Les Chinois à la rescousse de Potash ?

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Refusant d'être racheté par BHP Billiton, Potash tente de trouver un autre acquéreur. La Chine pourrait être intéressée.

Potash Corp s'est mis en quête d'un acquéreur disposé à lui offrir davantage que BHP Billiton et son salut pourrait bien venir de Chine. Potash est réticent à l'idée d'être racheté par BHP pour 39 milliards de dollars, un prix qu'il juge insuffisant. D'ailleurs, BHP a officiellement lancé son offre sur Potash ce vendredi. De source proche de la situation, on rapporte vendredi que le groupe canadien spécialisé dans l'extraction de potasse sonde les marchés à la recherche de celui qui lui offrira davantage que les 130 dollars par action proposés par BHP. "L'idée, c'est qu'on parle là de la 'Rolls' des activités d'engrais", a souligné la source. Potash a refusé de commenter ces informations.

Composant de base des engrais agricoles, la potasse est la clé de l'amélioration du rendement des récoltes dont la Chine a besoin pour nourrir sa population. Selon des sources industrielles, le chinois Sinofert, dans lequel Potash détient une participation de 22%, serait le candidat le plus logique au rachat de Potash. Sinofert est certes un acteur de taille modeste, sa capitalisation de 3,8 milliards de dollars est inférieure au dixième de celle de Potash, mais sa maison mère Sinochem, un mastodonte public, a dégagé l'année dernière un chiffre d'affaires de 36 milliards de dollars.

Le géant chinois de l'aluminium Chalco et le groupe chimique ChemChina, soutenu par Pékin, pourraient eux aussi sortir du bois et déposer une offre, ont estimé les sources. "Je garantis qu'il existe en Chine une quantité de groupes qui pourraient tenter de s'emparer des actifs de Potash", a déclaré un banquier d'affaires basé en Asie, habitué à conseiller les groupes chinois spécialisés dans les matières premières.

"La Chine a peu de réserves propres de potasse, c'est une matière première dont ils vont venir à manquer. La Chine veut-elle être à la traîne sur une autre matière première?" Certaines sources évoquent également Rio Tinto, mais les probabilités que le groupe minier entre dans la danse sont très minces. Interrogé vendredi à ce sujet, son directeur général Tom Albanese a pourtant préféré garder le silence. Dans l'immédiat, la préoccupation de Rio est de convaincre que son projet de coentreprise avec BHP dans le minerai de fer obtiendra l'accord des autorités de régulation.

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