Softbank et Foxconn renforcent leurs liens via une coentreprise

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Masayoshi Son, le chef de file de Softbank.
Masayoshi Son, le chef de file de Softbank. (Crédits : Reuters)
Les géants de la high tech japonais et taïwanais, qui se connaissent bien et ont tous les deux promis d’investir massivement aux Etats-Unis, ont annoncé vendredi la création d’une coentreprise.

Le conglomérat nippon des télécoms et des nouvelles technologies Softbank, et le mastodonte de l'électronique taïwanais Foxconn renforcent leurs liens. Ce vendredi, les deux groupes ont annoncé la création d'une coentreprise. Concrètement, Foxconn prendra une participation de 54,5% dans Softbank Group Capital Apac, une des filiales du groupe japonais, pour 600 millions de dollars. De son côté, Softbank conservera les 45,5% restants au terme de cette opération, qui sera effective au 1er mars.

Avec cette alliance, les deux géants unissent leurs forces pour leurs investissements à venir. Les deux groupes ont l'habitude de travailler ensemble. Récemment, ils se sont déjà mis d'accord pour développement conjointement le robot humanoïde « Pepper », conçu par l'ex-pépite française Aldebaran.

Montrer patte blanche aux Etats-Unis

Le prochain terrain de jeu de Softbank et de Foxconn pourrait bien être les Etats-Unis. De fait, les deux groupes ont fait les yeux doux à Donald Trump juste après son élection. Masayochi Son, le patron du groupe nippon, a notamment promis au nouveau locataire de la Maison-Blanche qu'il investirait 50 milliards de dollars au pays de l'Oncle Sam, et qu'il y créerait quelques 50.000 emplois.

De son côté, Foxconn, qui fabrique entre autre les iPhone d'Apple en Chine, a aussi fait miroiter de gros investissement outre-Atlantique. Ce dernier a déjà indiqué qu'il injecterait près de 7 milliards de dollars dans une usine de télévisions, et ainsi créer plusieurs dizaines de milliers d'emplois. De quoi se faire bien voir par la nouvelle administration américaine. Foxconn redoute en effet d'éventuelles taxes à l'importation. Il faut dire que pendant la campagne présidentielle, Donald Trump a souhaité « forcer Apple à arrêter de fabriquer des iPhones en Chine ».

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