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Frédéric Lefebvre | 14/08/2012, 11:17 - 519 mots
Lors de la passation de pouvoir, c'est avec stupeur que j'ai noté que le gouvernement Ayrault avait purement et simplement oublié la consommation. Qu'il y ait maintenant un ministre en charge du dossier, c'est bien la moindre des choses. Mais quid de mon projet de loi, déposé en juin 2011, visant à renforcer la protection des consommateurs, que ce soit en matière de logement, de télécommunications et d'e-commerce, de santé, d'énergie ou de transport ?
Quid du travail effectué en amont, portant sur l'analyse des 92000 réclamations reçues par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 2010, et de l'audition des acteurs concernés par cette question ?
Tarification de l'Internet, dispositifs d'alerte de surconsommation... l'objectif de ce projet de loi visait à renforcer la protection des consommateurs et à leur redonner du pouvoir d'achat. Il comportait notamment tout un arsenal législatif visant à renforcer les pouvoirs de la répression des fraudes, à lutter contre les clauses abusives dans les contrats, à réglementer la grande distribution et la restauration...En dehors des mesures d'affichage à l'efficacité discutable, comme le coup de pouce au smic ou l'encadrement des loyers, ce qui est proposé pour le financement de la protection sociale va diminuer le pouvoir d'achat.
Le projet d'augmentation de la CSG présente de vrais inconvénients par rapport à la TVA anti-délocalisation que nous avions mise en place. Nous estimons qu'elle aura un impact plus négatif sur la consommation, qu'elle est moins juste, car l'augmentation de la TVA, elle, excluait les produits de première nécessité et ne se répercutait pas en totalité sur les prix de vente aux consommateurs. L'exemple allemand démontre que, lors d'une augmentation de la TVA, sa charge est, en partie, absorbée par le jeu de la concurrence.
Il en est de même des autres décisions discutées dans le collectif budgétaire. L'augmentation (de 8 % à 20 %) du forfait social sur l'intéressement payé par l'employeur va de fait pénaliser le salarié, puisque cela va réduire la quotité distribuable. Le choix assumé d'augmenter le nombre des fonctionnaires, au détriment d'un geste sur leur salaire, ne plaide pas davantage en faveur du pouvoir d'achat. La suppression des heures supplémentaires équivaut à la perte d'un treizième mois pour les plus modestes des 9 millions de salariés concernés.
Toutes ces mesures font peser le risque de briser la consommation, qui reste le principal moteur de la croissance française.
L'ancien ministre que je suis, en charge notamment de la consommation, ne peut rester indiffère à ces questions. Je souhaite, en conséquence, qu'une étude d'impact indépendante soit mandatée pour évaluer l'ensemble des mesures prises ou projetées. Il faut aussi que les associations de défense des consommateurs soient associées à ces travaux.
Je propose enfin que soit mis en place un baromètre de suivi de l'impact de ces mesures, et qu'il soit rendu public. Si nous rencontrions une fin de non-recevoir, je demanderais à MM. Gilles Carrez et Philippe Marini, respectivement présidents des commissions des Finances du Sénat et de l'Assemblée nationale, de s'en saisir. Nous devons éviter un combat stérile majorité-opposition alors que l'enjeu partagé est le pouvoir d'achat et la croissance.
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Le Sage a écrit le 22/08/2012 à 10:43 :
La quintessence du Zadig et Voltaire dans toute sa splendeur...
Voui a écrit le 18/08/2012 à 21:41 :
Comment un guguss de droite qui prône l'austérité d'un coté et donc la récession qui va avec , et la baisse du niveau de vie immanquablement (car il faut être stupide pour croire que seuls les autres devront se serrer la ceinture .. nous sommes clients des uns des autres) peut il en même temps croire en une augmentation de la consommation ??? comment sinon par stupidité ou démagogie ?
EIFFEL a répondu le 19/08/2012 à 11:21:
Ce que proposen tles politiques actuellement est tout simplement impossible car ils prêchent le pour et le contre en même temps. En fait, ils sont désemparés car emmêler dans leurs multiples contradictions. Ainsi quand Hollande et Consorts palent de croissance, ils oublient de dire que croissance veut aussi dire croissance du CO2 et croissance du dérèglement climatique. L'idéal serait une croissance zéro sur tous les plans : croissance démographique nulle, solde des flux migratoire nul, croissance des déficits nuls, croissance des déchets et des nuisances nuls, croissance de la criminalité nulle, etc. Evidemment, il faudrait davantage se creuser la cervelle pour arriver à de tels résultats et tout montre que le manque d'ingénieurs et de scientifiques dans les élites politiques nous mène au désastre.
Cavaliere a écrit le 16/08/2012 à 14:05 :
Lefebvre toujours aussi brillant, président !!!
john galt a écrit le 16/08/2012 à 10:48 :
Entre socialistes keynésiens de droite et socialistes keynésiens de gauche, c'est définitivement blanc bonnet et bonnet blanc. La France est foutue, coulée par 40 ans de socialisme en continu...
Marchand a écrit le 16/08/2012 à 09:18 :
Quel clown ! D'ou sort ce Monsieur pour avoir libre Tribune ?
LEBOURU a écrit le 16/08/2012 à 01:04 :
Sauvons la consommation... voila bien apres la croissance exponentielle eternelle le nouveau veau d'or d'une elite politique qui n'a rien a proposer comme projet d'avenir pour l'humanite que cela est bien triste...vous avez raison dedou ni le ps , ni l'ump ni le fn ,etc n'ont les outils dans leur baggage intellectuel pour nous sortir de la ...
DEDOU 15 a écrit le 14/08/2012 à 19:28 :
Pensez-vous que le niveau de la consommation des Français soit en fonction de la CSG en cours et à venir ? A mon avis, il faut cesser d'augmenter les taxes de toutes sortes, d'en inventer d'autres, d'alourdir la fiscalité en amont et en aval. Si nos revenus bougent peu ou pas du tout, nous devons rogner sans cesse sur nos dépenses afin d'y arriver financièrement parlant. Moins d'achats = moins de fabrications = + de chômage ! Peut-être faut-il aussi revoir nos importations, alors même qu'en certains domaines nous avons ce qu'il faut sur le sol français. Certes, reste la question des prix chez nous et des prix en Afrique, en Asie et autres pays à bas coûts, dont les écarts sont parfois considérables ! Ce sont là des problèmes que NI la Droite, NI la gauche et aussi les " couleurs extrêmes " ne parviendront à résoudre, à moins de donner rendez-vous dans quelques siècles !