BNP Paribas Banque Privée créé un espace "gestion de fortune" à Nantes

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Eric Meylan, banquier privé gestion de fortune, Caroline Farineau, banquier privé actionnariat familial, à la direction régionale Ouest, et Pierre de Pellegars, responsable gestion de fortune de BNP Paribas Banque privée.
Eric Meylan, banquier privé gestion de fortune, Caroline Farineau, banquier privé actionnariat familial, à la direction régionale Ouest, et Pierre de Pellegars, responsable gestion de fortune de BNP Paribas Banque privée. (Crédits : Frédéric Thual)
Dans la continuité d'une politique de régionalisation et de personnalisation engagée depuis 2010, BNP Paribas Banque Privée, après Rennes en 2014, vient d'implanter un espace de "gestion de fortune" dans les Pays de la Loire, à Nantes. Où jusqu'ici, dans cette activité, seule la banque de Rothschild occupait le terrain.

Vaste d'une centaine de mètres carrés, l'endroit se veut résolument discret. Discret, mais stratégiquement situé, entre le théâtre Graslin, la fameuse brasserie La Cigale et le cours Cambronne, où le prix du mètre carré nantais culmine. Ouvert il y a quelques mois, l'espace  de "gestion de fortune" implanté par BNP Paribas Banque Privée vise une clientèle pour le moins huppée. Des entrepreneurs, des dirigeants de PME, des cadres d'entreprises ou des particuliers, confrontés à la gestion ou à la transmission d'un patrimoine et dont les actifs financiers dépassent les 5 millions d'euros, quand 250.000 euros suffisent pour intégrer Banque Privée. Cette fois, on monte d'un cran. La création de cet espace reflète une certaine poussée de l'économie régionale et la présence d'investisseurs dans l'Ouest. A moins que ces derniers n'étaient, hier, moins rigoureux dans la gestion de leur patrimoine.

Pierre de Pellegars, responsable gestion de fortune de BNP Paribas Banque Privée, qui poursuit la décentralisation engagée depuis 2010, explique:

"Nantes est une ville très dynamique à tout point de vue.  La région compte un important tissu d'entreprises, d'entrepreneurs et d'investisseurs dont le patrimoine nécessite une approche très personnalisée."

22 milliards d'euros d'actifs sous gestion dont 1,2 en Pays de la Loire

La première implantation fût réalisée à Bordeaux. Avec Rennes, créée en 2014 suite à la fusion avec la Banque de Bretagne, et Nantes dernièrement, l'activité "gestion de fortune" s'appuie aujourd'hui sur 8 espaces dédiés dans l'Hexagone. Même si Paris concentre encore 75% des 22 milliards d'euros d'actifs pour la gestion de fortune dont 1,2 milliard en Pays de la Loire, les régions sont devenues des pôles de développement où il devenait délicat d'être absent.

"Après la crise de 2008-2009, les clients souhaitaient davantage de proximité. La concurrence bougeait. Pour des questions de confidentialité et de services, le suivi nous incitait à nous rapprocher des clients", ajoute Pierre de Pellegars, qui conforte ainsi la présence historique de la banque dans la région nantaise.

Un siècle de présence à Nantes et un vaste réseau de PME touchées

Implantée depuis plus de cent ans à Nantes, BNP Paribas a depuis tissé un réseau de 78 agences sur le territoire des Pays de la Loire, neuf espaces "Banque Privée", trois maisons des entrepreneurs à Angers, Le Mans et Cholet, un centre d'affaires pour entreprises à Nantes, et depuis l'an dernier, un pôle dédié à l'innovation et aux startups, lancé sur la métropole nantaise. Un réseau à travers lequel BNP Paribas dit toucher 5.000 PME.

Sur le très particulier marché de la gestion de fortune, principalement disputé par J.P.Morgan, BNP Paribas Banque Privée et la Compagnie financière Edmond de Rothschild, seule cette dernière était jusque-là physiquement présente à Nantes. Elle aussi, discrètement établie.

Un pôle d'experts à proximité

Dirigée par Eric Meylan, banquier privé dans la gestion de fortune, la structure nantaise se compose de quatre experts, spécialisés dans l'actionnariat familial dans le cadre de la cession et la transmission d'entreprise, dans la structuration et l'amélioration du patrimoine, et dans les relations au quotidien, quatre experts qui bénéficient de la logistique et du conseil du pôle parisien composé de cinquante banquiers privés et de spécialistes. Objectif: définir une stratégie en adéquation avec les enjeux personnels, professionnels et familiaux.

BNP Paribas offre, ainsi, un ensemble de services et d'accompagnement pour structurer et gérer des crédits, des titres de société, investir dans l'art, le foncier rural (vignes, etc.) ou la philanthropie - entendez par là: comment créer ou investir dans une fondation, un domaine de plus en plus prisé:

"Les clients y sont de plus en plus attentifs. Nous sommes passés de 1 entretien sur 10 à 2 ou 3 sur 10 sur cette question. Pas seulement pour des transmissions filiales mais aussi pour transmettre des valeurs, et ce, dans le domaine de la santé ou du coaching."

Et pour les plus jeunes

Résolument tournée vers la proximité et un service personnalisé pour des questions relativement complexes, BNP Paribas Banque Privée propose à ses collaborateurs un parcours certifiant de 80 heures de formation, pour démystifier les arcanes de la gestion du patrimoine des grosses fortunes. D'un autre côté, l'établissement bancaire, dans un esprit qu'elle qualifie de "Family Office", propose aux enfants d'investisseurs, susceptibles d'être très tôt confrontés à de délicates décisions, une journée "académique", pensée pour les 17-25 ans. Sous une forme ludique, on aborde la gestion des actifs financiers, les contrats d'assurance, la fiscalité, les obligations et garanties du capital-investissement... Une journée à Paris où la banque a même dû, une fois, donner l'autorisation de sécher les cours à l'un de ses jeunes et futurs clients. Première leçon?

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Commentaires
a écrit le 20/02/2016 à 21:18 :
Moi , Je me demande comment on peut accumuler plus de 5 millions d'actifs avec une telle fiscalité ....
S'ils y arrivent , chapeau
a écrit le 20/02/2016 à 14:18 :
Le premier client de cet établissement ne sera-t-il pas un ancien premier ministre ? À surveiller....
Réponse de le 21/02/2016 à 8:48 :
On peut penser ce que l'on veut d'Ayrault, mais je n'ai pas l'impression que l'on puisse lui faire ce reproche
Réponse de le 21/02/2016 à 23:15 :
@ jean44 le 21/02/2016 à 8:48 :

l'on peut se poser des questions,

dès lors qu'Airbus est implanté à Nantes Atlantique, et que Nantes Atlantiques dispose d'une réserve de croissance très significative,

l'aéroport de Notre Dame des Landes n'a aucun intérêt économique,

alors la question est : "mais pourquoi donc Ayrault est-il si accro à construire un aéroport inutile ?
a écrit le 20/02/2016 à 10:31 :
Des cadres si énergiques , si compétents , si savants , si culturés ...Voués à se rouler les pouces.
Rich " Piople " have gone with the wind...cauz fiscal politics.
One can have the butter and the butter's money and the cremerista.
a écrit le 20/02/2016 à 10:04 :
Allez voir comment BNP suisse traité ses clients sur les prêts hypothécaires et vous vous poserez les bonnes questions ! Ils sont la quand il n'y en. Pas besoin ! Et les contrats engagent les clients mais pas eux ! 🤐👹🇨🇭
Réponse de le 20/02/2016 à 13:07 :
Tellement d'accord avec vous... Pour y avoir travailler.
Aujourd'hui indépendant
Réponse de le 20/02/2016 à 19:07 :
lol c était un peu écrit quand même..certains ne doivent pas savoir lire....

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