacement Jour de Pointe - qui permettait d'effacer plus de 6000 MW les jours de forte consommation (à rapproché des 20 MW de cette nouvelle offre sois disant révolutionnaire). Depuis l'ouverture du marché ce service n'est plus rentable car l'industriel peut aujourd'hui effacer sa consommation EDF et se fournir chez un autre producteur.

Breton  a répondu le 03/02/2012 à 21:19:

Edf a été obligé de maintenir des coûts trop bas et n'arrive plus à tenir avec le vieillissement des centrales (27 ans d'âge moyen), des normes de sécurité supplémentaires, des frais de démantèlement très sous évalués, des investissements peu profitables etc. La Bretagne a un bel avenir énergétique dans les énergies renouvelables et elle commence seulement à s'y impliquer comme l'Ouest notamment mais elle part de loin.

Breton  a répondu le 03/02/2012 à 21:20:

Edf a été obligé de maintenir des coûts trop bas et n'arrive plus à tenir avec le vieillissement des centrales (27 ans d'âge moyen), des normes de sécurité supplémentaires, des frais de démantèlement très sous évalués, des investissements peu profitables etc. La Bretagne a un bel avenir énergétique dans les énergies renouvelables et elle commence seulement à s'y impliquer comme l'Ouest notamment mais elle part de loin.

verituz  a répondu le 04/02/2012 à 15:32:

Que font vos énergies renouvelables face à la grande vague de froid que nous traversons?Face à un ciel bouché et un vent nul ,elle est ou l'énergie renouvelable!Faut etre serrieux avec ces gadjets !

Breton  a répondu le 05/02/2012 à 0:56:

Les énergies renouvelables ne sont des gagdgets que pour les personnes incompétentes ou dépassées dans le domaine de l'énergie. Plus de 100 pays dans le monde se sont lancés à fond dans les énergies renouvelables et certains tout comme des régions et villes sont soit autonomes soit proche de l'être. Il faut s'informer mieux.

A verituz  a répondu le 06/02/2012 à 16:54:

Que je sache, même par vent nul et grand froid, les marées subsistent. Des hydroliennes sont (enfin) testées près des Cotes d'Armor. Depuis la construction de l'usine de la Rance, rien n'avait été lancé dans ce domaine. Energie renouvelable, écologique, inépuisable et sérieux (avec un seul R) !

Rico  a répondu le 07/02/2012 à 14:26:

L'énergie de l'usine marémotrice de la Rance n'est pas renouvelable: elle est prélevée sur celle de la rotation terrestre, rotation qu'elle ralenti infinitésimalement. Je n'ai pas d'ordre de grandeur pour ce prélèvement mais le principe est là: la quantité prélevable est limitée et non renouvelée.

Rigolard  a écrit le 03/02/2012 à 17:01 :

c'est vrai qu'en remplaçant des centrales nucléaires par des panneaux solaires et des éoliennes, on va régler le problème, surtout si la voiture électrique se développe. Olé!

Breton  a répondu le 03/02/2012 à 21:03:

Pour infos il n'y a pas de centrale nucléaire en Bretagne et de plus c'est une zone sismique. Par contre il y a une forte concentrations d'élevages et les énergies renouvelables à volonté.

dazerty  a répondu le 04/02/2012 à 15:34:

J'aimerai connaitre le rendement des panneaux solaires maintenant sous la neige ha ha ha

Breton  a répondu le 05/02/2012 à 1:01:

Les éoliennes, le biogaz, la géothermie, les hydroliennes marchent toujours et le soleil va encore briller donc les panneaux ont le même rendement, la neige ne tient pas longtemps ici et passer un coup de balai dessus est très facile !

Ditil  a écrit le 03/02/2012 à 8:14 :

La particularité de l'électricité réside dans son impossibilité de stockage, seul l'hydraulique peut jouer un rôle tampon par stockage de l'eau. Il est nécessaire d'avoir des capacités de production capables de faire face aux pics de consommation comme c'est la cas actuellement. Le solaire et l'éolien n'étant pas des sources à disponibilité garantie il est nécessaire d'avoir une surcapacité de production mobilisable pour encaisser les pics de consommation. Cette surcapacité,mobilisable rapidement, est nécessairement du gaz ou du fuel. Elle est difficilement amortissable car utilisée uniquement pour écrêter les pics. Cruel dilemme!!!

Energie+  a répondu le 03/02/2012 à 12:55:

La Bretagne a beaucoup de sources d'énergies renouvelables souvent complémentaires et le stockage ne se résume pas heureusement qu'à l'hydraulique. Elle ne doit toutefois pas être envisagée comme une entité à part mais intégrée dans un réseau plus vaste puisqu'elle va être par exemple en mesure de fournir une bonne part d'hydrolien etc à terme. C'est juste une question d'organisation et d'investissements qui n'ont pas encore été faits mais çà évolue.

yvan  a répondu le 03/02/2012 à 14:55:

Cela tombe bien, Ditil. Car la privatisation des barrages français est en cours. Nous allons donc devoir payer beaucoup plus cher notre électricité. A moins que quelqu'un me prouve qu'une privatisation fait baisser le prix de quoique ce soit...??

Olive  a répondu le 03/02/2012 à 21:12:

La privatisation de France Télécom et l'ouverture du marché a largement fait baisser le coût des télécoms et internet. Pour l'électricité le nucléaire est de plus en plus cher et les renouvelables de moins en moins cher. Les systèmes de stockage et de smart grids évoluent et se développent. L'Allemagne et beaucoup d'autres pays l'ont bien compris, la Chine, l'Inde, le Brésil, la zone Emea etc y investissentr massivement. Les vieux modèles vont être rapidement dépassés, il faut donc bien analyser ce qui se passe devant nous au plan mondial en matière d'énergie et ne pas râter le train déjà en marche rapide.

Darknico  a répondu le 04/02/2012 à 11:14:

Le prix appliqué par FT a surtout baissé avec l'arrivée de Free...pour le degroupage et l internet , a 75? par mois pour de l'adsl 512k ....

mady  a répondu le 04/02/2012 à 15:39:

De grace ne parlez pas des hypochrites allemands ! Ils quittent le nucléaire et construisent en quantité des centrales à charbon qu'ils ont à profusion chez eux !Vous n'en parlez jamais les écolos de ça ?

Olive  a répondu le 05/02/2012 à 1:12:

Les allemands ne construsient pas du tout des centrales à charbon à profusion et tentent de réduire le C02 de différentes façon par le stockage dans des matériaux de construction et la fabrication d'isolants à partir d'algues absorbant le CO2 pour citer quelques exemple. Ils ont planifié la sortie du nucléaire depuis le début des années 90 et après une période de surcoût et d'utilisation d'énergies fossiles, leur bilan va vite devenir très positif. Il faut regarder les chiffres, comparer et voir l'évolution des choses avant de tirer des conclusions hâtives et inexactes. Le CO2 va avoir un coût de plus en plus important donc les allemands qui sont partie prenante et importante dans les programmes européens n'ont nullement l'intention de payer avec trop de centrales à charbon. Lisez leurs programmes sur les sites du ministère de l'énergie par exemple ou du Fraunhofer Institute, vous aurez des données détaillées et des liens pour appronfondir le sujet et être mieux informé.

Faux  a répondu le 06/02/2012 à 13:25:

@Olive c'est faux arretez de racconter des annerie meme greenpeace le dit

Une même dépendance au pétrole
En Allemagne, la principale source d?énergie primaire est le pétrole, à 33%, suivie du
charbon et du gaz naturel à 23%, de l?uranium à 11% et de la biomasse à 8%.
Par comparaison en France, la principale source primaire est l?uranium, à 42%, suivie
du pétrole à 31%, du gaz naturel à 15%, de la biomasse et du charbon à
respectivement 6% et 4%.
Enfin la contribution des énergies renouvelables est en Allemagne de
31,65 Mtep (Millions de tonnes équivalant pétrole), contre 20,65 Mtep en
France
3

Issue de : http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/300718/briefing-greenpeace-g8-allemagne.pdf

Julie  a écrit le 03/02/2012 à 4:50 :

Au lieu de faire l'aéroport de Notre Dames des Landes pour délocaliser une part des vols de Paris avec leurs nuisances, mieux vaudrait augmenter les unités de biogaz (= amélioration des rejets agricoles nombreux en Bretagne) et aider les bretons à mieux isoler leurs logements tout comme les entreprises à développer les multiples solutions d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables.

Energie+  a répondu le 03/02/2012 à 12:57:

Bien vu !

Ben  a écrit le 02/02/2012 à 19:00 :

"...on anticipe pour la France un déficit chronique annuel d'environ 1 GW...", avec ca, ces lumières que sont les écolos veulent arreter les centrales nucléaires pour les remplacer par des éoliennes...

sudiste  a répondu le 04/02/2012 à 7:28:

quand je pense qu'ils pourraient entrer au gouvernement de Hollande dans trois mois, j'en frémis d'horreur!!!!

TchernobylFukushi  a répondu le 05/02/2012 à 1:17:

C'est vrai le nucléaire c'est tellement mieux, un accident majeur tous les 22 ans en moyenne dans le monde et çà va s'amplifier avec le vieillissement des centrales prévues pour durer 30 ans et qui ont en moyenne déjà 27 ans et vons nous coûter une fortune en démantèlement. Mais en France un accident nucléaire n'arrivera bien sûr jamais...!!!

@tchernobil  a répondu le 06/02/2012 à 13:29:

@Tchernobil quand on parle d'accident il faut preciser les niveaux de gravités!
C'est un peu court, ca ressemble a de la desinformation ou de la calomnie.

Oui en France il peut y avoir des accidents mais pas de niveau 7 ou 6.

1/Fukushima etait previsible: construire des centrales sur un pays ayant des risque sismique releve de la folie
2/Technobyl: Du fait de sa conception.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucl%C3%A9aire

toccata  a écrit le 02/02/2012 à 18:40 :

C'est honteux. On veux imposer à la Bretagne des restrictions d'électricité pour la punir de refuser la construction de centrales électriques sur son territoire. Or ces centrales seraient des verrues dans des paysages souvent magnifiques et très variés. La Bretagne a raison de préserver son patrimoine (la qualité de ses paysages). Et si on était dans la logique où chaque région devrait produire sa propre électricité, pourquoi ne demanderait-on pas d'abord à l'IDF de restreindre ses importations?

Ben  a répondu le 03/02/2012 à 5:04:

On ne veut rien imposer à la Bretagne, calmez-vous. L'effacement est proposé par des entreprises spécialisées et imaginatives, depuis plusieurs années déjà à tous les industriels de France et de Navarre. La CRE avait alors lancé une consultation nationale sur le sujet il y a trois ou quatre ans je ne sais plus exactement. La Bretagne est idéale pour le tester, mais je puis vous assurer que des contrats d'effacement, on en signe vraiment partout en France.

Donc vraiment, il n'y a pas de quoi s'alarmer.

Paysagiste  a répondu le 03/02/2012 à 10:03:

Ba oui préservons la Bretagne et allons pourrir le paysage des voisins, leur paysage sont moches après tout pitoyable comme raisonnement. Non la Bretagne n'est pas la seule région a avoir des paysages...Donc oui mesure logique, vous ne voulez pas de centrale , à vous de faire l'effort en contrepartie!

Delenda  a répondu le 03/02/2012 à 17:22:

Il est tout a fait louable de ne pas vouloir de centrales électriques et il faut en assumer les conséquences. C'est à dire réduire sa consommation de 90 % pour ne consommer que sa production ou bien augmenter la production bio d'autant. Mais il ne faut pas demander à ceux qui subissent la contrainte d'avoir une centrale près de chez eux d'en plus payer pour ceux qui n'en veulent pas.
Il n'est pas question pour moi de produire l'électricité des autres et d'en plus payer pour qu'ils n'en produisent pas.

Yoh  a écrit le 02/02/2012 à 17:48 :

Je n'ai rien compris au deuxième paragraphe...

Dominique Pialot  a répondu le 02/02/2012 à 21:09:

Les industriels qui acceptent de participer autorisent Energy Pool a intervenir a distance sur leur activité, de façon a suspendre ou réduire fortement leur consommation pendant une période donnée. Leur activité et leur consommation sont décalées dans le temps, de façon a intervenir a un moment ou la demande globale est moins importante, et le réseau moins sollicite. Ils reçoivent en échange une rémunération de la part d'Energy Pool, correspondant aux kWh économises pendant la période critique. Energy Pool a noue Des accords avec plusieurs industriels, dont l'économie de consommation a un instant t représente un total de 20 MW. Energy Pool active le système lorsque RTE l' informe d'une tension sur le réseau et lui commande une capacité d'électricité a effacer.

Yoh  a répondu le 03/02/2012 à 22:14:

Merci pour l'explication ;p

GAZERT  a répondu le 04/02/2012 à 15:45:

Si vous coupez tout le jus dans une entreprise rien ne fonctionne .les mecs qui sont dedans ils baillent aux corneilles et le patron les payent à rien faire Super!Quand à voltalis c'est une arnaque que j'ai deja eu l'occasion plusieurs fois de dénoncer