La fusion Suez-GDF posera des problèmes de concurrence

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Selon la Commission de régulation de l'électricité et du gaz, le rapprochement des deux groupes français posera des problèmes en Belgique en termes de concurrence, et nécessitera de nombreuses cessions des actifs nucléaires d'Electrabel en Belgique.

Le rapprochement entre Suez et GDF est loin de ne faire que des heureux. Alors que les syndicats, l'électricien italien Enel ou encore les autorités italiennes critiquent ce projet (voir ci-contre), ce dernier pourrait aussi poser des problèmes en termes de concurrence, sur le territoire belge. Ainsi, la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg), a indiqué que la fusion nécessitera des cessions afin d'être conforme aux règles de concurrence. "La fusion risque de poser de sérieux problèmes de concurrence en Belgique et nous proposons plusieurs mesures au gouvernement", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Creg, Tom Vanden Borre.

Tandis que le marché belge de l'énergie est principalement contrôlé par SPE, le second producteur d'électricité en Belgique, et le numéro un Electrabel (détenu par Suez), la Creg préconise la cession de 25% des actions que GDF possède dans SPE. En outre, Suez devrait céder Distrigaz, sa filiale chargée du développement du négoce de gaz en Europe. Le groupe présidé par Gérard Mestrallet aura également à se séparer d'une partie des actifs nucléaire de sa filiale belge.

Enfin, Suez et Electrabel devront vendre leurs parts respectives dans Fluxys et Elia, selon le porte-parole de la Creg. "Nous faisons ces deux dernières suggestions pour des raisons de sécurité d'approvisionnement, car si l'Etat français conserve 34 % des parts du nouveau groupe, il pourra prendre des décisions qui affectent l'approvisionnement de la Belgique, ce qui selon le comité de direction de la Creg pourrait poser des problèmes", a commenté Tom Vanden Borre.

Ces remarques interviennent alors que la Belgique n'est pas opposée à la fusion. Le gouvernement belge a même estimé qu'il s'agissait d'une "bonne opération", à condition qu'elle soit assortie de mesures permettant de renforcer la concurrence sur le marché belge de l'énergie. "Le souci d'avoir une réelle concurrence sur le marché belge reste présent. Il faut que l'on passe à une phase de véritable concurrence", avait d'ailleurs expliqué le ministre belge des Finances, Didier Reynders, jeudi soir.

En Bourse, le titre Suez gagne 0,98% à la clôture, à 34,17 euros, en milieu d'après-midi. GDF recule légèrement de 0,38 % à 29,06 euros.

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