L'Autorité de la concurrence veut revoir la fixation des prix de l'énergie nucléaire

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Le mécanisme de l'Arenh est critiqué de toutes parts depuis sa mise en place en juillet 2011.
Le mécanisme de l'Arenh est critiqué de toutes parts depuis sa mise en place en juillet 2011. (Crédits : reuters.com)
L'organisation, qui veille au libre jeu de la concurrence, demande au gouvernement de trouver un nouveau système pour fixer le prix auquel EDF facture son énergie nucléaire à ses concurrents.

L'énergéticien public doit revoir sa copie. L'Autorité de la concurrence a appelé lundi 20 octobre le gouvernement à préparer la fin de l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), ce dispositif, censé être transitoire, qui oblige EDF depuis 2011 à revendre à ses concurrents une partie de l'électricité produite par son parc nucléaire.

L'Arenh est actuellement fixé à 42 euros par mégawattheure vendu aux concurrents, mais il pourrait augmenter à 44 euros l'an prochain puis à 46 euros en 2016, selon la Commission de régulation de l'énergie.

Un "manque de volonté" pour réduire le plafond

Un projet de décret sur ce prix de l'Arenh a été élaboré, mais l'Autorité de la concurrence, saisie par le gouvernement pour émettre son avis, estime qu'il ne s'attelle pas à la nécessaire sortie progressive du mécanisme administré.

"Le projet de décret ne manifeste aucune volonté d'organiser une diminution progressive du plafond de l'Arenh alors qu'un tiers de la période transitoire est déjà écoulé", indique l'organisation dans un communiqué, recommandant que le nouveau décret soit l'occasion de concrétiser cette évolution progressive.

Elle rappelle à cet égard "l'importance d'une sortie (...) afin de revenir par étapes aux conditions d'approvisionnement d'un marché de gros normal et d'inciter les opérateurs alternatifs à investir dans leurs propres moyens de production d'électricité de base".

Le mécanisme de l'Arenh est critiqué de toutes parts depuis sa mise en place en juillet 2011. Les concurrents d'EDF, comme Direct Energie, le jugent trop élevé pour pouvoir le concurrencer, tandis que les industriels gros consommateurs d'électricité estiment qu'il nuit à leur compétitivité.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2014 à 3:30 :
le nucleaire, c'est comme concorde, le tgv, un projet technique et non pas un service rendu à un client qui a le choix de son fournisseur. quand la realité economique reveint au galop, c'est la cata pour le client. rappelez nous quel est le montant de la dette d'edf? apres des aventures internationales catastrophiques! le cout du demantelement est tres sous estimé ( voir sur arte excellent reportage de la serie thema en allemagne). Mais rassurez vous EDF a de la marge : on peut augmenter les tarifs! et avec le compteur linky vous paierez beaucoup plus en consommant moins car on vous expliquera que le KWh a 18H apres le boulot ça doit etre plus cher que le midi!!! OU alors il faudra vous reveiller à minuit pour ciusiner. Et puis au final, pas d'illusion, l'etat est en faillite, il veut vendre des actions d'EDF pour se renflouer, donc pour recuperer de l'argent, il facilitera les hausses de tarif....et si vous pensiez faire des économies avec un vehicule electrique et bien non car avec la TICE qui remplace la TIPP, et le compteur linky, bercy recuperera sur le KWH de recharge ce qu'il perd sur le litre de carburant. Elle est pas belle la france!!!!!
a écrit le 21/10/2014 à 17:39 :
42 € le Mégawatt! le tarif de l'éolien c'est combien déjà? 170€ non?
Sympa le nucléaire.
a écrit le 21/10/2014 à 15:08 :
moi ce que je trouve ahurissant...... c'est que l'on gonfle le prix du kw au client final...pour permettre à de soit disant concurrents de faire une marge en vendant moins cher qu'edf.....

en bref, on alimente une petite rente pour des gens qui ne font rien, sauf du commerce..... alors que l'on ferait bien d'utiliser ce prix "gonflé"..... pour provisionner les démentèlement futur, avec un vrai contrôle de la sanctuarisation des "provisions pour démentèlement".......... à mon avis, elles ne sont plus que purement comptables et ont servit faire ses emplettes à l'étranger......
a écrit le 21/10/2014 à 13:24 :
Oui, oui, sauf qu'on oublie tres rapidement que l'ARENH fixe le prix de revient du kWh nuke, que ce prix de revient depend de nombreux facteurs : mise aux normes post-fukushima, demantelement, creusement de la decharge nucleaire de Bure, EPR, ... Bref, se baser sur les prix de marché, en grande partie issu de centrales a flamme qui ne subissent pas les effets de leur activite : la taxe carbone est ridiculeusement faible.
Je prefere un kWh plus cher mais en ligne avec les vrais couts du nuke qu'un kWh faible mais sans investissement d'EDF dans la securite des centrales.
Réponse de le 22/10/2014 à 5:07 :
Si vous préférez financer les investissements hasardeux d'EDF à l'étranger vous pouvez toujours faire une généreuse donation mais surtout ne demandez pas aux français de payer pour les pénalités de retard de construction de centrales étrangères.
a écrit le 21/10/2014 à 12:58 :
En gros c'est obliger EDF à vendre à perte, sinon les alternatifs peuvent acheter leur courant à l'étranger, Italie, grande bretagne, RFA, pourquoi edf seulement pour une pseudo concurrence.
a écrit le 21/10/2014 à 12:47 :
qu'elle se penche aussi sur ce qui ne devrait pas etre dans la facturation
1 le 1% du chiffre accorde au CE
LE courant presque gratuit des agents y compris dans leur residences secondaires
les seulement 32 h des agents
leurs retraites
Réponse de le 21/10/2014 à 13:48 :
Et vous, quels sont vos avantages en nature ? Voiture de fonction, tarifs préférentiels, miles ? Pour quel niveau d'études ? Avec quelles contraintes sur votre travail : Vous êtes soumis à des astreintes ? A du travail en 3x8 ? Il faut comparer ce qui est comparable avant de lorgner dans la gamelle du voisin.
Réponse de le 21/10/2014 à 18:56 :
Bravo, "lorgner dans la gamelle du voisin " cela doit être suffisamment imagé pour que ce primate comprenne. C'est avec ce genre de personnage qui ne regarde que SA gamelle que l'on se rend compte que la démocratie a ses limites.
Réponse de le 22/10/2014 à 5:11 :
@Tom

Malgré tous les avantages en nature cité dont un très faible nombre de salariés bénéficient dans le privé (hors EPIC assimilé public), tous paient 100 % de leur facture électrique à l'instar des 10 % des agents de EDF.
a écrit le 21/10/2014 à 10:45 :
Les tarifs régulés tiennent-ils compte des futurs coûts de démentèlement ??!
Réponse de le 21/10/2014 à 11:04 :
@lyon69 si je ne me trompe pas non, le cout du démantèlement doit être provisionné sur l'exploitation actuelle des centrales, dans les faits cela ne l'est pas.
Réponse de le 21/10/2014 à 11:05 :
En théorie, le coût du démontage des centrales est incorporé au prix de l'énergie électrique, même si personne ne sait vraiment combien ça coûte (certains disent 1/10 du prix de la centrale, avec ou pas la gestion des déchets pendant 1000 ans ?).
Des mauvaises langues disent que cet argent a été consommé pour acheter des "nanards" à l'étranger, l'argent qui dort, c'est pas bien, mais acheter des entreprises non rentables, c'est ballot, les clients de toute façon paieront à nouveau, il suffit d'ajuster les prix en conséquence !
Réponse de le 21/10/2014 à 13:29 :
Les provision pour demantelement ont ete dilapidees pour acheter Constellation aux US qui s'est revelee etre un fiasco memorable, au point que EDF s'est cru oblige de nous faire un tour de passe-passe : offciellement le demantelement est garanti par 50% des parts que possede EDF dans RTE ... comme si on pouvait croire que EDF vende ces parts pour payer le demantelement.
En realite il y a entre 14 et 18 milliards d'€ provisionnes dans les caisse, alors que 11 reacteurs tournent deja depuis plus de 30 ans, qu'ils auraient du deja provisionner bien plus, que certains comme Fessenheim ne devraient pas tourner plus 5 ancore (pour notre securite a tous) et que des etude UK et suisses estiment le demantelememt a 3 milliards d'€ par reacteur.
Réponse de le 21/10/2014 à 17:55 :
Le démantèlement des réacteurs est estimé à 19% du coût de construction (en monnaie constante bien sur). source cour des comptes rapport de 2010.
Soit un coût estimé de 18,4 G€ valeur 2010.
En 2010, les provisions pour le démantèlement étaient de 9,2G€ (rapport Chamsaur) et l'age moyen du parc était de 24 ans sur une durée de vie comptable de 40 ans
Le coût de stockage à long terme du combustible nucléaire est une composante du coût de ce combustible

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