Royaume-Uni : Uber condamné pour non-respect du droit du travail

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La croissance très rapide du géant américain a provoqué de nombreuses polémiques.
La croissance très rapide du géant américain a provoqué de nombreuses polémiques. (Crédits : © Neil Hall / Reuters)
L'entreprise américaine de VTC fait par ailleurs face à un autre contentieux en France avec l'Urssaf qui voudrait requalifier les chauffeurs en salariés.

La justice britannique a donné raison vendredi à deux chauffeurs de véhicules Uber qui avaient intenté une action en justice aux prud'hommes contre la plateforme de transports en l'accusant de ne pas respecter le droit du travail.

Selon le syndicat GMB, qui a soutenu leur plainte, ce jugement d'un tribunal londonien pourrait avoir des conséquences "majeures" sur plus de 30.000 chauffeurs en Angleterre et au Pays de Galles, car comme partout dans le monde, Uber considère ses chauffeurs comme des travailleurs indépendants.Le tribunal a ainsi accordé aux plaignants de pouvoir bénéficier de vacances, d'indemnités en cas de congés maladie, et du salaire minimum garanti par le droit du travail britannique. Et le Royaume-Uni n'est pas le seul pays où la plateforme se retrouve devant la justice.

Recours dans d'autres pays

En France, l'Urssaf poursuit Uber pour requalifier ses chauffeurs, aujourd'hui considérés comme des indépendants, en salariés, faisant valoir qu'il existe un "lien de subordination" entre eux et la plateforme.

Aux Etats-Unis, Uber a accepté de payer jusqu'à 100 millions de dollars pour clore deux recours collectifs, en Californie et dans le Massachusetts, qui menaçaient de changer le statut de ses chauffeurs. La croissance très rapide du géant américain a provoqué de nombreuses polémiques, en particulier avec les chauffeurs de taxis, qui l'accusent de concurrence déloyale, ou sur son modèle économique, qui dépend pour beaucoup de l'extrême flexibilité des emplois sur lesquels il s'appuie.

>> LIRE AUSSI : Uber hanté par la requalification de ses chauffeurs en salariés

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/11/2016 à 15:22 :
Ha bon? il y a encore un droit du travail au Royaume uni ? il faut se débarrasser de ça au plus vite, laisser la mafia gérer le monde, et ça ira beaucoup mieux... Margaret fais quelque chose, il y a encore des gens qui pensent chez toi ....
a écrit le 31/10/2016 à 9:51 :
C'est un minimum hein même si bon ils n'ont pas du faire des chèques assez gros aux politiciens anglais semble t'il.

Et oui ils sortent de l'UE, les conditions changent, faut dire que c'est tellement pratique ce dogme néolibéral européen, pour le même prix qu'ailleurs on achète plusieurs politiciens de plusieurs pays différents en même temps !
a écrit le 28/10/2016 à 18:00 :
La Grande-Bretagne semble ignorée que le code du travail est un obstacle à l'emploi. Il n'y aurait plus de code du travail, il n'y aurait plus de chômeur, c'est une évidence.

Depuis le BREXIT, les Grands Bretons pètent les plombs. Ils vivent dans un pays merveilleux, et depuis quelques temps, ils font tout pour ignorer les résultats magnifiques obtenus.
a écrit le 28/10/2016 à 17:59 :
La Grande-Bretagne semble ignorée que le code du travail est un obstacle à l'emploi. Il n'y aurait plus de code du travail, il n'y aurait plus de chômeur, c'est une évidence.

Depuis le BREXIT, les Grands Bretons pètent les plombs. Ils vivent dans un pays merveilleux, et depuis quelques temps, ils font tout pour ignorer les résultats magnifiques obtenus.

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