2016, année de reprise pour l'immobilier

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Les mises en chantier de logements sont en forte hausse.
Les mises en chantier de logements sont en forte hausse. (Crédits : Reuters)
Le marché de l'immobilier en France est en plein redressement en cette année 2016. Les derniers chiffres des mises en chantier, notamment, le prouvent.

En cette année 2016, à chaque publication de chiffres son lot de bonnes nouvelles pour le marché du logement en France. Les derniers chiffres de la construction de logements n'échappent pas à la règle. Durant la période de douze mois achevée fin août, les mises en chantier de logements ont progressé de 7,7 %, pour atteindre un total de 363.500, soit leur meilleur niveau depuis deux ans et demi. A noter que si l'on prend le seul secteur des logements collectifs, le cœur de métier des promoteurs immobiliers, les mises en chantier retrouvent des niveaux d'avant crise à près de 220.000 mises en chantier sur 12 mois, en hausse de 15,7 % par rapport à l'année précédente.

« Depuis maintenant 13 mois, le secteur de la construction est sur une dynamique positive, principalement tirée par les logements collectifs », confirme la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

Un avenir radieux

En parallèle, les permis de construire accordés poursuivent, eux aussi, leur dynamique. Ils sont en hausse de 11,4 % sur ces mêmes 12 mois, à 417.800 unités. Ce qui laisse présager d'un avenir radieux. Pour le ministère du Logement, tous ces résultats « montrent que la reprise de la construction observée depuis plus d'un an, se confirme et s'amplifie ». Quant à « ceux de la promotion immobilière au deuxième trimestre, prolongeant la tendance positive du début d'année », ils « augurent de la poursuite durable de la dynamique du secteur dans son ensemble », indique-t-il aussi.

Les chiffres des commercialisations de logements neufs se sont également établis en forte hausse : le nombre de réservations à la vente a atteint à 33.105 unités au deuxième trimestre 2016, soit une hausse de 18,7% par rapport au deuxième trimestre 2015. Et du côté de l'offre, 113.200 logements ont été mis en vente au cours des 12 mois écoulés, en hausse de 15,4 % par rapport à l'année dernière. Bref, un torrent de bonnes nouvelles qui fait du bien au secteur.

Reprise dans l'ancien

Et il n'y a pas que dans le neuf que le marché immobilier confirme sa reprise. Dans l'ancien aussi, les transactions sont très dynamiques, dépassant leur niveau de 2011. Plus les mois passent, et plus la demande des ménages pour acheter un logement s'accroît. Derniers chiffres en date, ceux du réseau d'agences immobilières Laforêt qui constate que « sur les 12 derniers mois, la demande progresse partout en France, de 10 % sur l'ensemble du territoire ». Une hausse de la demande qui se matérialise par une augmentation des transactions. « Les volumes de ventes sont en augmentation de 14 % sur les 12 derniers mois », note le réseau Laforêt. Plus globalement, la fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) évaluait récemment à 840.000 le nombre de transactions dans l'immobilier existant enregistrées entre juillet 2015 et fin juin 2016. Un niveau bien supérieur à la moyenne de long terme.

Tous les profils d'acquéreurs concernés

Mieux encore, que ce soit dans le neuf ou dans l'existant, tous les profils d'acquéreurs sont concernés par cette reprise. Celle-ci est en effet aussi bien portée par l'investissement locatif que par l'accession à la propriété. Plusieurs raisons à cela : d'abord il faut bien dire que le rebond actuel est principalement alimenté par « l'effet d'aubaine » que représente le niveau très bas des taux d'intérêt nominaux de crédits immobiliers (1,48 % en moyenne en août 2016 contre 1,62 % en juin, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA). Les prêts immobiliers étant quasiment tous accordés à taux fixe, les acquéreurs « ne veulent pas prendre le risque de laisser passer cette opportunité de devenir propriétaires à bon compte », note le réseau Laforêt.

Par ailleurs, les prix ont, eux aussi, diminué entre 2012 et 2015, dans des proportions certes différentes suivant la tension naturelle des différents marchés immobiliers français. Reste que les ménages ont pu retrouver du « pouvoir d'achat immobilier » ces derniers mois, et cela se fait ressentir sur l'évolution du nombre de transactions. Mais la demande se faisant plus pressente, les prix devraient reprendre leur marche en avant d'ici peu. Un cycle haussier se serait même déjà enclenché au dernier trimestre 2015 dans les grandes métropoles.

Mesures du gouvernement

Enfin, il semble que les mesures gouvernementales de soutien à l'immobilier aient aussi porté leurs fruits. Plus précisément, le gouvernement a dans un premier temps fait revenir les investisseurs particuliers sur le marché du neuf grâce au dispositif Pinel, mis en place fin 2014, qui donne la possibilité aux investisseurs de louer à leurs ascendants et à leurs descendants sur des durées modulables (6,9, 12 ans) tout en bénéficiant d'un avantage fiscal. Ensuite, dans un second temps, pour soutenir les achats des ménages primo-accédant, le gouvernement a élargi début 2016 le périmètre du prêt à taux zéro dans l'immobilier neuf, ainsi que dans l'ancien. Et selon l'avis des professionnels du secteur, ce dispositif marche mieux qu'espéré.

 Par exemple, au réseau LaForêt, « les primo-accédants restent surreprésentés, soit 39 % des transactions, profitant pleinement de la baisse des prix des dernières années, de financements très compétitifs et de dispositifs d'incitation (prêt à taux zéro) ». Reste maintenant à savoir si l'année 2017, qui sera marquée par plusieurs échéances électorales au niveau national, verra l'activité de l'immobilier se maintenir à ce niveau.

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Commentaires
a écrit le 01/10/2016 à 14:07 :
Pour prédire les évolutions de l'immobilier, il y a 3 cas de figure.

CAS1: Lorsqu'il y a 5 vendeurs et 100 acheteurs, le prix du marché, c'est celui des 5 acheteurs les plus riches.
CAS2: Lorsqu'il y a 100 vendeurs face à 100 acheteurs, les acheteurs les plus riches prennent les plus "belles" maisons, et les plus pauvres prennent les plus "moches".
CAS3: Lorsqu'il y a 100 vendeurs face à 5 acheteurs, alors il n'y a plus de concept de prix du marché. Seuls les vendeurs les plus désespérés vendent.

L'indice iti donne le nombre d'acheteurs par vendeur (Cherchez sur google "indice de tension immobilier - indice ici ). il est en France de 0,3. Il y a plus de 3 vendeurs par acheteur! On est de plus en plus dans le CAS#3!

De plus, le papyboom, le chomage, les emplois précaires, la fuite des investisseurs, la baisse des loyers, la montée des taxes proprio, la fuite des retraités à l'étranger (Portugal, Thailande, Belgique...), la baisse de la vente de crédits (cherchez "accord de Bâle 3 et 4") la remontée de la courbe de dépendance des français, poussent à anticiper une situation dégradée pour les vendeurs.
Et je ne parle même pas d’une éventuelle augmentation des taux. Century21 annonce qu'une hausse des taux de 1% fera mécaniquement baisser les prix de 15%. Cela fera un grand manque à gagner pour les vendeurs (mais ne changera rien pour les acheteurs qui devront « juste » donner +plus à a la banque et moins au vendeur).

L'immobilier n'est plus un investissment, malgré ce que tentent de faire croire les publi-reportages du lobby immobilier, l'immobilier est devenu l'exact contraire d'un investissement: à fuire au galop.
Réponse de le 05/10/2016 à 13:06 :
et en même temps,
- lorsque la plus grosse banque européenne vacille et que votre banque vous adresse une note limitant sa garantie à100.000 Euros d'économies
- et vu l'ultraprotection dont bénéficient les locataires de mauvaise foi,
on ne peut qu'en déduire une chose :
notre état hyper-endetté veut se servir de la classe moyenne, pour :
- les appater avec du Pinel pour créer du logement
- lorgner sur leurs économies, - comme d'ailleurs recommandé au FMI.
Les très riches, sont suffisamment bien conseillés pour ne pas participer à l'effort commun et les plus pauvres ne possédant rien, ne devront rien !,
a écrit le 29/09/2016 à 12:30 :
Pinel, vous avez dit Pienel. Si l'immobilier fonctionné aussi bien, ce gouvernement n'aurait sûrement pas prolongé le dispositif PINEL qui n'est qu'un attrape nigauds. Si à la sortie du dispositif c'est pour se faire massacrer d'impôts en plus d'avoir vu exploser les taxes sur le fonciers (dernière tentative VALS pour les Régions) Car il faut savoir que les impôts locaux vont devenir la pompe à fric après l'automobile et les carburants.
a écrit le 29/09/2016 à 9:28 :
comme le montre le dernier chapitre, l immobillier est booste par les subventions etatique : Pinel, PTZ. Un marche qui depend uniquement de subvention n est pas sain et risque fort de s ecrouler le jour ou les subvention seront plus la (et ce jour arrivera car l etat crible de dette ne pourra pas indefiniment subventionner le parpaing, surtout vu que c est quand meme pas un investissement d avenir)
a écrit le 28/09/2016 à 21:02 :
enlevez paris, la situation est moins florissante
enlevez le pinel la situation est moins florissante ( les gens ont pris ca pour loger leur progeniture a moindre frais)
enlevez les magouilles de derniere minute, et vous verrez ou ca va retomber
bon, allez, un dernier cout(!!!) de boost avant l'election, le soufflet sera pour le suivant
Réponse de le 29/09/2016 à 16:29 :
Je pense que la volonté de FH a été de redonner un coup de boost 2 ans avant les élections au marché pour que l'on ne dise pas qu'ils l'ont fait dégringoler.Mais si ils sont réélus je pense à une réduction importante à partir de 2018.

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