Les Bourses européennes en chute libre à la mi-journée, déprimées par l'Espagne

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L'Espagne faisait chuter les principales places européennes lundi. Le pays a annoncé une récession plus intense entre avril et juin qu'au premier trimestre. Ses taux de financement ont atteint un nouveau plus haut depuis la création de l'euro. Vers 12h, Paris dévissait de 2,14%, Francfort de 1,74%, Londres de 1,68%. Milan plongeait de plus de 5% et Madrid de 5,4%. Athènes de son côté dégringolait de 6%. Le spectre d'un plan de sauvetage européen à grande échelle plane au dessus de Madrid contribuant à alimenter les inquiétudes des investisseurs.

L'Europe se retrouve une fois du plus au pied du mur. Les Bourses européennes décrochaient fortement lundi en fin de matinée, à l'instar de l'euro, à mesure que les taux d'emprunts de l'Espagne poursuivaient leur envol au-delà de 7%, faisant craindre un plan de sauvetage global de la quatrième économie de la zone.

Vers 12h, Paris dévissait de 2,14%, Francfort de 1,74%, Londres de 1,68%. Milan plongeait de plus de 5% et Madrid de 5,4%. Athènes de son côté dégringolait de 6%.
En Asie, les places financières se sont largement repliées: Hong Kong finissant sur une chute de 2,99%, Shanghai de 1,26% et Tokyo de 1,86%.

L'euro en chute

Sur le marché des changes, les inquiétudes concernant la zone euro ont entraîné une chute de la monnaie unique, et une flambée du yen, considérée comme une valeur refuge dans ce contexte de regain de tension. Face au dollar, la devise européenne est descendue jusqu'à 1,2090 dollar dans la matinée, son plus faible niveau en deux ans. Elle s'est ensuite ressaisie et valait 1,2105 dollar en fin de matinée.

L'euro est passé sous les 95 yens pour la première fois depuis novembre 2000, atteignant un plus bas de 94,32 yens vers 9h45, avant de se reprendre et de coter autour 94,50 vers 11h30. Le ministre japonais des Finances, Jun Azumi, a répété lundi qu'il agirait "de façon décisive pour contrer tout mouvement spéculatif excessif", laissant entrevoir la possibilité d'une intervention sur le marché des changes pour enrayer la flambée du yen qui pénalise lourdement les exportations du pays.

Les taux d'intérêt au plus haut depuis 1999

La situation de l'Espagne est au coeur des préoccupations des investisseurs qui craignent que la quatrième économie de la zone euro soit dans l'obligation de demander une aide financière globale et non plus seulement pour ses banques. "Les spéculations progressent sur un plan de soutien à grande échelle", résument les économistes de Crédit Agricole CIB.

Vers 12h00, les taux d'intérêts à 10 ans de Madrid atteignaient 7,44% après avoir touché un peu plus tôt 7,5% (contre 7,226% vendredi en clôture), signant un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro en 1999. Ces taux sont jugés insoutenables sur la durée pour l'Espagne. Loin d'être rassurés par l'approbation vendredi des modalités du plan de secours aux banques espagnoles allant jusqu'à 100 milliards d'euros par la zone euro, les investisseurs se sont surtout inquiétés de la demande d'aide le même jour de la région de Valence, une des plus importantes du pays. Cette demande est intervenue alors que le gouvernement espagnol a revu à la hausse vendredi le taux de chômage en 2012, à 24,6%, et prévu une poursuite de la récession en 2013.

Récéssion de -0,4% au deuxième trimestre

A ce sombre tableau, est venue s'ajouter lundi l'annonce d'une aggravation du recul du Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre (-0,4%), selon des estimations de la Banque d'Espagne.
Dans le sillage des rendements espagnols, l'Italie a également vu ses taux d'intérêts à long terme progresser nettement au-delà du dangereux seuil de 6%.

La troïka en grèce

Autre sujet d'inquiétude pour les investisseur: la Grèce, où cette semaine le gouvernement rencontre la délégation des trois institutions créancières du pays, UE, BCE et FMI pour tenter de trouver un accord sur les réformes et économies nécessaires au maintien de leur perfusion. Selon les analystes, le seul espoir à court terme réside dans une intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Cela "reste une possibilité dans les semaines à venir si la situation se détériore encore", estiment les stratégistes chez BNP Paribas.

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a écrit le 23/07/2012 à 18:49 :
Retirons les banques et autres sociétés financieres du CAC 40 et creons un CAC 22 que avec des vrais groupes industriels et non pas avec ces flambeurs que sont les banques !!!
A chaque fois que le CAC et autres indices se cassent la figurent c'est lié aux organismes financiers....qu'on les foute dehors et qu'ils organisent leur propre indice boursier... oui l'espagne va mal mais à cause de qui ??? Oui la grèce est au bord de l'axphixie mais encore une fois qui sont les creanciers qui pomblent avec des taux à 7, 8 voir 10% !!!!
Ce genre de titre "L'Espagne faisait chuter les principales places européennes " ne devrait pas exister car je pense que l'Espagne, le portugal ou bien encore l'Italie font ce qu'il faut pour s'en sortir et leur population souffre énormément....
Réponse de le 24/07/2012 à 11:49 :
entierement d'accord à 1000%.... c'est très juste
a écrit le 23/07/2012 à 16:13 :
L'euro est irréversible voilà où l'on en est. Il n'y a même plus à commenter leurs décisions il faut les arrêter physiquement et les mettre en prison. D'ici décembre le CAC sera en dessous des 2500 et ils diront, faut baisser le coût du travail vendre le pays aux chinois comme en Grèce. Merci à l'UMPS d'avoir mis l'union européenne en lambeaux.
a écrit le 23/07/2012 à 15:45 :
Malheureusement sa sera la fin économique plusieurs personnes l'avait prédit
mais personnes n'a fait les bonnes choses pour faire des points de résistances a ses chute.

tout se passera comment en 1928 dans pas longtemps (plus d'argent dans les caisses, ni dans les distributeur automatique)........

a écrit le 23/07/2012 à 14:42 :
Ils se foutent tous de notre gueule ses économistes , financiers et gérants de grosses entreprises . 0+1=1 et 1-1=0 je ne suis pas sorti de la Sorbonne . Revenez tous à l'école primaire où vous voulez que le citoyen travailleur par sa sueur et honnête sorte tous dans la rue pour vous faire une leçon de soustraction . La vous serez gagnant à la sortie comme d'habitude !
a écrit le 23/07/2012 à 14:27 :
Où est la surprise ?....
On saigne les populations en diminuant traitement des fonctionnaires et salaires du privé, en les licenciant, en baissant les indemnités chômage, en augmentant les impôts, en baissant les prestations sociales et on s'étonne qu'ils ne consomment plus pour faire tourner la machine.
Je ne suis pas économiste, je n'ai pas de solution si ce n'est de faire payer ceux qui profitent de la situation, mais je suis persuadé que la solution qui est appliquée à l'heure actuelle en Grèce et en Espagne n'est pas la bonne.
Ceux qui n'ont plus rien ne peuvent plus consommer.
Ceux qui ont encore un emploi se méfient et consomment moins.
Réponse de le 23/07/2012 à 20:57 :
Trouvez vous normal qu'en cas de crise grave, comme de nos jours, les fonctionnaires n'aient à fournir aucun effort particulier, alors qu'ils ont la sécurité de l'emploi ?
a écrit le 23/07/2012 à 14:17 :
c'est marrant ces news, c'est bizarre que personne trouve complètement délirant et choquant que les pays soient coté en bourse lol!! Tous les pays dégringolent toujours, tout le monde a des dettes de fou, et à aucun moment ils se disent que ce système c'est de la merde ^^ c'est rigolo, vivement que ça parte vraiment en vrille ^^
Réponse de le 23/07/2012 à 14:42 :
Les pays ne sont pas cotes en bourse...Ici (et en regle generale), on parle de l'indice actions de ce pays. Par exemple pour la france ce sera le CAC40 qui regroupe la capitalisation des 40 plus grosses societes FR.
Ensuite, tout le monde n'a pas des dettes de fou, certains pays ont meme des excedents mais pour les francais et les autres assistes europeens, le concep de ne pas depenser tout ce que l'on gagne est bien loin!
a écrit le 23/07/2012 à 13:48 :
On commence à se lasser de ces nouvelles répétitives...
Réponse de le 23/07/2012 à 14:15 :
c 'est vrai mais ca permet aussi de mieux nousprepareraux futures hausses d impots

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