L'hiver trouble du tourisme franco-russe

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Saint-Pétersbourg et Moscou (ici, la Place Rouge avec vue sur le Musée historique) concentrent toujours la majorité des regards (près de 90% des séjours), mais de plus en plus de touristes français partent à la découverte de l'immense territoire russe.
Saint-Pétersbourg et Moscou (ici, la Place Rouge avec vue sur le Musée historique) concentrent toujours la majorité des regards (près de 90% des séjours), mais de plus en plus de touristes français partent à la découverte de l'immense territoire russe. (Crédits : amoklv)
Après les soubresauts de la crise politique en Ukraine, la récente dégringolade du rouble risque bien d'avoir des conséquences sur les relations touristiques entre la France et la Russie. Car si les voyageurs russes se sont faits moins nombreux cet hiver dans les stations alpines, c'est le moment idéal pour aller découvrir les multiples richesses de la Russie, et ce, à moindre coût !

Chaque année, entre 70.000 et 90.000 ressortissants russes descendent les pistes des massifs français. A Courchevel, par exemple, cette clientèle représentait l'an dernier près de 10% des réservations de chambres d'hôtels sur l'ensemble de la saison. Avec la crise monétaire qui touche la Russie, les experts du secteur estiment la baisse de la fréquentation en France à 15% pour la fin d'année 2014.

Situation encore plus délicate observée pour les destinations « soleil » prisées par les Russes : à Dubaï, chute de 50% des arrivées par rapport à janvier 2014, ou de 30% en Thaïlande sur la fin d'année...

Mais les Russes aisés n'ont pas pour autant renoncé à voyager. Nombre d'entre eux se sont tournés vers Sotchi lors du Nouvel An orthodoxe et ses dix jours fériés en début d'année. La possibilité de s'y rendre en moins de deux heures de vol depuis Moscou joue aussi en faveur de la ville hôte des Jeux Olympiques de 2014.

Après un millésime 2014 difficile, une année 2015 porteuse d'espoirs

Suite à l'annexion de la Crimée, aux évènements dramatiques qui ont secoué l'Ukraine et aux sanctions européennes vis-à-vis de la Russie, la plupart des voyagistes ont connu en 2014 des annulations en cascade sur les départs vers la Russie.

Le recul des touristes venant d'Europe a été officiellement de l'ordre de 20%, alors qu'il n'y a pas de risque particulier à voyager en Russie.

2015 s'annonce sous de bien meilleurs auspices : la faiblesse du rouble, qui a perdu 40% face à l'Euro, rend aujourd'hui la Russie très bon marché pour les touristes européens. Une aubaine pour les Français, qui apprécient particulièrement les séjours culturels autour de la musique ou des grands écrivains russes.

Le goût de l'aventure, sur les pas de Michel Strogoff

Si Moscou et Saint-Pétersbourg concentrent toujours la majorité des regards (près de 90% des séjours), les touristes français découvrent aussi les atouts naturels de l'immense territoire russe.

Désormais, ils s'aventurent plus à l'est sur les pas de Michel Strogoff grâce au mythique Transsibérien, vers Irkoutsk ou le lac Baïkal, voire même au lointain et méconnu Kamtchatka.

Enfin, comme en économie ou en géopolitique, la Russie se tourne vers l'Asie et les pays émergents. Sur la même année 2014, les visiteurs en provenance de Chine, du Brésil, d'Inde ou de Corée du Sud ont fortement augmenté. Cette tendance devrait se poursuivre avec encore plus de vigueur en 2015.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2015 à 10:50 :
armement, agriculture et maintenant tourisme...encore un secteur phare de notre économie que l'on sacrifie sur l'autel de notre à-plat-ventrisme atlantiste...
a écrit le 27/01/2015 à 14:58 :
Je rentre de Thaïlande; beaucoup moins de Russe sur la côte; la région de Pattaya estimait dans la presse local un recul de 70 % des arrivées par rapport à l'hiver 2013/2014 !
a écrit le 26/01/2015 à 17:30 :
Tout à fait d'accord avec cet article qui ne mentionne toutefois pas la Grèce qui est (était) une destination phare des Russes...quand on sait le poids que le tourisme représente dans l'économie grecque :-)

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