Fiat confirme son redressement dans ses résultats

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Au troisième trimestre, le résultat net de Fiat plonge de 76%. Mais hors éléments exceptionnels, il passe d'une perte de 209 millions d'euros à un profit de 195 millions. Son résultat courant bondit de 84% à 427 millions.

Depuis quelques mois, le groupe automobile italien Fiat est sorti de l'ornière et accélère son redressement. Ses ventes, en premier lieu en Italie et dans l'ensemble de l'Europe, repartent de l'avant, portées par le succès de sa nouvelle Grande Punto aux lignes séduisantes. Ce jeudi, Fiat dévoile des résultats du troisième trimestre qui témoignent de ce redémarrage.

En effet, si le profit net du troisième trimestre recule de 76%, de 818 à 195 millions d'euros, c'est en raison d'un profit exceptionnel il y a un an né des indemnités de rupture de l'union avec General Motors et des cessions de participation dans la holding de contrôle du groupe énergétique Edison (repris depuis par le français EDF associé à des partenaires transalpins). A données comparables, Fiat passe sur ces trois mois d'une perte de 209 millions hors éléments exceptionnels à un gain de près de 200 millions. Le résultat courant montre également ce redressement avec une progression de 84% à 427 millions d'euros.

Le chiffre d'affaires a crû sur la période de 11,4% à 11,8 milliards d'euros. Fiat Auto a livré sur ce troisième trimestre 460.000 véhicules. Outre l'Europe, Fiat s'est particulièrement bien comporté au Brésil, un de ses grands marchés internationaux.

Derrière ce coup de turbo du groupe turinois, on trouve la patte d'un homme, Sergio Marchionne, 54 ans, qui mène de front la réduction des coûts et des structures chez Fiat qu'il vient de sortir du rouge et le développement du groupe (qui compte aussi d'autres marques comme Alfa-Romeo ou Lancia, en cours de relance, ou encore Ferrari dont le français Jean Todt va prendre les rênes comme administrateur délégué après avoir dirigé son écurie de Formule Un).

Fiat compte aujourd'hui lancer une concurrente à la Dacia Logan de Renault, c'est-à-dire une voiture à bas prix, baptisée Linea, destinée à l'origine aux pays en développement - mais susceptible aussi de plaire en Occident - et qui sera produite d'abord en Turquie mais pourrait l'être ensuite en Chine, en Inde et au Brésil. Elle sera toutefois un peu plus chère que la Logan, initialement annoncée comme la voiture à 5.000 euros (mais vendue par exemple en France à partir de 7.500 euros).

Le titre Fiat, qui se négocie actuellement à ses plus hauts niveaux depuis quatre ans et demi et en hausse de 80% depuis le début de l'année, recule jeudi en fin d'après-midi de 3,35% à 13,58 euros, sans doute du fait de prises de bénéfices.

Nouveau logo et nouvelle Bravo
Fiat a dévoilé ce jeudi son nouveau logo, inspiré de celui arboré par les voitures de la marque entre 1931 et 1968. "La forme en écusson et la couleur rouge rappellent immédiatement la Fiat 524 de 1931, première voiture ayant arboré un emblème rectangulaire qui s'intégrait parfaitement dans une calandre en forme d'écusson avec des éléments verticaux, dont les lignes inédites", précise le groupe italien. Ce logo sera placé pour la première fois sur la nouvelle Fiat Bravo, la remplaçante de la Stilo -sur le segment C dont une voiture de taillemoyenne- qui sera présentée début 2007 à la presse et commercialisée dans les semaines suivantes dans toute l'Europe.

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