Safran proposera le drone Patroller (armé ? ) à l'export fin 2017

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Le drone tactique Patroller dispose d'une modularité qui, liée à une capacité d'emport élevée, permettra l'intégration d'armements tels que les roquettes guidées laser et le système de missile moyenne portée (MMP) de MBDA.
Le drone tactique Patroller dispose d'une modularité qui, liée à une capacité d'emport élevée, permettra l'intégration d'armements tels que les roquettes guidées laser et le système de missile moyenne portée (MMP) de MBDA. (Crédits : Sagem)
Le Patroller est tout près de s'envoler pour des campagnes export. Philippe Petitcolin devrait donner son feu vert fin 2017. Les pays déjà intéressés par le Patroller, le veulent armé.

Tous les grands commerciaux à l'international de Safran, qui trépignaient pour proposer à l'export le drone Patroller, sont enfin proches de la délivrance. L'équipementier aéronautique devrait le proposer officiellement à l'export vers la fin de l'année, explique-t-on chez Safran et dans les armées. En dépit d'un très léger retard (deux mois environ), le développement de ce drone tactique de renseignement s'est bien passé comme l'a notamment démontré sa participation au défilé du 14 juillet, où pour la première fois, un drone (démonstrateur) a filmé l'événement lors de son survol des Champs Élysées. Actuellement les équipes du programme tentent actuellement d'intégrer les dernières demandes de l'armée de Terre.

Pourquoi le directeur général de Safran, Philippe Petitcolin, ne souhaitait pas proposer le Patroller à l'export jusqu'à maintenant? Parce qu'il voulait d'abord "assurer une bonne fin de développement" du programme, avait-il expliqué en juin à La Tribune. D'autant que le drone SDTI (Système de drone tactique intérimaire) de Safran donne de plus en plus de grands signes de faiblesse et arrive en bout de course au sein de l'armée de Terre. Cette dernière attend en 2019 son premier système Patroller, qui accompagnera un groupement tactique interarmes (GTIA) sur le terrain lors des opérations extérieures. "Le calendrier est serré", rappelle-t-on toutefois au sein des armées.

"L'armée de Terre nous a fait confiance, c'est à nous d'honorer cette confiance en livrant à l'heure le produit aux conditions que nous avons garanties, avait expliqué à La Tribune Philippe Petitcolin. Tant que nous n'aurons pas atteint un niveau où j'estimerai que le produit est bien né, je n'autoriserai pas les équipes à faire de la prospection sur ce produit à l'export. Pourquoi ? Comme nous faisons appel plus ou moins aux mêmes équipes, je veux vraiment qu'elles se concentrent totalement sur la réalisation du contrat que nous avons signé. Bien sûr, je serais ravi d'avoir des commandes export".

L'export veut un Patroller armé

Pour autant, les équipes commerciales de Safran ont occupé le terrain pour ne pas laisser le champ à la concurrence. Elles ont donc fait le job. Les équipes de Safran ont fait la promotion du Patroller notamment dans les grands salons en France (Bourget, Euronaval, Eurosatory) et à l'étranger, et ont organisé des démonstrations. Safran dispose déjà de "pas mal de prospects" mais, comme le souhaite Philippe Petitcolin, n'a pas ouvert de négociations avec les pays "accrochés". Les pays, qui s'intéressent au Patroller, souhaitent en grande majorité disposer d'un drone "vitaminé", en clair armé. C'est notamment le cas de l'Égypte, voire de la Pologne ainsi que de certains pays dans le Golfe et en Amérique du Sud.

Le programme dispose d'une modularité qui, liée à une capacité d'emport élevée, permettra l'intégration d'armements tels que les roquettes guidées laser et le Le système de missile moyenne portée (MMP) de MBDA, capable de neutraliser des cibles blindées et des combattants de jour comme de nuit jusqu'à 2.500 mètres. Le Patroller peut embarquer sous ses ailes deux missiles MMP. La décision récente de la ministre des Armées Florence Parly d'armer les drones de renseignement et de surveillance actuels (Reaper) et futurs (drone MALE européen) ouvre de façon naturelle la porte à armer également le Patroller.

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Commentaires
a écrit le 07/09/2017 à 14:59 :
"C'est notamment le cas de [...], voire de la Pologne": La Pologne ne veut jamais rien qui ne soit pas des USA. ils e sont pas dignent de confiance

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