Nouveaux drones Reaper : ce que va faire la France

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La France ne peut plus se passer des drones américains Reaper
La France ne peut plus se passer des drones américains Reaper (Crédits : DR)
La France s'apprête à acquérir un troisième drone Reaper aux États-Unis d'ici à la fin de l'année. Et veut s'offrir très rapidement trois autres drones MALE américains.

La France s'apprête à acquérir un troisième drone Reaper aux États-Unis d'ici à la fin de l'année. "Nous sommes sur le point d'acquérir le troisième véhicule aérien d'ici à la fin de l'année, a expliqué aux sénateurs le délégué général pour l'armement (DGA) Laurent Collet-Billon. Il compléterait les deux premiers". Paris attend actuellement la livraison du troisième vecteur, fabriqué par General Atomics et qui viendra compléter les deux premiers, pour une mise en service au cours du premier semestre 2015.

Et la France ne compte pas s'arrêter à l'achat d'un seul système MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) américain composé de trois vecteurs. Le ministère de la Défense veut s'offrir rapidement trois autres drones Reaper. "L'achat d'un deuxième jeu de trois drones est une priorité", avait indiqué mi-octobre le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Pour gagner du temps, le ministère a pris la décision d'abandonner la version Block 5, dont les délais de livraison étaient trop longs face à l'urgence du besoin opérationnel français et sur lequel pesaient des "incertitudes", selon Laurent Collet-Billon.

"Nous souhaiterions acquérir un système analogue à celui dont nous disposons aujourd'hui au Mali (...) et à accepter un matériel d'occasion qui a encore du potentiel, a précisé le délégué général pour l'armement. Les Américains étudient notre demande. Le soutien politique à cette initiative est assez fort, à la fois du côté français et du côté américain".

Des drones aux couleurs françaises en Irak ?

La livraison d'un deuxième système, de type block 5, prévue par la loi de programmation militaire (LPM) aurait dû avoir lieu en 2017. "Il semble toutefois que les Reaper Block 5 ne seront pas prêts avant fin 2016 et qu'il conviendra ensuite d'attendre une qualification par l'USAF devant être finalisée au plus tôt durant le premier semestre 2017, un retard étant d'ores et déjà prévisible", a expliqué le député PS de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves le Déaut dans son rapport sur le projet de loi de finances 2015. D'où l'abandon de cette option.

Selon Jean-Yves Le Déaut, le besoin français est urgent, "qu'il s'agisse de compléter le dispositif au Niger, ou d'installer le système au Koweït dans la perspective d'éventuelles opérations en Irak". Deux options étaient envisageables : "il pourrait être choisi la livraison fin 2016 d'un deuxième système Block 1 susceptible d'être mis à niveau dans un second temps. La livraison d'un système Block 1 dans des délais encore plus brefs serait à l'étude". Probablement, la France va choisir la deux options.

"Il se pourrait que ce deuxième système de drone MALE arrive chez nous très rapidement ce qui serait une bonne chose, compte tenu de l'usage qu'on en a", a affirmé Laurent Collet-BillonLe ministre de la Défense a d'ores et déjà prévu de commander un deuxième système de Reaper dès 2015.

Et la francisation des drones ?

En achetant à nouveau des Reaper Block 1, la France fait l'impasse, contrairement aux promesses initiales du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, sur la francisation des drones américains, ou en tous cas, comme l'a souligné le délégué général pour l'armement devant les sénateurs : "nous souhaiterions acquérir un système analogue à celui dont nous disposons aujourd'hui au Mali, quitte à en différer la francisation".

Pourquoi un tel revirement ? "Le Reaper au Mali a fait franchir une marche très sensible dans la capacité opérationnelle", a assuré Laurent Collet-Billon. Les niveaux d'identification et la qualité d'image s'avèrent nettement supérieurs à ceux des Harfang. Ainsi, ce sont les Reaper qui ont permis la découverte de la zone de crash du vol Ouagadougou-Alger d'Air Algérie le 25 juillet 2014, au cœur d'une zone particulièrement difficile à identifier. Apte à voler jusqu'à 24 heures d'affilée, le Reaper est beaucoup plus rapide et assure une meilleure permanence sur zone. Enfin, la disponibilité du Reaper est "remarquable", a souligné Jean-Yves Le Déaut : "le système intégral, station sol et vecteurs, a un taux de disponibilité de 85 %, leur indisponibilité étant limitée aux périodes de maintenance, contre 55 % pour le système Harfang".

Pour le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, également auditionné par les sénateurs, "le Reaper a changé considérablement l'appréhension des high value targets, les têtes de réseaux terroristes sur le terrain. Cette chasse a trois composantes : le renseignement, le suivi par drone 24 heures sur 24, et la neutralisation. Reaper renforce les trois dimensions, et garantit une opérabilité avec nos amis britanniques, italiens, américains, et j'espère bientôt allemands".

Des Reaper armés ?

Laurent Collet-Billon a posé la question la plus sensible en matière de drone. "Une question majeure demeure : le second système de drone MALE doit-il être armable ou non ? Et de refermer aussitôt le débat : "N'ouvrons surtout pas le débat. L'important est de les obtenir vite. On verra le reste après !" Le missilier européen MBDA a obtenu en mars dernier son brevet pour pouvoir tirer le missile Brimstone à partir du Reaper. Selon MBDA, le Brimstone, à bord du MQ-9 Reaper, a fait la preuve qu'il pouvait "réduire les risques de dommages collatéraux" et démontrer "la létalité avec un seul tir contre des cibles évoluant à grande vitesse sur terre, mer et dans un environnement complexe". Ce qui n'est pas toujours le cas avec le missile américain Hellfire de Lockheed Martin coupable régulièrement de dommages collatéraux.

Au-delà de l'armement des Reaper français, les capacités nouvelles apportées par les drones de General Atomics ont fait impression dans les armées françaises. Le "bilan opérationnel dépasse les attentes", a estimé Jean-Yves Le Déaut. Le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, a qualifié sa mise en œuvre d'exemplaire. Au 8 septembre 2014, les Reaper ont effectué depuis leur mise en service 1.500 heures de vol correspondant à plus de 100 missions. Leur utilisation intensive a conduit l'armée de l'air à programmer 5.000 heures de vol annuelles au lieu des 2.000 prévues initialement, afin de faire face au besoin croissant d'observation nécessité par les opérations. En outre, le passage à un potentiel de 5.000 heures de vol annuelles n'augmentera pas le coût du soutien par heure de vol supplémentaire à due proportion car il sera dégressif.

Indépendance des missions françaises ?

Selon Jean-Yves Le Déaut, l'armée de l'air fait voler ses Reaper avec ses propres satellites et garde son indépendance lors des missions qu'elle conduit sans avoir à demander d'autorisation particulière pour les faire décoller et, dans le cadre contractuel prévu, n'a pas à fournir d'informations sur les lieux survolésMais, il y a un mais. "Si la France souhaitait les déployer sur une autre zone, elle devrait contractuellement solliciter l'autorisation des autorités américaines", a rappelé le député de Meurthe-et-Moselle. En outre, le soutien du Reaper est assuré par une équipe d'assistance américaine dont il est prévu de revoir le format à la baisse.

Enfin, le décollage et l'atterrissage des Reaper de l'armée de l'air sont actuellement effectués par du personnel américain car l'armée de l'air américaine. Pourquoi ? L'USAF délivre la formation spécifique indispensable à la prise en charge de ces phases particulièrement délicates qu'à l'issue d'une expérience d'environ 600 heures de vol, que les premiers pilotes français atteindront en 2015. Par ailleurs, "les capacités d'observation françaises étant insuffisantes et les moindres performances du Harfang ne permettant de l'utiliser pour les opérations particulièrement exigeantes des forces spéciales", il est régulièrement fait appel aux moyens américains en cas d'indisponibilité des vecteurs français. Il en résulte sur le terrain une collaboration accrue entre les deux armées. D'autant que l'armée américaine devrait prochainement ouvrir une nouvelle base de drones à Agadez dans le nord du Niger, susceptible de renforcer encore le soutien à l'opération menée par la France.

De nouvelles formations ?

Face à ce bilan opérationnel très positif et à un besoin de surveillance accru, l'armée de l'air ne dispose pourtant pas de moyens suffisants. Notamment en termes d'effectifs. Même si la formation des équipages français sur la base d'Holloman (Nouveau-Mexique) a donné "d'excellents résultats", a souligné Jean-Yves le Déaut. Car il s'agissait de pilotes de Harfang qui possédaient déjà une solide culture du drone, et la formation, couplée à la conception du Reaper, a permis "de mettre le système en service opérationnel quasiment dès le premier jour". Une discussion est en cours pour recourir à des formations supplémentaires dont celles dispensées par General Atomics.

Car l'USAF forme aujourd'hui davantage de pilotes de drone que de pilotes d'avion, et les formations connaissent un problème d'engorgement. "Parallèlement, l'armée de l'air doit pouvoir compter plus d'équipages français car les hommes formés sont trop peu nombreux et restent de ce fait trop longtemps en OPEX, jusqu'à neuf mois sur un an pour les pilotes formés en 2013, a regretté le député PS. Cette situation pose des problèmes d'usure des équipes auxquels l'état-major de l'armée de l'air se doit de porter la plus grande attention".

Aujourd'hui, seuls six équipages, composés d'un pilote et d'un opérateur de capteur, sont formés, deux sont en cours de formation et un équipage débutera sa formation en janvier 2015. Selon Jean-Yves Le Déaut, il conviendrait de pouvoir former encore quatre équipages au cours de l'année prochaine.

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a écrit le 02/01/2015 à 20:18 :
La France trouve les moyens d acheter du matériel Américains mais réduit en même temps le budget des produits fabriqués en France ex AASM pourtant du haut de gamme en matière de missile de croisière...
Réponse de le 03/06/2015 à 17:21 :
L'AASM (Armement air-sol modulaire) n'est pas un missile de croisière, c'est une bombe de 500 livres (environ 240 kg) dotée d'un ensemble propulsif. Le missile de croisière aéroporté français est le SCALP.
a écrit le 23/11/2014 à 20:04 :
Il y a déjà 10 ans que nous parlons du développement d'un drone MÂLE, mais comme nous n'avons pas de volonté politique, nous n'avons toujours rien fait, et nous devons demander le droit de loue tres chère des machines au USA.... Si nos politiques avez pris une decission nous pourrions s'être un pays producteur de ce type de technologie....
Réponse de le 03/06/2015 à 17:24 :
Les drones Reaper sont achetés (contrat Foreign Military Sales) et non pas loués.
a écrit le 18/11/2014 à 22:19 :
"ce que va faire la France"
Ce qu'aurait du faire la France: lancer les études en temps et eu heure.
Actuellement nous devrions proposer des drones et non par en acheter!
Nos politiques ont encore merdé sur ce coup! Comme d'habitude!
Réponse de le 19/11/2014 à 0:00 :
des emplois industriels qui se font la malle. Ou sont les R&D pour se maintenir dans le peloton de tête? L'Etat n'a pas d'argent alors il fait des coupes budgétaires plutôt que de réformer. Sarko-Hollande, même conneries...............
a écrit le 18/11/2014 à 15:29 :
Quelqu´un doit toucher une commission, car il est très facile de construire ce type d´avion sans pilote à bord. Il y a des centaines d´amateurs français qui construisent des modèles réduits qui sont capables de construire des drones. De l´argent gâché. Et des connaissances françaises mal exploitées. Voir la page POU DU CIEL pour en être certain.
Ing. F. BONVIN-ANDRÉ
Réponse de le 19/11/2014 à 13:14 :
Ou là ne confondez pas des drone civils simpliste à cette appareil de guerre , rien avoir
Mais je rejoins le fait que Dassault n'aurait aucun mal de construire des drone Male mais il faut 5 à 7 ans minimum , un temps que n'a pas l'armée de l'air
Réponse de le 03/06/2015 à 17:28 :
Dassault construit des aéronefs avec des moteurs qui sont des turboréacteurs : avions de chasse (Rafale, Mirage 2000), avions d'affaires civils (Falcon 7X, 5X, 8X), Neuron (drone de combat). Un drone MALE est doté d'un moteur à piston (pour le Harfang) ou d'un moteur à turbopropulseur (pour le Reaper). Dassault n'a donc pas les compétences aérodynamiques associées en interne !
a écrit le 18/11/2014 à 14:04 :
La France reste en grand retard dans ce domaine, c'est sûr. Toutefois, je ne pense pas que les américains vont nous vendre leur système pour qu'il soit plus tard francisée et ensuite exporté ailleurs comme si c'était du savoir-faire français !! à part les rois du poulet asiatiques il n'y a plus de sots dans ce monde….
a écrit le 18/11/2014 à 12:46 :
Les prochains , c'est Serge qui les offre. Sinon il faut acheter le mot clé sur Google
a écrit le 18/11/2014 à 12:09 :
En l'espace de 10 ans la France est devenue le tirailleur Sénégalais des USA, ont fait la guerre pour leur compte et en plus ils nous vende leures armes, il sont trop fort...
Réponse de le 18/11/2014 à 13:40 :
euuuh non pas vraiment. Si vous regardez sur la dernière décennies on est allé seulement là où on voulait. Et d'avoir dit non pour les autres destinations (en fait l'Irak) ce n'est pas passé inaperçu ;-)
Par contre l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie, la Pologne, etc eux clairement ils ont un vrai problème. Obligés de participer aux raids US, obligés d'acheter le matériel US (qui a dit F35?).
Réponse de le 18/11/2014 à 20:40 :
La France va finir pour acheter des F-35, le flop aéronautique du siècle, voulez-vous parier ? les Rafales seront envoyés à la caisse ou alors vendu à moitié prix pour des pays africains. Les américains vont vendre leurs F-35 Flop à tous ses satellites de l'OTAN. Vous voulez parier ?
a écrit le 18/11/2014 à 11:07 :
"Car l'USAF forme aujourd'hui davantage de pilotes de drone que de pilotes d'avion"
... en une phrase beaucoup est dit...

Sinon il est clair que l'on est devenu accro aux reapers et que la différence de niveau entre ces drones et les précédents qui étaient européens devrait faire réfléchir beaucoup de monde (et en premier les responsables de l'armée de l'air qui ont bloqué leur usage faisant ainsi perdre un temps précieux à l'industrie française et/ou européenne).
Quant à la question de l'armement des reapers on en déjà une petite idée lorsque ici et là on lit des articles montrant les couts comparés d'une frappe: d'un coté le cout direct d'un missile + les couts d'utilisation du drone. De l'autre coté une AASM ou une GBU laser + les couts d’utilisation d'un mirage/rafale et de son ravitailleur... Bref faire autant avec moins (quitte a perdre l'image du chevalier d u ciel :-)
Le truc sera de bien emballer dans une opération de com pour dire que non non on ne fera pas comme les américains en tirant sur tout ce qui bouge, que non il n'y aura pas d'image au journal Tv d'enfants morts suite à une erreur de tir.
Réponse de le 18/11/2014 à 14:07 :
Les "pilotes de drones " de l'USAF pilotent leurs gadgets depuis Ramstein, en Allemagne, pour aller bombarder des prétendus talibans en Afghanistan. Les stats le prouvent, plus de 0% des victimes sont des civiles, des familles entières parfois. Ils s'amusent les amerloques avec leurs petit jeux vidéo, ils sont tous "des héros" !
Réponse de le 18/11/2014 à 18:53 :
cool
a écrit le 18/11/2014 à 10:57 :
Tres bonne acquisition pour notre armée qui en a grandement besoin . Et tant pis si ca coute chère et si c'est américain. Il faut faire dans l'urgence et ca reviendra toujours moins chère que faire des patrouilles avec des rafales.
Réponse de le 18/11/2014 à 11:28 :
Si vous ne faites pas en deuxième degré, alors quel drôle de raisonnement...
Réponse de le 18/11/2014 à 15:20 :
Quel second degré ? Si vous me trouvez un drone aussi performant que le Reaper et qui soit opérationnel immédiatement et qui puissent voler 20 heures voir plus avec des réservoirs supplémentaires. J'attend vos propositions.
a écrit le 18/11/2014 à 10:15 :
Il faut passer au plus vite aux drones armés. Quand aux équipages, les américains font piloter leurs drones par des sergents et nous, nous avons choisi comme de'habitude la solution la plus coûteuse !!!!!
a écrit le 18/11/2014 à 10:07 :
D'accord avec Pipo et Saubert.
Dans le futur il sera plus préférable d'acquérir également les compétences techniques de conception de drone militaire puis d'équiper nos militaires d'engin de conception Française (avec la collaboration d'entreprises aérospatiale européenne). Vu les coûts et la complexité de l'engin, une collaboration européenne serait souhaitable
a écrit le 18/11/2014 à 8:40 :
Des armes qu'on n'a pas le droit d'utiliser comme on veut : il faut demander l'autorisation aux USA quand on sort du secteur prévu contractuellement, et ce sont les Américains qui font décoller et atterrir les drones. Et on paye pour ça ? Mais c'est une escroquerie en bande organisée ! Ou la 7ème Compagnie a été reformée !
Réponse de le 18/11/2014 à 9:14 :
Vous ecrivez n importe quoi !
Ces drones ne peuvent etre utilisé que sur un théâtre d opération "pauvre en défense" Mali, Irak etc.. Ils ne sont qu une solution transitoire qui sera a terme remplacé par des drones made in EU a prédominance Fr (nEUROn) .
Mais ne nous leurrons pas, les USA feront tout leur possible pour que cela n arrive pas. La route va donc être tortueuse !
Réponse de le 18/11/2014 à 9:25 :
Oui, c'est vrai, mais les USA sont nos frères bien-aimés, ils nous aiment à la folie et vont toujours nous accorder l'autorisation pour ne pas vendre des Mistral à la Russie. ;-)
Réponse de le 18/11/2014 à 10:22 :
@PIPO
Le nEUROn (et aussi le projet Franco-Britannique) n'a rien à voir avec le Reaper. le Reaper est à grande autonomie et altitude moyenne, il tourne des heures autour de la zone avant de frapper ou de prendre ses photos. Le nEUROn est un poids lourd de la taille et puissance d'un Mirage 2000 et se place plutôt dans un conflit de forte intensité.
Réponse de le 18/11/2014 à 11:09 :
en meme temps si on peut les utiliser contractuellement qu'en Afrique je ne vois pas où est le problème vu que ce continent concentre 99% de nos guerres contemporaines.... En attendant l'Ukraine ;0)
Réponse de le 18/11/2014 à 14:10 :
En Ukraine les drones americains ou français n'iront pas loin, les amerloques trouvent que la Russie et l'Afrique sont la même chose. Obama pense qu'un Poutine lui est son égal ! comme quoi ! la technologie russe va faire des ces drones US des vraies cibles pour les mitrailletes de leurs soldats !
Réponse de le 18/11/2014 à 14:55 :
@Matthieu
Vous avez tout a fait raison, j ai cité nEUROn entre () pour mettre en avant notre avancé technologique dans ce domaine (Pour une fois, autant ne pas s en priver ^^).
Sur les drones style Reaper, il y a le projet EU (MALE2020).
Avec les UK sur les MALE je crois que la collaboration a été arrêtée.
a écrit le 18/11/2014 à 8:04 :
Et combien ça coûte chaque drone ? Vous avez parlé des caracteristiques techniques – et qui ne disent pas grande chose au contribuable – mais n'avez pas pipé mot du prix de chaque appareil. Ce serait intéressant de le savoir.
Réponse de le 18/11/2014 à 8:58 :
Ca sera toujours moins cher que d'utiliser des avions de chasse pour faire les reconnaissances.
Réponse de le 18/11/2014 à 11:15 :
l'information se trouve un peu partout sur le net.
Pour une frappe d'un pick up perdu au fin fond du désert:

- un missile léger, le cout d'acquisition du drone + son cout d'utilisation (maintenance légère, containers maritimes contenant les communications & les pilotes, formation pilote).

- au mieux une AASM petit modèle (en attendant l'intégration de missile Brimstone sur Rafale), le cout d'acquisition d'un Rafale ou d'un Mirage, le cout d'acquisition d'un ravitailleur, les couts de d'utilisation (maintenance plus ou moins ou lourde, infrastructure lourde, formation pilote)

Bref...
a écrit le 18/11/2014 à 7:43 :
Vivement que les européens s'entendent pour faire leur propre drone. Une telle coopération générera de l'emploi et des technologies en Europe (dont la France) et nous permettra de rentrer à notre tour dans le marché des drones de surveillance qui est ultradominé par les États-Unis. Mieux vaut remplir les poches d'une entreprise Européenne comme Airbus plutôt que d'augmenter le chiffre d'affaire d'une société américaine, vous ne pensez pas ?

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