En quête de reconnaissance, Huawei lance son P10 dans l'ancienne rédaction de Libé

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Richard Yu, un des dirigeants de Huawei, a présenté le P10 au Mobile World Congress de Barcelone.
Richard Yu, un des dirigeants de Huawei, a présenté le P10 au Mobile World Congress de Barcelone. (Crédits : Reuters)
Le géant chinois a investi les anciens locaux du quotidien de gauche, près de la place de la République, pour lancer son nouveau smartphone sur le marché français. L'initiative illustre la volonté du groupe de s'afficher comme un acteur majeur des terminaux haut-de-gamme, capable de rivaliser avec Apple et Samsung.

Le choix du lieu en dit finalement long sur sa soif de reconnaissance. Jeudi soir, c'est dans l'ancienne et emblématique rédaction du quotidien Libération que Huawei a organisé le lancement de son dernier smartphone en France. A deux pas de la place de la République, cet ancien parking, doté d'une terrasse magnifique dominant tout Paris, a pour l'occasion été réaménagé... en vaste showroom. Bar à champagne, piscine à balles, stands de test pour smartphones... le géant chinois a mis les petits plats dans les grands pour faire mousser son dernier-né: le P10, son nouveau terminal haut-de-gamme.

Le mois dernier, au Mobile World Congress de Barcelone, Huawei n'y était déjà pas allé de main morte pour lever le voile sur ce smartphone. Pour en assurer la promotion, juste avant l'ouverture de ce congrès mondial dédié aux technologies mobiles, le groupe de Shenzhen avait donné une conférence de presse dans une tente pharaonique au cœur de la cité catalane.

Un challenger agressif

Il faut dire qu'avec le P10, Huawei nourrit de grandes ambitions et veut s'imposer comme un acteur de premier plan dans le difficile et embouteillé marché des smartphones. Ces dernières années, l'équipementier télécoms chinois s'est lancé avec succès sur ce segment. En 2016, avec une part de marché mondiale de près de 9%, il s'est positionné en principal challenger des leaders Samsung (20,5%) et Apple (14,4%). Même s'il se situe encore loin derrière le chaebol sud-coréen et la marque à la pomme, son objectif est clair : "Devenir numéro un", ni plus ni moins, à horizon cinq ans, a déclaré à l'AFP Richard Yu, le patron de la branche grand public du groupe, au salon de Barcelone.

Très agressif, Huawei mise aujourd'hui beaucoup sur l'image écornée de Samsung pour lui tailler des croupières. Il faut dire que son rival pâtit toujours de l'affaire des batteries explosives de sa dernière phablette, le Galaxy Note 7. C'est la raison pour laquelle Samsung a été contraint de repousser la sortie de sa prochaine tête de gondole, le Galaxy S8, dont le lancement est prévu mardi prochain.

L'obsession de la "qualité"

Pour conquérir de nouveaux marchés, Huawei veut à tout prix chasser l'étiquette d'un groupe chinois low cost qui lui colle parfois à la peau auprès du grand public. Pour y arriver, le groupe communique abondamment sur la "qualité" et le "design emblématique" de ses produits. C'est aussi la raison pour laquelle il loue son association avec la célèbre marque Leica, dont un appareil photo à double objectif équipe le P10. Le prix du terminal a lui, en tout cas, déjà tout d'un "grand". Le P10 est en effet commercialisé à partir de 599 euros. Et il faut débourser jusqu'à 799 euros pour sa version évoluée, le P10 Plus.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2017 à 15:16 :
Libé ou plutôt Lee Bé avait déjà vendu son âme au diable et comme le disait Marcel Pagnol "L'honneur c'est comme les allumettes ça ne sert qu'une fois..."

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