Royaume-Uni : la preuve qu'on peut concilier austérité et croissance

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Marc Fiorentino (c) Reuters
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L'Angleterre sort de la crise. Avec des perspectives de vraie croissance, pas avec la croissance médiocre dont on se satisfait ici de 0.3%. L'Angleterre a défendu depuis trois ans la thèse que la rigueur et la croissance étaient compatibles, thèse attaquée en France par les grands penseurs économiques et par le gouvernement. Comme l'Allemagne avant elle, l'Angleterre gagne son pari.

ON PEUT CONCILIER AUSTÉRITÉ ET CROISSANCE
L'Angleterre sort de la crise. Avec des perspectives de vraie croissance, pas avec une croissance médiocre dont on se satisfait ici de 0.3%. L'Angleterre a défendu depuis trois ans la thèse que la rigueur et la croissance étaient compatibles, thèse attaquée en France par les grands penseurs économiques et par le gouvernement. Comme l'Allemagne avant elle, l'Angleterre gagne son pari.

L'ÉCONOMIE ANGLAISE IS TURNING THE CORNER
C'est la phrase qu'a prononcée hier George Osborne, le ministre des Finances.
Rappelez vous le débat qui agitait tous les grands esprits il y a encore quelques mois. On nous expliquait qu'il fallait choisir entre austérité et croissance. Que l'austérité tuait la croissance et qu'il valait mieux ne faire aucun effort de rigueur pour permettre à la croissance de repartir. L'Angleterre, comme l'Allemagne avant elle, a choisi l'austérité et elle va avoir la croissance. Et pas une croissance ridicule comme les 0.3% avec lesquels nous nous pavanons en France depuis quelques jours.

PATHÉTIQUE
La Russie a proposé hier de mettre les armes chimiques syriennes sous contrôle international. La Syrie a promis, juré craché, qu'elle ne les utiliserait plus. Et cela semblerait satisfaire Obama qui cherche une excuse pour ne pas y aller. Le massacre peut donc continuer, de part et d'autre, et on va pouvoir tous reprendre nos occupations quotidiennes.

HAUSSE DES INDICES BOURSIERS
La "bonne" nouvelle sur la Syrie a réjoui les investisseurs. No comment.

LE MODÈLE DE BANQUE DE DEMAIN
Le patron du Crédit Suisse, un des rares patrons de banques à être resté en place malgré la crise, a proposé un nouvel objectif pour les banques. Gagner moins d'argent quand tout va bien, 10 à 15% de return on equity au lieu des objectifs à 20/30%...

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Commentaires
a écrit le 10/09/2013 à 14:18 :
Comparer l'Allemagne et le Royaume-Uni (que vous appelez l'Angleterre), est ridicule. Le Royaume-Uni a soutenu sa croissance en période d'austérité en faisant tourner la planche à billets, ce que précisément l'Allemagne refuse catégoriquement.
Réponse de le 10/09/2013 à 15:42 :
Fiorentino ne fait que souligner que le pari britannique est réussi, comme le pari allemand l'a été. Il ne compare pas les systèmes ni les solutions.

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